Tous les articles par Marc THOMAS

Liberté, Ouverture, Respect

Hommage à Samuel Paty
et à toutes celles et ceux qui payent de leur vie
leurs convictions humanistes

LA LIBERTÉ, inconditionnellement !
Liberté de penser, de croire, d’être différent…
Liberté d’oser dire ce que je pense et ce que je désire…
Liberté, non pas de faire ce que je veux quand je veux,
mais de pouvoir être moi au milieu des autres et avec eux…

Il y a parfois si peu de liberté, vécue et offerte au quotidien,
quand la peur  d’être rejeté ou de blesser empêche d’oser dire et d’être soi…
quand pour gagner à tout prix, tous les moyens sont bons pour faire perdre l’autre…

L’OUVERTURE, seul chemin constructif
Ouverture à l’inverse de l’enfer et de « l’enfer-mement »…
Ouverture à la différence et à la diversité constitutives de la vie…
Ouverture à l’opportunité des désaccords et des conflits
où la différence qui opposait devient ressource complémentaire…
Ouverture au débat, à la négociation, au compromis, au consensus,
en famille, à l’école et dans la sphère publique, sociale et politique…

Il y a parfois si peu d’ouverture, vécue et offerte au quotidien,
quand chacun veut avoir raison et prouver à l’autre qu’il a tort…
quand nous prétendons imposer notre point de vue,
dans nos arrogances sur les réseaux sociaux…

 LE RESPECT, chemin pour devenir humain !
Respect qui prend en compte les limites de l’autre…
Présence attentionnée aux sensibilités exacerbées pour les canaliser…
Délicatesse qui évite d’appuyer sur ce qui paraît insupportable à l’autre…
Respect qui se refuse aux stigmatisations et aux dérisions blessantes…
Dialogue qui permet de passer du combat au débat…

Il y a parfois si peu de respect, vécu et offert au quotidien,
dans nos jugements sur les personnes…
dans certaines relations familiales toxiques…
dans les revendications de certains parents vis-à-vis des professeurs…
dans des relations professionnelles conflictuelles, entre partis politiques… 

Il faut des écoles et des Samuel Paty – merci à eux –
pour éduquer à la liberté, à l’ouverture, au respect !

Mais la première urgence reste la conversion de chacun de nous,
pour éradiquer notre propre terrorisme relationnel au quotidien,
dans lequel nos enfants puisent les racines de leurs dérives…

Marc THOMAS, Consultant en « Compétences-relationnelles »
21 octobre 2020
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Photo de la marche blanche
de Conflans Ste Honorine
le 20 octobre 2020.

Panneaux et slogan portés
par les membres de l’association musulmane Ahmdadiyya

Cheminer :
de la solitude à la plénitude de l’amour…

Apprenez à vous connaître, à vous aimer et à vous supporter seul !

La meilleure manière de foncer dans un mur ou de voir un édifice tomber au bout de 20, 30 ou 40 ans, est de mettre la charrue avant les bœufs…

Se sentir seul, n’est pas une raison pour chercher quelqu’un avec qui « passer du bon temps » ou chercher quelqu’un avec qui se poser dans sa vie. L’autre n’est pas là pour combler notre vide intérieur, notre mal-être, notre besoin de nous sentir aimé…

Si nous attendons des autres la sécurité que nous devons rechercher en nous,
il est certain que cet autre, se fatiguera avant vous…

La solitude est importante pour guérir de nos blessures profondes.
La solitude est un tremplin pour nous renforcer.
La solitude, est un espace de repos et de tranquillité.
La solitude nous permet de faire la vérité avec nous-même avant de s’engager avec d’autre.

Le célibat est une période cruciale dans une vie.
Prends ton temps, prends le temps pour toi.
Prépare-toi pour un meilleur lendemain !

Tu veux savoir quand tu seras prêt à t’engager ?
Tu seras libre de ses réactions, en dehors de la fusion.
Tu pourras exister pleinement en n’ayant peur d’être rejeté par l’autre.
Tu pourras t’assumer.
Tu seras prêt à donner ta vie pour celui ou celle que tu aimes,
à être à son service quand il ou elle en aura besoin.

Tu auras appris à t’aimer, donc tu pourras aimer. .

« Il n’y a pas de peur dans l’amour. » (1 Jean 4, 18).
Si tu as peur de l’amour, c’est peut-être ta blessure qui parle…
Soigne-la, pour aimer mieux après.

Si l’amour te fait peur, peut-être alors que cet amour n’est pas ajusté.
Demande conseil autour de toi pour discerner.

Le but de l’amour est de te rendre libre tout en étant engagé,
de devenir pleinement et librement toi tout en étant engagé. 🙏 .

