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Des LAMENTATIONS au DÉSIR

Tu viens de m’écrire :
« Aujourd’hui je n’ai plus de force, de courage.
Je me retrouve à tout devoir recommencer et je n’en peux plus. 

 J’ai lu qu’on est responsable de ce qui nous arrive,
mais pourrais je un jour avoir une vie stable et heureuse ? » 

 

Tu arriveras à avoir une vie stable et heureuse
quand tu transformeras tes larmes, tes regrets et tes lamentations
en désir, en envie, en recherche active de ce qui te manque.

Comment faire ? Quand tu pleures,
accueille tes larmes et prends soin de toi, mais pas n’importe comment !

Tu ne prends pas soin de toi
quand tes larmes donnent naissance à des récriminations,
à de la rancœur, à des accusations sur l’autre ou sur toi !
En te lamentant, tu ne fais que jeter de l’huile sur le feu ou mettre de l’acide sur ta plaie…

Tu prends soin de toi
quand tu interroges tes larmes, ta tristesse ou ta colère et quand tu leur demandes :
« Qu’est-ce qui me manque vraiment ? De quoi j’ai envie ?
Qu’est-ce qui serait bon pour moi ? »

Prendre soin de toi quand tu es triste ou en colère
de la même manière que tu prends soin de tes amis quand tu les invites.
Tu te dis : « Qu’est-ce que je vais leur faire à manger ? Qu’est-ce qu’ils aiment ?
Qu’est-ce que je sais bien faire et que j’ai envie de leur faire goûter ? »

D’abord tu cherches ce qu’ils aiment, et tu exprimes tes envies et tes désirs…
Ensuite tu vas chercher les ingrédients nécessaires…
Puis tu les cuisines pour donner vie à ce que tu as désiré…

Toi aussi, quand tu pleures,
demande-toi ce que tu aimerais avoir, ce que tu aimerais être, ce que tu aimerais vivre.

Ensuite, vas chercher en toi et dans le monde les ingrédients de ton bonheur
pour les cuisiner à ta manière… et pouvoir goûter la vie !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
26 janvier 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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Ose être toi-même

Chantal disait l’autre jour :
«  J’ai voulu correspondre à ce que les autres attendaient de moi.
Et je me suis effacée, et je me suis perdue… »

La tristesse l’accompagnait, et la lumière s’était éteinte…
Tout était gris dans sa vie !

 

Tu es un visage unique dans le grand puzzle des humains…
Tu es une pièce unique dans le grand vitrail de l’humanité.
Chaque pièce a sa forme et sa couleur, chacune est unique…
A vouloir être comme tout le monde,
tu chercherais à rendre le vitrail symétrique et monocolore,
alors que la beauté du monde est dans sa diversité chatoyante…
Laisse ta lumière intérieure traverser toutes les fibres de ton être !
Ose être toi-même, pour enrichir le monde de ce que toi seul reflète…

Oser être soi-même… mais comment faire ?
D’abord m’accueillir, tel que je suis
sans rêver d’être autre…
M’accueillir avec tout ce qui résonne en moi…
M’accueillir et m’accepter tel quel…

Mais comment faire pour m’accueillir et m’accepter ?
D’abord, lâche la tête et toutes ses injonctions : « je devrais… il faudrait… »
Lâche la tête et tous ses jugements, sur toi et sur les autres,
et toutes les comparaisons toujours incongrues quand on est unique…

Ecoute tes ressentis, tes émotions, tes rêves, tes envies…
Eux seuls parlent de toi, du vrai toi…
Ne cherche pas trop vite quoi en faire ou comment faire…
D’abord écoute-les comme on écoute un concert polyphonique…
Regarde-les comme on contemple un tableau ou un paysage…
Et puis déguste-les comme on goûte un bon gâteau ou un vin précieux…
Si tu es habité de ces ressentis et de ces rêves, c’est que tu es capable d’en vivre !

Dans ce que tu vas accueillir,
peut-être y a-t-il aussi des blessures, des amertumes, des aigreurs,
et même une part de toi que tu exècres…

Alors que faire de tout cela que je n’aime pas en moi ?
Accueille tout cela aussi depuis le bord du rivage, sans y plonger ni t’y noyer !
Sans jugements ni lamentations, ni résolutions volontaristes.

Ces amertumes et ces aigreurs sont souvent l’inverse de ce que tu désires…
Cherche derrière ce que tu exècres les pépites enfouies ou emprisonnées
Cherche derrière les blessures des parts précieuses de toi,
atteintes par des événements de ton histoire,
à désinfecter et cicatriser.
Prends soin de toi :
désinfecte en mettant des mots sur tes maux, sans jugement,
simplement en exprimant ce que tu ressens, jusqu’à cicatriser.

