Bienveillance

Bienveillance : ce mot a parfois mauvaise presse 
quand il évoque
« tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »…
Comme si la bienveillance devait nous faire
tout accepter et tout pardonner…
Comme si comprendre nous conduisait nécessairement
à accepter l’inacceptable et à nous taire…
Comme si la bienveillance consistait
à excuser les déviances jusqu’à accepter d’être victime…

La bienveillance est une « veillance »,
c’est-à-dire une veille attentive, une vigilance…
Une vigilance au bien…

Dans notre part sauvage,
nous répondons à l’agression par l’agression ou par la violence,
au mal subi par le mal agi, à la blessure par la vengeance,
à la misère par le terrorisme…
Nous en connaissons les dégâts
et nous savons que cela ne fait qu’aggraver les choses…

Dans notre part bienveillante,
nous allons choisir d’établir un autre rapport de force :
une vigilance et un engagement à ne répondre au mal que par le bien…
à répondre à l’injustice par une combat pour la justice…
à répondre à la violence par la solidarité et la réaffirmation de la loi…
à répondre au reproche non pas d’autre reproches,
mais par l’affirmation de mes choix et de mes limites…

La bienveillance est un rapport de force
basé sur le respect de soi et de l’autre,
sur le consentement à la différence et au désaccord,
sur l’investissement parfois onéreux
pour négocier et prendre en compte les intérêts de chacun.
sur une vigilance à ne pas identifier l’autre à son erreur ou à ce qui nous énerve,
mais à chercher derrière l’erreur ses ressources, ses capacités et sa richesse…

La bienveillance est un choix exigeant !
Je sais que je peux être malveillant, et c’est pour cela que je choisis la bienveillance.
Je refuse de répondre à la malveillance de l’autre par ma propre malveillance.
Je refuse explicitement toute compromission avec les actes destructeurs,
mais je choisis de porter sur la personne qui pose ces actes
un regard bienveillant qui croit en un changement possible et en ses ressources,
Seul un regard bienveillant qui distingue la personne de ses actes
est capable de désarmer…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
février 2018
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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