Tous les articles par Marc THOMAS

Tes émotions ne parlent que de toi !

Des relations tendues, des paroles blessantes, des émotions qui débordent, des affects qui pourrissent la vie familiale ou les relations professionnelles… Il nous semble si souvent impossible de sortir de ce cercle vicieux des émotions… Et plus vous refoulez vos émotions, plus elles vous grignotent à petit feu… Et plus vous dites qu’il faut laisser ses affects à l’extérieur, et plus elles vous conduisent au burnout ! Alors que faire ? Comment en sortir ?

L’AUTRE EST-IL RESPONSABLE DE MA SOUFFRANCE ?

Dans des relations tendues, nous accusons souvent l’autre : « tu m’as blessé… tu m’as agressé… c’est de ta faute si je ne suis pas bien… »

Ou bien nous rendons l’autre responsable de nos émotions désagréables : « Je suis en colère parce que tu ne me comprends pas… je suis triste parce que tu ne fais pas attention à moi… je suis bouleversé parce que tu m’as dit n’importe quoi… »

Nos ressentis se transforment en reproches ou en accusations, et nous rendons l’autre responsable de notre mal-être… Nous prenons une posture de victime qui contribue à augmenter encore l’intensité de notre mal-être puisque nous croyons que nous n’y pouvons rien… Nous faisons dépendre notre bien-être de ses paroles ou de ses attitudes : en rendant l’autre responsable de notre mal-être, nous lui remettons les clefs de notre bien-être…

Alors certes, c’est une parole ou un comportement de l’autre qui a été le déclencheur de notre émotion : par exemple, nous savons tous qu’une parole maladroite peut nous faire très mal… Mais cette parole maladroite n’est qu’un déclencheur : chez moi elle va peut-être déclencher de la souffrance et des larmes, chez un autre elle va déclencher une accusation en retour, chez un troisième un éclat de rires… et un quatrième va peut-être rester indifférent… Un même déclencheur, quatre réactions émotionnelles différentes : l’émotion ne parle pas du déclencheur, mais de la manière dont je le reçois.

Si une ampoule électrique explose quand j’appuie sur le déclencheur-interrupteur, je ne vais pas m’en prendre à l’interrupteur, je vais regarder du côté de l’ampoule si le filament est rompu ou du côté des branchements s’ils sont en court circuit… Mais je ne vais pas d’abord accuser l’interrupteur que j’ai actionné… De même pour nos émotions, elles ne parlent que de nous-mêmes et jamais du déclencheur !

POURQUOI LA PAROLE OU L’ATTITUDE DE L’AUTRE ME FAIT SI MAL ?

Peut-être l’autre a-t-il vraiment voulu me faire mal ou m’agresser, mais c’est moi qui n’ai pas su me protéger… Je ressemble à un boxeur qui irait au combat sans protection, ou à un motard qui se plaindrait d’être blessé dans un accident alors qu’il n’avait ni casque ni vêtements de protection…

Peut-être la parole de l’autre a touché un point très sensible chez moi et a réveillé d’autres souvenirs douloureux bien enfouis en moi, mais restés à vif parce que jamais traités… Comme une blessure non cicatrisée qui fait mal dès que quelqu’un approche la main : ce n’est pas la main qui caresse ou qui désinfecte qui est responsable de la souffrance, c’est la blessure à vif.

Peut-être la tension avec l’autre dure depuis longtemps, et chaque fois qu’il m’approche je prends une posture méfiante par peur d’être blessé… J’interprète tout à travers ma méfiance. Je ressemble alors à une personne qui a peur d’une araignée ou d’un chien : même si ces animaux sont inoffensifs sur le moment, la méfiance et la peur sont responsables du mal-être…

S’il en est ainsi, chaque fois que nous transformons nos émotions et ressentis en reproches et en accusations sur l’autre, nous ne faisons qu’amplifier notre souffrance et élargir nos plaies. Récriminer, c’est verser du vinaigre ou de l’acide sur nos plaies. Cela n’a aucun impact sur l’autre, c’est nous qui amplifions notre souffrance !

Toute cette énergie que nous perdons à critiquer l’autre, à lui faire des reproches ou à l’accuser, que produit-elle habituellement ? Des altercations sans fin où chacun s’épuise à vouloir convaincre l’autre qu’il a tort, sans y parvenir… ou bien des silences résignés qui nous grignotent à petit feu et  n’empêchent pas les récriminations de tourner en boucle jusqu’à nous empoisonner la vie… ou bien des paroles ou des gestes de violence qui détruisent autant la relation que les personnes…

COMMENT FAIRE POUR TRAITER NOS ÉMOTIONS DIFFICILES ?

Essayez donc de quitter la volonté de régler vos comptes avec l’autre. Pour l’instant laissez l’autre, retournez-vous vers vous et commencez par prendre soin de vous.