Et puis ose vivre ce que tu es,
avec tes richesses et tes limites,
avec tes ressources et tes manques…
Il y aura toujours des gens pour te juger ou te freiner.
Mais en prenant soin de toi, et en développant la confiance en toi,
tu découvriras qu’il n’est pas nécessaire de te battre contre eux,
mais seulement d’être toi, sans chercher à les convaincre ni à leur plaire.
Tu découvriras même que ce qu’ils disent
ne parle que d’eux et ne t’atteint plus.

Plus tu seras toi-même, plus tu découvriras émerveillé
des regards attentifs, des cœurs aimants,
des relations saines où chacun pourra mêler sa lumière à la lumière de l’autre…

Car il n’est possible à personne
de créer des relations saines et constructives
sans commencer par être soi-même…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
20 janvier 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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CONFÉRENCES Grand Public

Quelques sujets possibles parmi d’autres :

→ Stop aux reproches et aux jugements ! Mais sans se taire !

→ S’affirmer sans peur et sans agressivité

→ Sortir de la dépendance pour devenir soi

→ Au cœur de soi: va chercher ta pépite !

→ Traiter les conflits : transformer les oppositions en opportunités

→ Accueillir et canaliser les émotions, et s’en servir pour agir.

→ La bienveillance n’est pas pour les doux rêveurs

→ Faut-il se taire pour ne pas blesser l’autre ?

→ Personne n’a jamais raison ni tort… ou comment traiter les désaccords ?

→ Sortir de la soumission… Penser par soi-même… Devenir acteur…

→ Derrière tes peurs, il y a un trésor !

Ouvert à tout public. Durée : 2h,
incluant participation interactive, conférence, débat et discussion

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Nous pouvons venir chez vous pour cette conférence.
CONTACTEZ-NOUS !

COMPÉTENCES RELATIONNELLES

Les ateliers « COMPÉTENCES RELATIONNELLES »

Il s’agit bien de formations professionnelles ou individuelles qui permettent apprentissages et optimisation de nos postures personnelles et relationnelles.

Il s’agit bien d’ateliers qui permettent d’expérimenter par la pratique et de changer nos manières de faire !

Ces propositions sont à la fois indépendantes les unes des autres et complémentaires
Chaque atelier peut durer minimum 3h ou être développé sur 2 jours
pour des petits groupes ne dépassant pas 12 personnes pour garantir l’interactivité.

Pour les organiser dans votre secteur professionnel ou géographique,
contactez-nous !

Comment faire pour…
ÊTRE SOI-MÊME ?
  • identifier mes ressources personnelles, mes compétences, mes capacités
  • nommer mes freins et mes échecs et m’en servir pour changer et progresser
  • accueillir et canalise mes émotions et satisfaire mes besoins vitaux
Comment faire pour…
QUITTER DÉPENDANCE ET SOUMISSION ?
  • identifier les causes de ma dépendance et de mon attitude soumise
  • identifier les personnes et les contextes où je me sens libre
  • chercher mes ressources et développer la confiance en moi pour guider mes choix de liberté
Comment faire pour…
OSER PARLER, APPRENDRE A DIRE ?
  • passer de « la peur de blesser » à « une communication affirmée et bienveillante »
  • parler de moi (mes ressentis, besoins et demandes) et non de l’autre (reproches, jugements…)
  • sortir de la peur de « qu’est-ce que l’autre va penser si je dis ça ? »
Comment faire pour…
ÊTRE BIENVEILLANT QUAND ON N’EST PAS D’ACCORD ?
  • passer de « convaincre à tout prix » à « accueillir et valoriser les divers points de vue »
  • Prendre en compte la diversité des points de vue
  • Sortir du « J’ai raison, tu as tort », passer à « ce que je vois » ET « qu’est-ce que tu vois ? »
Comment faire pour…
RENONCER AUX REPROCHES ET AUX JUGEMENT SANS SE TAIRE ?
  • sortir des jugements ou de la peur d’être jugé et oser dire sans agressivité
  • Transformer les paroles-poisons en paroles-relations
  • Passer du « tu qui tue » au « Je qui affirme »
Comment faire pour…
ÉCOUTER ET ACCUEILLIR L’AUTRE TOUT EN RESTANT SOI-MÊME ?
  • passer des « interprétations centrées sur nous » à « l’empathie centrée sur l’autre »
  • Ecouter – accueillir avec empathie « le cœur de l’autre » :
    ce qu’il ressent, ce dont il a besoin
  • Accompagner l’autre dans sa recherche de solutions plutôt que donner nos solutions
Comment faire pour…
DÉSAMORCER L’AGRESSIVITÉ ET S’EN PROTÉGER ?
  • passer  « de l’attaque ou fuite » à « la protection et au traitement » des conduites agressives
  • rééduquer ma spontanéité quand je réponds à une parole agressive
  • refuser le jugement et chercher à comprendre ce qui l’a déclenché 
Etc.