D’abord changez un mot quand vous parlez ! Nous disons souvent : « Je suis blessé parce que TU… », « je suis en colère parce que TU… » Essayez d’abord de vous dire à vous-même : « Je suis blessé parce que JE… », « je suis en colère parce que JE… Parce que je n’accepte pas… parce que je ne supporte pas… parce que je me sens… parce que ça me rappelle… parce que j’ai besoin… Essayez… Vous verrez vite la différence !

Accueillez et écoutez vos ressentis, essayez de les nommer : tristesse ? déception ? peur ? honte ? jalousie ? haine ? etc. Tous vos ressentis sont légitimes tant que ce sont des ressentis. Quels mots ou attitudes ont déclenché ces ressentis ? Qu’est-ce que ça vous fait à vous ? Quelles sensations dans votre corps ?  Quels ressentis dans votre cœur ? Comment s’expriment ces ressentis : des larmes ? des souffrances ? l’envie de crier ou de dormir pour oublier ? Est-ce un ressenti qui est fréquent pour vous ? qui vous arrive dans d’autres situations ou avec d’autres personnes ?

Ces ressentis sont vrais, ne les refoulez jamais ! Et ne vous jugez pas non plus en disant : « je ne devrais pas réagir comme ça » ou « je devrais être moins sensible » ! Ces ressentis parlent de vous et de votre être profond : accueillez-les, écoutez-les ! Ils sont porteurs d’un message à vous délivrer que vous n’entendrez jamais si vous continuez à vous laisser envahir par vos reproches sur l’autre…

Peut-être aussi vous vous sentez blessé ? rejeté ? abandonné, incompris ? Ces ressentis là ne sont pas vraiment des ressentis, parce qu’ils comportent encore une part de jugement : en effet, c’est toujours l’autre qui est censé m’avoir blessé, rejeté, abandonné ou n’aurait pas voulu me comprendre…

DES RESSENTIS QUI NOUS ALERTENT SUR NOS BESOINS

Dans ce cas, passez vite à l’autre étape : il s’agit de découvrir, cachés derrière nos ressentis – les vrais et les faux – de quels messages ils sont porteurs. Car tous nos ressentis ne sont que des signaux d’alerte, des messages qui nous parlent des besoins de notre être profond. Ça vaut vraiment la peine de quitter nos récriminations sur l’autre pour partir à la recherche de nos besoins profonds !

Alors de quoi avez vous besoin vraiment quand vos ressentis vous font souffrir ? Avoir droit à la parole ? exister pour vous-même sans vous faire rabrouer ? vivre des relations sereines même en cas de désaccord ? être reconnu à votre juste valeur ? trouver les moyens de vous protéger en cas d’agression ?… Ces besoins sont légitimes. Ce sont vos besoins à vous : n’attendez pas que l’autre les découvre et les satisfasse ! Ce sont vos besoins : c’est vous qui êtes responsable de les satisfaire !

SATISFAIRE NOS BESOINS

 Passez donc à l’étape suivante : qu’allez-vous faire pour satisfaire vos besoins ? qu’est-ce qui dépend de vous ? quelle liberté vous donnez-vous pour dire oui ou pour dire non, pour choisir ce qui est bon pour vous ? Vous pensez que vous ne pouvez pas dire non ? Alors faites le choix de demeurer esclave de l’autre ! Car il y a des manières de dire non pour se respecter soi tout en prenant soin de la personne à qui on dit non !

Lorsque vous aurez fait ce parcours, vous n’aurez plus perdu d’énergie comme quand vous faisiez des reproches à l’autre. Au contraire, vous vous sentirez déjà regonflés parce que vous aurez pris soin de vous et vous saurez maintenant que c’est vous qui avez en vous les clefs de votre bien-être !

RESTAURER LA RELATION AVEC L’AUTRE

Alors seulement à ce moment-là, vous pouvez aller retrouver l’autre et vous adresser à lui, sans reproche ni jugement. Vous ne lui parlerez plus de lui, mais vous lui parlerez de vous, de vos besoins, de vos limites… Vous pourrez lui dire : « Quand tu as dit ça (c’est un constat), ça m’a fait mal… je me suis senti blessé, triste, humilié…… parce que j’ai besoin de dialogue, de sincérité, de respect… et je te demande si on peut trouver un moment pour s’écouter quand on a des avis différents… et je refuse les insultes et la violence… et je propose… »

 Vous pourrez même vous intéresser à la manière dont l’autre a vécu la situation, essayer de comprendre pourquoi il a réagi de cette façon. Il ne s’agit pas d’être d’accord avec lui, mais de chercher à comprendre, pour pouvoir négocier avec lui une sortie « par le haut » de cette situation difficile.

Oui, me direz-vous… mais si l’autre refuse de m’écouter ou continue à vouloir me blesser ? D’abord si vous ne le jugez plus, ça va nécessairement changer les relations… et vous avez beaucoup plus de chance que lui aussi s’adoucisse et devienne plus constructif. Mais s’il refuse, affirmez-vous clairement et sans agressivité : « je ne t’ai pas jugé, je ne t’ai pas fait de reproches, alors je te demande d’en faire autant. » Et si malgré cela il continue, quittez la conversation, éloignez-vous, et dites lui que vous êtes prêt à l’écouter et à reprendre le dialogue si lui aussi cesse de vous juger.

Vous avez quitté les jugements et les reproches,
Vous avez pris soin de vos ressentis et de vos besoins, et de ceux de l’autre
Vous voici dans une relation de respect mutuel, sereine et constructive…

Une relation de liberté !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
juin 2017

Ecrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Téléchargez cet article en pdf

à lire aussi dans le même esprit :

Comment fait-on pour APPRENDRE à S’AIMER SOI ?

Question d’une amie… Question de tant et tant de personnes…
Merci à toi qui m’as posé la question de m’avoir donné, en te répondant,
l’occasion et la permission de le partager à d’autres !

CHERCHER LA PÉPITE DERRIÈRE LA DOULEUR

Ton visage portait la souffrance… Tu étais fatiguée, déprimée…
Je t’ai proposé de chercher ce qui se cachait derrière ta souffrance,
et derrière cette posture de victime qui ne te convenait pas.
Et tu as osé nommer des mots précis,
exprimant ta richesse intérieure à toi, unique et spécifique,
ton désir, celui qui ne parle que de toi…

Nous l’avons appelé ta « pépite », qui surgissait alors du fond de toi
où elle était bien enfouie pour se protéger de la violence subie…
Cette « pépite » qui habite chacun de nous
et que jamais aucune souffrance ne peut détruire !

Aussitôt ton visage s’est illuminé…
Tes proches l’ont remarqué dans les heures suivantes.
Et tu m’as dit plus tard que tu prenais plaisir à te regarder dans le miroir…
S’aimer soi, ça doit ressembler à ça !!!

APPRIVOISER TON LOUP

Chacun de nous porte en lui un « loup ». J’appelle « loup » ce qui me fait souffrir, ce qui risque de me faire sombrer, cette force destructrice, de moi ou de l’autre, qui risque souvent de me conduire à des paroles ou à des actes contraires à mes valeurs…

Souvent nous nous battons contre notre « loup »,
nous voulons le faire taire, nous le prenons en haine…
Si tu te bats, contre un loup, tu es sûr de perdre, et il va te croquer !
La seule solution pour rester vivant, c’est de l’apprivoiser.

Apprivoiser ton loup, c’est à dire l’accueillir…
Accueillir ce qu’il ne sait pas encore dire autrement que par la violence ou la souffrance…
Peut être ce loup n’a jamais été écouté…
Lui demander de te dire sans violence de quel message il est porteur
et l’écouter à  travers ton ressenti et tes intuitions…
L’écouter car il n’est que la face cachée ou l’inverse  de ton être profond…
comme la « pépite » est l’inverse de ta souffrance…
Ton loup est la nuit qui va mettre en valeur ta lumière.
Tu t’aimeras toi quand tu aimeras aussi ton loup (mais pas la souffrance ni la violence),
quand tu l’auras apprivoisé…

TROUVER LES RELATIONS QUI TE CONVIENNENT

Tu peux t’aimer ou te détester
selon les contextes relationnels dans lesquels tu te trouves.
Il y a des contextes relationnels
où tu te sens bien, à l’aise, en confiance,  où tu oses être toi-même…
Et d’autres contextes relationnels
où tu n’es pas bien, tu perds confiance, tu te dévalorises…
Dans ce dernier cas, ne te juge pas, ne juge pas l’autre non plus,
mais demande toi ce qui te convient à toi,
ce dont tu as besoin pour être toi-même, et ce qui t’en empêche…

Nous sommes comme les poissons :
certains ont besoin d’eau de mer, d’autres ont besoin d’eau douce.
Certains ont besoin d’eaux vives, d’autres ont besoin d’eaux calmes…
Et toi de quel climat relationnel as-tu besoin pour être toi?

Pour t’aimer toi-même, sors de ta coquille
sinon tu ne verras de toi qu’un être recroquevillé et donc tout fripé !
Pour t’aimer toi-même, laisse-toi aimer par celles et ceux qui sont sans risque pour toi.
Ose leur parler car c’est en parlant à l’autre que tu te comprends,
et c’est en parlant que tu deviens ce que tu dis…
Chaque fois que tu te mets à parler, tu avances !

Quand tu as trouvé le bon contexte relationnel,
quand tu sens des relations de confiance et de respect,
ose la relation, aime l’autre, et aime-toi…

Aime-toi en aimant l’autre !