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« AU CŒUR DE SOI »


L’atelier « AU CŒUR DE SOI »

 

10 séances de 2h sur 3 ou 4 mois, ou 2 journées consécutives
à organiser dans votre secteur pour un groupe de 8 à 10 personnes.
Contactez-nous ! 

Cet atelier a pour objectif de permettre à chacun d’aller « au cœur de soi »,
pour oser être soi-même dans sa vie quotidienne et dans ses relations.
Il permet d’intégrer et d’expérimenter dans sa vie quotidienne les apports
du livre de Marc THOMAS et Patricia LEBON : « Au cœur de soi »
Il ne s’agit pas d’un enseignement à écouter, mais d’entrer dans une démarche :
chacun se met à l’écoute de lui-même et à l’écoute des autres.
Des exercices pratiques permettent :

  • l’accueil de soi et des autres dans la bienveillance,
  • le développement de la confiance en soi
  • la construction de relations sereines et constructives.

 Cet atelier est ouvert à toutes et tous, quelles que soient les convictions et les croyances de chacun, dans la sincérité, l’ouverture, le respect et la confidentialité.

TÉLÉCHARGEZ LA PRÉSENTATION de cet atelier

Voir aussi…

 

→  UNE SOIRÉE ECHANGE ET CONFÉRENCE  : Oser être soi pour apaiser les relations

  • Découvrir les ressources que je porte en moi
  • Ecouter une conférence de Marc THOMAS sur le thème de la soirée
    à l’occasion de la sortie du livre « Au cœur de soi »
  • Envisager un atelier pour aller « au cœur de soi » et apaiser les relations

à organiser dans votre secteur, à votre demande
Soirée ouverte à tous, quelles que soient nos convictions et religions.

Paroles semées en nous…

Des mots qui ne sont
ni des vérités ni des explications
Des paroles jaillies dans l’écoute cœur à cœur
de personnes en quête ou en souffrance…
Des paroles comme des semences à féconder
dans nos vies et dans nos cœurs…

Des mots qui ne prennent sens
qu’en entrant en résonance avec ce que tu es… 
Ne retiens pas tous ces mots…
Ne retiens que ceux qui résonnent en toi…

Et quand ces mots résonnent, ne retiens pas la phrase,
mais écoute ta résonance et ses harmoniques…
Dans cette résonance unique de ton être,
les mots deviennent Parole vivifiante…
Comme une source qui irrigue…


La douleur ne parle pas seulement de ta souffrance ni de la relation toxique ;
la douleur parle aussi de ce qui est beau en toi et qui est blessé…
Concentre-toi sur cette beauté qui t’habite :
tu trouveras les moyens de désinfecter et cicatriser tes plaies….


Ton ego réclame de comprendre… Un temps viendra où tu seras suffisamment à distance pour analyser et comprendre le passé. Aujourd’hui tu es trop « dedans » pour comprendre. Et la compréhension t’emmène souvent vers le jugement de toi-même, ce qui continue de te polluer et t’intoxiquer… Un seul chemin peut te permettre de sortir du mal-être : écoute tes émotions, déchiffre leurs messages, jusqu’à entendre résonner ton vrai besoin au fond de toi….


Tu envies parfois ceux qui apparaissent sûrs d’eux et qui ne doutent jamais…
Parce que toi qui doutes souvent, tu penses ne pas avoir confiance en toi. Eux sont tellement sûrs d’eux qu’ils pensent toujours avoir raison, parfois envers et contre tous…
Je fais l’hypothèse qu’ils ne sont pas sûrs d’eux,
mais qu’au contrainte ils ont peur d’un avis différent qui viendrait les fragiliser…
Alors que toi qui doutes, tu t’interroges, tu écoutes, tu cherches,
tu accueilles
des points de vue différents…
Et petit à petit,
dans cette ouverture sans certitude, mais aussi sans peur,
tu cherches la vérité…
La vérité ne se possède pas, elle se cherche…
Et la foi n’existerait pas sans le doute…


Quand on creuse en soi pour trouver sa pépite,
on remue toujours de la boue avant d’arriver au cœur !


Accueille ta tristesse avec tendresse,
accueille là comme tu accueilles ton enfant quand il est triste,
accueille ta tristesse à toi et console là avec ton désir de devenir toi-même…


Les trous d’air et les turbulences font partie du voyage :
elles n’empêchent pas l’avion d’arriver à bon port !


Ce que tu portes en toi, si tu ne le partages pas, ça te brûle !


L’important n’est pas que des personnes te manquent de respect,
L’important c’est que tu dises non à tous ceux qui te manquent de respect,
et que tu trouves ta source :
elle te dynamisera et te protégera de tous ceux qui veulent t’utiliser à leur seul profit…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
30 août 2018 – Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

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Sortir de la DÉPENDANCE


Tu n’es plus dépendant

quand, en présence de l’autre,
tu restes en connexion avec toi même et ton être intérieur.
Et quand il t’est possible de dire oui ou non…

 

DISTINGUER

Tu vas te « dé-lier » de ta dépendance en distinguant
d’une part ce que l’autre fait et dit (constructif ou inacceptable)
et d’autre part CE QUE CA TE FAIT : les émotions et réactions que ça déclenche en toi.
Ce que l’autre dit ou fait ne parle que de lui.
Ce que ça te fait ne parle que de toi.
La dépendance commence dans la confusion entre les deux,
par exemple quand tu accuses l’autre : « tu m’as blessé… »
alors que tu pourrais lui dire : « quand tu as fait ça (c’est lui), j’ai été blessé (c’est moi) ! »

Par exemple, si tu es en colère contre l’autre,
tu te trompes en disant que ta colère est de sa faute.
Car ce qu’il a dit (inacceptable peut-être) n’est que le déclencheur.

Un autre à ta place s’en serait moqué, un autre serait parti,
toi tu es en colère : ta colère parle de toi, de ce qui est inacceptable pour toi,
et aussi du fait que tu n’as pas su te protéger devant l’autre…

Sans protection, tu as pris de plein fouet ce qu’il t’a dit.
Alors tu l’accuses d’être le coupable…
Tu ressasses en boucles ce qu’il t’a fait…
Tu veux lui faire comprendre et tu dis qu’il est fermé…
Ce faisant, tu te heurtes à une porte close que tu voudrais absolument ouvrir,
et tu te fais d’abord du mal à toi même,
comme si tu versais de l’acide sur ta propre plaie.

Mais si t’écoutes toi,
si tu nommes tes émotions et ce que ça te fait,
en ne parlant que de toi et pas de lui,
tu désinfectes ta plaie et ce qui a été blessé en toi.

C’est comme en randonnée quand tu te blesses contre un rocher…
Il ne sert à rien de t’énerver contre le rocher et d’aller lui taper dessus.
Tu vas au contraire nettoyer ta plaie, la désinfecter, mettre un pansement…
et c’est en prenant soin de ta blessure et non du rocher que tu vas cicatriser ta blessure…

Pour n’être plus dépendant, t’entraîner à distinguer :
ce que dit l’autre ne parle que de lui…
ta réaction ne parle que de toi…
Si tu ne supportes pas, retire-toi en disant non,
prends soin de toi plutôt que de régler tes comptes avec lui…
Et puis écoute ce qui t’a fait mal :
ça parle de quelque chose de sensible en toi, à traiter avec délicatesse…
Apprends ainsi progressivement à te protéger
et tu ne prendras plus de plein fouet la violence de l’autre…

CHERCHER EN TOI

Parfois, dans les relations amoureuses ou très proches,
quand vient la disparition de l’être cher,
nous pensons que nous ne serons plus jamais heureux sans lui…
Ce ressenti est particulièrement difficile à vivre en période de deuil,
mais aussi dans les ruptures,
quand nous nous rendons compte que nous vivions dans la dépendance affective…Comme si mon bonheur dépendait de l’autre disparu…
Son absence t’a plongé dans le manque et tu en as fait une dépendance…

Tu as été heureux avec elle ou avec lui… non pas à cause de lui…
Tu as été heureux parce que votre relation à correspondu à tes besoins et à tes valeurs.
Tu as été heureux parce que, avec elle ou lui,
tu as pu vivre ce que tu es au plus profond de toi,
tu as pu développer tes ressources personnelles…
La source de ton bonheur n’est pas en lui mais en toi :
dans ton besoin à toi qui te pousse à aller chercher satisfaction dans la relation…