Bien à toi…
Marc                         Téléchargez cet article en pdf                                    mthomas@competences-relationnelles.com

Pour poursuivre, relis ce très beau texte attribué à Charlie Chaplin :
« Le jour où je me suis aimé pour de vrai »

Enregistrer

Quand nos affects nous empoisonnent…

Dans des relations de couple, en famille, dans les équipes de travail, les « affects » sont souvent des occasions de tensions relationnelles et de souffrance : « s’il regarde une autre femme que moi, je suis jalouse… Si ma femme ou mon mari rentre en retard, c’est qu’il ne fait pas attention à moi… Si mes enfants adultes n’ont pas les mêmes avis que moi, c’est qu’ils ne me respectent pas… Si mon chef ou mon collègue ne m’a pas transmis une information, c’est qu’il ne m’aime pas et qu’il veut m’éliminer… »…

Ces « affects » ne sont pas des ressentis, mais des ressentiments, c’est-à-dire des réactions émotionnelles qui interprètent et jugent un comportement de l’autre à partir de ce que ça me fait, et non à partir de ce que l’autre a réellement voulu faire. Ce sont des « ressentis-ment », des ressentis qui « mentent » : quelle que soit l’intention de l’autre et sans m’en préoccuper, je le juge parce que moi j’ai mal.

Ces affects-ressentiments sont du poison relationnel : ils détruisent à petit feu les relations interpersonnelles, les vies de couples, les coopérations d’équipe et leur efficacité, et finalement la motivation et la santé des personnes. Dans les contextes professionnels où ces affects négatifs pullulent, les congés maladie augmentent de façon significative, et la démotivation grandissante se traduit en inefficacité.

Un Directeur de CCAS disait récemment avoir organisé une formation à la Communication bienveillante et à l’affirmation de soi pour son équipe de professionnels. Résultats : 20% de congés maladie en moins, une plus grande motivation de ses personnels, une qualité et une efficacité du travail amélioré, et le plaisir à venir au travail en raison de la bonne ambiance dans l’équipe. Pourquoi se priver de cela en restant dans les récriminations ?

Ce travail sur la confiance en soi coupe le cercle vicieux des affects, en nous  permettant de prendre en compte mes ressentis et ce qu’ils disent de moi et non de l’autre !

La communication peut alors redevenir bienveillante, c’est-à-dire sereine et constructive, même en situation de désaccord. Parce que je distingue ce que je ressens et qui ne parle que de moi, et ce que l’autre fait : je peux alors écouter ce qu’il dit de lui et de ses actes, et je peux lui dire ce que ça me fait, sans confusion. Ainsi s’ouvre un espace de dialogue et de négociation où chacun se respecte lui-même et respecte l’autre.

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
mars 2017

Téléchargez cet article en pdf

Ecouter sa musique intérieure

Et comment il faut faire pour écouter sa musique intérieure?

Il s’agit d’abord d’écouter ce que tu ressens face aux situations de la vie, ces ressentis qui te viennent spontanément : amour, joie, tristesse, peur, colère, espoir, etc.

Les accueillir tels qu’ils viennent, sans les juger, sans te noyer dedans…
Les accueillir comme un langage qui parle de toi et des vrais besoins de ton être intérieur.
Tu peux lire ici l’article que j’ai écrit à ce sujet.

Je n’ai jamais osé aller voir ce qu’il y a, par peur de trouver rien ou bien quelque chose qui ne me plait pas du tout ou me force a changer quelque chose de fondamental… Il faut avoir le courage d’être sincère.

Quand tu « vas voir ce qu’il y a », en accueillant tes émotions et tes besoins,
il y a toujours quelque chose de bon :
C’est la « pépite » que chaque être humain porte en lui comme un diamant,
comme la lumière pour éclairer son chemin et ses choix…

Tu trouveras souvent cette pépite
cachée derrière ce qui te fait mal, ce qui te bloque, ce qui te met en mal être…
Parce que ces souffrances disent que quelque chose de très important pour toi (des valeurs, le sens de ta vie, tes capacités…) est blessé ou enfermé ou maltraité…
Et en prenant soin de ce qui est blessé, tu vas trouver le chemin et l’énergie de vivre.

Cela ne te forcera pas à changer quelque chose de fondamental, comme tu l’écris,
mais cela te donnera le désir et le bonheur de changer ton regard, tes choix, tes postures, et tu expérimenteras une force de libération…

Pour parvenir à cela, il faut parfois pouvoir parler avec quelqu’un de confiance, car en parlant, je mets des mots sur ce que je ressens, et dans l’écoute de l’autre, je me sens conforté…

Bien à toi !    Marc

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
juin 2017

LADI-LAFÉ, AGRESSIVITÉ, AUTORITARISME : s’en protéger – savoir réagir

En famille, au travail, dans la vie sociale…
Une formation ouverte à toute personne concernée
et aussi à des professionnels, des équipes de travail…

→  LADI-LAFÉ, AGRESSIVITÉ, AUTORITARISME : s’en protéger – savoir réagir
Une formation animée par Marc THOMAS

Nous partirons de situations vécues. Nous les analyserons et chercherons les stratégies efficaces pour nous protéger et pour pouvoir réagir sans violence.
Nous envisagerons aussi la manière de canaliser notre propre agressivité et de transformer le ladi-lafé sans se taire, par des paroles sereines et constructives

  • DATES : le samedi 29 avril 2017 de 8h45 à 16h30
  • LIEU : à La POSSESSION, Centre socioculturel Nelson Mandela (plan)
  • TARIF :
    Payement individuel : 60€ si possible – Pour un couple 100€
    (tarif négociable : demandeurs d’emploi, étudiants, difficultés financières… : contactez-nous)
    Formation Professionnelle Continue : 150€
  • Inscrivez-vous en cliquant ici

Comment aider ?

Dans des formations à l’écoute, je propose souvent aux participants ce petit jeu : quelqu’un que vous connaissez vient vous dire : « Ma voiture est en panne, sans doute à cause des bougies. Je suis contrarié. Je vais consulter mon garagiste. Si seulement j’étais expert en mécanique ».

Et je demande aux participants : « Que répondriez-vous spontanément à cette personne ? » Et voici quelques-unes des réponses fréquentes : « Veux-tu que je regarde d’où vient la panne ? » ou « Je connais quelqu’un qui est mécanicien et te réparera ça ! » ou « Tu as raison, va chez le garagiste ! » ou « Je peux t’emmener quelque part » ou « Je n’y connais rien mécanique je ne peux pas t’aider » ou « moi non plus je ne suis pas expert en mécanique… » ou « Ne t’inquiète pas, ce n’est pas si grave ! »

En analysant ces réponses spontanées, nous constatons qu’elles sont toutes gentilles et veulent aider la personne… mais aussi que ces réponses parlent d’abord de nous : ce que nous pouvons faire pour lui, ce que nous ferions à sa place…

Mais au fait, pourquoi cette personne vient-elle nous dire cela ? Qu’est-ce qui la contrarie ? De quoi a-t-elle besoin ? En relisant ce qu’elle nous dit, nous constatons qu’il n’y a pas de précisions, ni de demande précise. Alors généralement, chacun y va de son interprétation : « il a peur que la réparation coûte cher »… « il est contrarié parce qu’il ne sait pas d’où vient la panne… ou parce qu’il est en train de rater un rendez-vous important… ou parce qu’il a oublié son téléphone et ne peut pas appeler son garagiste… ou encore il a seulement besoin de parler, il se sent nul de ne pas pouvoir se sortir tout seul de cette situation… » Mais toutes ces interprétations ne parlent encore une fois que de nous, et rien de ce qu’il nous a dit ne nous permet de vérifier qu’elles sont justes !

Alors qu’est-ce qui contrarie cette personne ? De quoi a-t-elle besoin ? Force est de constater qu’il ne nous l’a pas dit… Et nous, nous avons tous une solution à lui donner, sans rien savoir de ce qui le contrarie vraiment et de ce dont il a besoin !!! Cette solution proposée parle d’abord de nous, de ce que nous savons ou pouvons faire pour lui… Certes nous avons été gentils avec lui, mais nous ne l’avons pas écouté !

Cette attitude est si fréquente quand nous voulons aider l’autre ! Avec toute notre bonne volonté nous lui proposons nos propres solutions, sans prendre le temps d’accueillir ce qui le contrarie et ses besoins. Ou bien avec générosité, nous nous préoccupons de ce que nous pouvons faire pour lui plutôt que de nous préoccuper d’abord de sa contrariété à lui et de sa demande. Nous croyons l’apaiser et le rassurer en lui disant : « Ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave » sans savoir si c’est grave pour lui ni ce qui est grave.

La bonne solution est simple : elle consiste à lâcher notre réflexe de trouver tout de suite la solution : comment trouverions-nous la bonne solution tant que nous ne connaissons pas ce qui fait problème pour lui ? Il s’agit de se « décentrer » en accueillant l’autre tel qu’il est, en écoutant vraiment ce qu’il dit et pas seulement ce que nous entendons, en lui demandant les précisions nécessaires au lieu de nous lancer dans nos interprétations. Et pour ce faire, deux questions toutes simples et fondamentales :