Tu n’es pas fait pour vivre sous perfusion,
mais pour aller te désaltérer à ta propre source…
Et quand ta source se relie à une autre source,
vous créez une alliance et non une dépendance
La dépendance nous soumet à ce que l’autre nous apporte et assèche notre source.
L’alliance permet à chacun d’être soi-même dans la relation vivifiante à l’autre…

Si l’alliance est rompue,
tu traverses le deuil, et parfois la culpabilité, jusqu’à te retrouver toi-même :
tu peux puiser en toi de quoi réactiver ce bonheur
si tu prends soin de ton besoin et de tes valeurs
en t’ouvrant à la complémentarité de l’autre…

Voila quelques pistes… Il y en a peut-être d’autres pour sortir de la dépendance…
Prends soin de toi et de ta source !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
16 août 2018

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Tu peux te libérer de la souffrance

Je t’écoutais ce soir-là…
J’écoutais tes mots,
j’écoutais les manifestations
de ta souffrance extrême :
des larmes,
le ventre qui se noue de douleur,
des mots hachés…
Ainsi remontaient à la surfacedes violences subies, inacceptables…

 

Dans cette souffrance réactivée,
je percevais que la violence subie sortait de toi, comme un chemin de libération.
Je te l’ai dit. Mais tu ne pouvais pas encore y croire,
d’autant plus que tu avais honte de ne pas avoir pu dire non à ces violences subies…

Pourtant, le lendemain tu me disais être étonnée de ressentir de la sérénité
Et tu m’écrivais quelques jours après :

« La douce sérénité, que j’ai ressentie l’autre jour après notre soirée à discuter d’événements douloureux, n’est pas encore revenue…mais en travaillant sur moi, j’espère la retrouver, car cet état d’apaisement et de libération me donnait le sentiment d’être pleinement moi même. »

 Cette sérénité est venue confirmer
que ta douleur extrême de ce soir là n’était pas une nouvelle violence :
elle était le début d’une libération.

Tu étais en train de sortir de toi cette souffrance,
tu la « vomissais » pour t’en libérer.
Tu ne le savais pas sur le moment,
mais ton être intérieur le savait déjà…

La meilleure preuve de cette libération, c’est l’enchaînement immédiat :
la sérénité qui succède à l’intense douleur exprimée, puis comme tu l’écris :
« cet état d’apaisement et de libération
me donnait le sentiment d’être pleinement moi même. »

Cette expérience t’indique le chemin à poursuivre :
vider pour éliminer et libérer,
et automatiquement retrouver la sérénité sans même l’avoir cherchée…
Puis te sentir devenir enfin toi-même.

La sérénité reviendra chaque fois que tu poursuivras ce travail de libération,
jusqu’à s’installer durablement.

Tu sais maintenant par expérience que c’est possible ! A plusieurs conditions :

renoncer à accuser l’autre quand revient la souffrance…
dénoncer les méfaits de la relation, mais ne plus laisser ton esprit les ressasser…
« lâcher » l’autre, et la volonté de comprendre ou de se venger, si violent fut-il…

Et te tourner vers toi… et prendre soin de toi…
Accueillir les moments où tu crois régresser et revenir à la souffrance :
elle ne revient que parce qu’il y a encore quelque chose à vider
dans la dynamique de libération entreprise.

Vider l’insupportable et désinfecter tes blessures…
Accueillir et écouter tes émotions…
Chercher tes besoins et aspirations cachées derrière ces souffrances et ces émotions…
Chercher tes valeurs blessées derrière la honte…

Prendre soin de toi et devenir toi-même, dans la sérénité.

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
13 août 2018

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BIENVEILLANCE: s’engager à construire

Je ne parle pas de cette fausse bienveillance du « tout l’monde il est beau ! Tout l’monde il est gentil » ni de l’attitude béate qui enferme dans une illusion de soi-disant gentillesse !

Je parle de la bienveillance « rapport de force » où la vigilance au bien engage à injecter des énergies de respect, de justice, de libération et de solidarité pour construire par chacune de nos attitudes un monde plus humain et pour refuser de pactiser avec tout ce qui détruit la personne et pourrit les relations.

Le texte proposé ici est un interview réalisé par une journaliste de la revue « Eglise à la Réunion » en mai 2018. Il garde son caractère oral et la dynamique du dialogue, parfois au détriment d’une langue française parfaite et de quelques précisions et nuances que vous saurez ajouter vous mêmes.

Vous pouvez télécharger et lire ce texte en cliquant ici