  • « Qu’est-ce qui te contrarie ? qu’est-ce que ça te fait ? » La plupart du temps en effet, nos difficultés ne viennent pas de ce qui s’est passé mais de la manière dont nous avons réagi : les faits ne sont que des déclencheurs de nos réactions. Et devant le même fait, l’un va réagir avec humour, l’autre avec inquiétude, un troisième avec agressivité… Même si la réaction émotionnelle de l’autre vous surprend et vous paraît démesurée, accueillez-la sans la prendre sur vous, laissez-le mettre ses mots sur sa contrariété : il n’y a pas encore de solution trouvée, mais il est déjà apaisé et rassuré parce qu’il a pu vider son trop plein d’émotion ! Il va pouvoir regarder le problème avec une meilleure distance, il va être plus apte à trouver la bonne solution…
  • « De quoi as-tu besoin ? » Lui seul sait de quoi il a vraiment besoin. Et c’est ce besoin insatisfait qui a déclenché sa réaction et sa contrariété. Souvent il ne réussira à nommer ce besoin que lorsqu’il aura pu « vider » cette contrariété. Une fois son vrai besoin exprimé, vous aurez alors tout loisir de chercher avec lui la manière de satisfaire ce besoin… Et si vous-même n’avez pas la capacité ou la possibilité de répondre à son besoin, vous pourrez alors lui proposer de transmettre le relais à une personne disponible ou compétente…

Essayez ces deux questions… Essayez de vous « décentrer » de cette manière : vous verrez que vous y gagnerez en compréhension et en efficacité. Et que l’autre sera tellement fier d’avoir retrouvé ses moyens, grâce à votre accueil !

Carl ROGERS (le grand psychologue américain du développement centré sur la personne et de l’empathie) parlait de l’écoute centrée sur soi où j’interprète tout à partir de mes points de repère à moi, où  je n’écoute pas vraiment l’autre tellement je suis préoccupé par ce que je peux faire pour lui… Dans cette écoute centrée sur moi, je me pose souvent en sauveur, soumettant l’autre à emprunter mes propres chemins pour sortir de ses problèmes… ou bien je fuis car j’ai trop peur de ne pas savoir, de ne pas pouvoir, de ne pas vouloir…

Carl ROGERS prônait au contraire l’écoute centrée sur l’autre où je me « décentre » vers l’autre, dans une attitude d’écoute et d’accueil de ce qu’il vit, de la manière dont il le vit, et où je cherche à accompagner l’autre à la découverte de ses ressources propres, pour qu’il soit acteur de la solution de son problème…

Maintenant, comprenez-vous pourquoi je préfère remplacer le mot « aider » par le mot « accompagner » ?

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
mars 2017

Téléchargez cet article en pdf

S’écouter et s’accorder : est-ce possible ?

Une formation pour  des couples, des familles, des amis...
et aussi des professionnels, des équipes de travail…

→  S’ÉCOUTER – S’ACCORDER… Est-ce possible ? Comment s’améliorer ?
Une formation animée par Marc THOMAS

Par des exercices d’écoute, de dialogue, de compréhension par-delà nos différences et nos différends, nous nous donnerons quelques outils rapidement efficaces pour maintenir le dialogue, la coopération, l’amitié, l’amour dans les inévitables tensions relationnelles…

  • DATES : Les samedi 25 et dimanche 26 mars 2017 de 8h45 à 16h30
  • LIEU : à La POSSESSION, Collège Jean Albany (Quartier St Laurent)
  • Téléchargez ici le PROGRAMME
  • Inscrivez-vous en cliquant ici

Formation Pôle Réunion

Ces documents utilisés pendant des formations professionnelles sont à usage exclusif des personnes qui y ont participé.

Ils sont donc protégés par un mot de passe.

2016

PRATIQUER LA BIENVEILLANCE – La Possession – février-mars 2016
Comment faire pour…
1 – être bienveillant quand on n’est pas d’accord ?
2 – renoncer aux reproches et aux jugements
3 – écouter et accueillir l’autre
4 – oser parler, apprendre à dire
5 – l’agressivité : se protéger et y faire face

CHU Félix Guyon : Gestion de la violence et de l’agressivité
St Denis de la Réunion – Personnels administratifs – mars-avril 2016
Documents de formation

CHU Sud Réunion – Unité Chirurgie-Anesthésie
Développer la qualité de la communication dans un Service de soins

St Pierre de la Réunion – septembre-octobre 2016
Documents de formation

CNFPT Réunion
Confiance en soi : mieux se positionner dans les relations professionnelles

RAVINE DES CABRIS     11 novembre 2016 
Apprendre à communiquer sans violence

UNIVERSITÉ DE LA RÉUNION et Services interministériels
Prévenir et gérer les Conflits – St DENIS 12-13 décembre 2016

DEVENIR SOI sans s’évader du quotidien

Devenir moi…
Me mettre à l’écoute de moi-même…
Partir à la recherche de mon être intérieur…
C’est une belle et nécessaire démarche…

Mais elle comporte un risque :
celui de me retirer en moi et d’en faire ma priorité,
ou de courir de stages en expériences spirituelles ou ésotériques,
me mettant comme hors du monde,
en attendant de savoir qui je suis vraiment…
Comme s’il fallait sortir de l’expérience humaine quotidienne pour devenir humain !

Pendant que vous plongez en vous ou vous laissez emporter dans l’irréel,
la vie continue, le temps passe, et vous risquez de vous réveiller vieux
sans avoir vraiment vécu ni construit ce que vous portiez en vous !

Et si, tout en gardant quelques moments de retrait
et de « nourriture » spirituelle ou humaniste,
nous consacrions l’essentiel de notre temps
à vivre pleinement et avec sincérité la réalité du quotidien,
à nous confronter aux évènements du monde pour y apporter notre pierre,
à construire le monde par notre travail et nos engagements,
à vivre des relations simples, tendues ou constructives…

Si nous vivons vraiment,
nous pouvons bien sûr retourner de temps en temps à nos sources,
« débriefer » avec des proches, en accompagnement ou en formation
pour capitaliser les acquis, entendre les questionnements,
tirer les leçons des erreurs… et repartir ressourcés au contact du réel !

Car c’est aussi et peut-être d’abord en me confrontant à la réalité du quotidien,
et en « donnant corps » à des projets concrets qui me ressemblent
que je découvre qui je suis…
Ce que je porte en moi, parfois de façon confuse, va se clarifier
quand je vais oser traduire ce que je pense, ce que je ressens et ce dont j’ai besoin
dans des mots concrets et dans la réalité quotidienne…
Plutôt que de rester dans mes rêves,
c’est en faisant mes choix dans la réalité du quotidien
que je vais devenir moi-même
.

Si tu attends d’avoir clairement défini ton identité pour te mettre à vivre,
tu ressembles à un enfant
qui attendrait d’avoir trouvé son équilibre pour se mettre à marcher :
or c’est en balbutiant ses premiers pas et en se relevant de ses chutes
qu’il devient fort jusqu’à courir très vite !

N’oublie jamais qu’un être humain ne se sent jamais autant lui-même
que lorsqu’il a réussi à traduire dans le concret les rêves qu’il porte en lui

Amis qui cherchez qui vous êtes, nourrissez-vous de vos introspections,
mais ne vous échappez pas au 7ème ciel !
Plongez très vite vos introspections dans la vie réelle,
comme on plonge les semences en pleine terre :
c’est la seule manière de les faire germer et porter fuit !

Marc THOMAS, Consultant – Formateur en « Compétences relationnelles »
décembre 2016

 Ecrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Téléchargez cet article en pdf

Trouver l’attitude juste en situation difficile

160709-montreux-25Les trois personnes dont je vais décrire l’histoire ci-dessous sont des personnes formées à la Communication Non Violente et entraînées depuis des années à gérer des conflits dans leur vie personnelle, sociale, professionnelle… Ils en connaissent les méthodes et les outils. Et pourtant, dans les situations décrites ci-dessous, elles sont toutes déstabilisées….                                (Les prénoms sont des prénoms d’emprunt)

FABRICE
La directrice  de Fabrice a pris une décision unilatérale. Elle la maintient malgré l’avis du Conseil d’Administration, au mépris d’un fonctionnement démocratique où ce n’est jamais le chef qui fait la loi tout seul. Sa directrice le convoque pour lui faire un rappel de la loi qu’elle a décidée et qu’il ne respecte pas. Il décide de résister en écoutant sans réagir. Mais devant l’attitude dictatoriale de sa directrice, il sent monter la colère : en sortant, il est furieux. Il décide donc de rassembler toutes les bonnes volontés pour s’opposer, pour lutter contre la tyrannie. Sa furie le conduit à emprunter un langage guerrier et à envisager des modalités de revanche. Malgré ses compétences en Communication bienveillante, il découvre qu’il utilise les mêmes armes que sa Directrice : la colère, la volonté de vaincre à tout prix. Les autres participants à la formation le confortent dans le fait de dénoncer une décision unilatérale et illégitime, mais lui font remarquer que la décision prise par la Directrice porte sur des comportements qui méritent discussion et négociation. Fabrice ajoute, comme une interrogation qu’il s’adresse à lui-même : « C’est vrai, pas un instant, je n’ai pensé à négocier. » Il refusait à juste titre une décision arbitraire et non concertée, mais il n’a pas pensé à écouter les raisons qui avaient poussé sa directrice à prendre cette décision, et il n’a pas pensé non plus à lui expliquer les raisons de sa résistance. Parce qu’il était furieux et que sa furie le conduisait à vouloir gagner quoi qu’il arrive.

VALENTINE
Les collègues de Valentine l’ont déléguée pour aller négocier avec la responsable d’équipe des disponibilités et congés dont le règlement intérieur stipule qu’elles sont au choix des agents. De façon autoritaire, la responsable règle le problème pour Valentine toute seule et ignore son statut de représentante de ses collègues. Les collègues sont là mais ne disent rien : peut-être ont-elles peur de la réaction de la responsable. Pourtant Valentine qui les représente sait habituellement gérer les tensions entre des adolescents, des parents, des organisations ou institutions. Et le formateur lui fait remarquer qu’elle avait deux outils simples sur lesquels elle pouvait s’appuyer pour trouver la bonne posture : elle pouvait solliciter la parole de ses collègues ; elle pouvait aussi faire appel à la Loi, au règlement intérieur écrit définissant la liberté sur laquelle se fondait la demande.  Comment se fait-il donc qu’elle ne peut pas utiliser ses compétences? Elle explique : « J’étais scotchée, je suis partie sans rien dire, et sans regarder mes collègues. » Quelle résonance intérieure et émotionnelle a donc été plus forte que les compétences de négociatrice de Valentine pour la conduire à être tétanisée de la sorte devant l’autorité ou écartelée entre l’autoritarisme de sa responsable et la solidarité avec ses collègues ?

YVON
Yvon ne supporte pas l’injustice. Il s’investit dans de nombreuses situations où les droits des plus faibles sont bafoués. Dans une association dont il est membre et administrateur, il assiste depuis plusieurs années à ce qu’il décrit comme des « magouilles » couvertes par le copinage, de la rétention d’information, des manipulations financières frauduleuses. Il hésite beaucoup sur la posture à adopter : stopper son investissement et prendre de la distance avec  une association dont le fonctionnement ne correspond pas à ses valeurs et à son éthique ? Dénoncer les magouilles et les délits ? Demander carte blanche pour rétablir la situation, ceci incluant son refus de collaborer avec deux personnes de l’association qu’il décrit comme « parasites » ? Les participants de la formation lui font remarquer que sa demande de « carte blanche » le conduisant à exclure des personnes  ressemble à des attitudes qu’il dénonçait lui-même dans le fonctionnement associatif. Quelques minutes après, Yvon interpelle le groupe : « Alors les seuls vrais conflits sont à l’intérieur ? » Il découvre que le véritable conflit n’est pas entre lui et l’association, mais qu’il s’agit d’un conflit en lui-même, entre trois postures qui ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients… Et que sa posture est encore plus délicate du fait de son attachement affectif à l’objet de cette association dont il est le fondateur…

QUI QUE TU SOIS…
Si tu veux traiter des conflits et œuvrer à la réconciliation dans les familles, au travail ou dans la vie sociale, il est certes nécessaire que tu acquières des compétences de gestion de groupe, de garant de la Loi, d’écoute, d’empathie, de communication et de négociation… Cela demande du travail et de l’exercice. Mais n’oublie jamais que ces compétences ne suffisent pas : ce sont d’abord tes réactions qu’il s’agit d’écouter, d’accueillir, d’interroger, de canaliser pour qu’elles se transforment en postures justes.

Fabrice, si tu es furieux aujourd’hui, cette « furie » parle de toi bien plus que ta Directrice qui n’a fait que la déclencher. Nous savons tous qu’un même évènement ou une même parole peut déclencher chez l’un de la révolte, chez l’autre de la colère, chez un troisième du silence ou de la soumission… Toutes ces réactions ne parlent que de nous… Mais d’où vient donc ta furie ?

Valentine, si tu te sens « scotchée » et tétanisée, ou écartelée, l’autoritarisme de la responsable n’en est que le déclencheur… La vraie cause, c’est ce qui est touché en toi qui t’empêche de trouver la bonne posture… C’est peut-être aussi que la situation d’aujourd’hui réveille d’autres situations antécédentes où tu t’es sentie écrasée devant l’autorité ou écartelée entre plusieurs personnes…

Yvon, si tu es en conflit entre toi et toi, entre différentes parts de toi qui te tirent dans des directions opposées, ce n’est pas en ruminant sur les personnes injustes que tu trouveras la solution. Certes tu peux lutter avec d’autres pour un monde plus juste, mais c’est en écoutant et accueillant tes contradictions et la part de vérité et de valeurs dont chacune est porteuse… C’est aussi en débusquant derrière chacune les éventuels règlements de compte sur lesquels tu serais heureux de triompher sur l’autre…

Dans la même formation, Sandrine évoquait ces deux forces qui la tiraillent souvent : la rebelle, et la conformiste. Elle y voyait des contradictions qui ne rendent pas les choix faciles ni les postures à prendre évidentes…

Sandrine, mais aussi Valentine, Fabrice, Yvon, et moi aussi Marc…
et vous tous, lectrices et lecteurs…

Si ces contradictions étaient les deux extrémités de l’arc
dont la tension permet à la flèche de s’envoler ?
Si ces contradictions donnaient naissance à la vigueur de notre élan ?

Quoi qu’il en soit… c’est toujours en nous, dans nos ressentis et dans nos besoins,
que nous trouverons les postures justes dans toutes les situations de la vie…
Raison de plus pour prendre soin de nous !

Marc THOMAS, Consultant – Formateur en « Compétences relationnelles »
novembre 2016

 Ecrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Téléchargez cet article en pdf