Sarah COURTOIS-VAR
16 octobre 2020 – La Possession (Réunion)
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Apprenez à vous connaître, à vous aimer et à vous supporter seul !.La meilleure manière de foncer dans un mur ou de…

Publiée par Sarah Courtois Var sur Vendredi 16 octobre 2020

Atelier : S’EXERCER
à la communication bienveillante

Au choix

– à L’ÉTANG ST PAUL samedi 10 octobre 9h30-12h

– à STE SUZANNE samedi 17 octobre 9h30-12h


Atelier proposé en priorité à celles et ceux
qui ont déjà participé
à un atelier « Bienveillance »
ou à une formation en Communication bienveillante

 

OBJECTIF : Apprendre sur soi et sur l’autre en s’exerçant à :

  • distinguer les faits, les perceptions, les impacts sur soi et sur l’autre
  • transformer les jugements et reproches :
    • s’en protéger : nommer et interroger mes limites et en prendre soin
    • passer de l’accusation de l’autre à l’affirmation de soi
    • quitter les reproches sur l’autres pour passer à l’expression de mes besoins
  • restaurer la relation :
    • passer de la méfiance envers l’autre à la confiance en soi
    • prendre en compte la différence de l’autre et chercher la coopération et l’interaction créative

DÉROULEMENT

  • Se mettre dans un climat de bienveillance
    • Accueil mutuel
    • Postit 
  • S’exercer: « la vieille tante »
    • Présentation de la situation
    • 1er temps : tour de réponses spontanées
    • 2ème temps : débriefing des réponses spontanées
    • 3ème temps : jouer la suite
    • éventuellement : autres jeux de rôles à partir de situations vécues
  • Evaluer
    • qu’est-ce qui a résonné en moi ? Qu’est-ce que j’ai envie de garder et de faire fructifier ?
    • intérêt de l’atelier
  • Perspectives de suite…

Organisation : ces ateliers se passent dans la nature, sous les arbres.
Prévoyez un anti-moustiques et de quoi vous asseoir.

Tarif libre : un panier sera proposé à tous.
A titre indicatif, un tarif de 25€ par personne permet de couvrir les frais et de participer à la rémunération de l’animateur. Chacun met anonymement ce qu’il veut et ce qu’il peut.

INSCRIPTION NÉCESSAIRE par mail à reunion@competences-relationnelles.com
Le lieu exact sera précisé deux jours avant aux inscrits.

Renseignements : Marc THOMAS – 0693 41 96 62

Téléchargez ici en PDF la présentation de cet atelier.

La bienveillance :
un choix de vie

Le texte ci-dessous reproduit une partie de mon intervention de formateur en début d’une formation de 3 jours, intitulée « optimiser la communication et la collaboration », rassemblant 15 élus, 16 cadres administratifs, le cabinet du Maire dans une commune de la Réunion.

Communiquer avec bienveillance pourrait être une formule piégée,
évoquant avec niaiserie « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » !!!

Communiquer avec bienveillance est un choix de vie,
une posture à mettre en œuvre au quotidien… Il s’agit :

de s’insérer dans une œuvre commune plutôt que d’imposer sa volonté individuelle,
d’accueillir avant de vouloir convaincre,
d’écouter avant de vouloir imposer,
de se concerter avant de décider,
de prendre en compte les méfiances si on veut instaurer la confiance,
de traiter les résistances si l’on veut enclencher le changement…

Nous allons ici nous entraîner à cette culture du débat, de la concertation, du dialogue
pour qu’elle irrigue ensuite chacun de nos Services, de nos bureaux, de nos terrains d’action…

Marc THOMAS, Consultant en Compétences relationnelles
7 septembre 2020

Vivre LA RÉSILIENCE

Après une agression qui l’a traumatisée pendant plusieurs années,
une jeune femme partage son chemin de résilience :

J’ai accepté de libérer mon âme et mon cœur de la blessure. Et je sens que je suis de plus en plus libre, jour après jour. La résilience se fait en temps et en heure. Elle ne se fait pas sans nous, mais j’ai la forte conviction qu’elle se joue beaucoup en latence, de manière sous-jacente, comme si notre inconscient nous prépare, et qu’elle se manifeste de manière consciente au moment où nous sommes aptes ou prêts à la voir, la vivre de la manière la plus bénéfique ! 

En tout cas je vais mieux, vraiment. Je ne me définis plus par l’agression que j’ai subi, et je marche la tête haute et les épaules relevées depuis quelques mois. Pourquoi ? 

J’ai pris conscience qu’un seul acte ne me définissait pas ! Je suis bien plus qu’une simple victime. Je n’ai pas le droit de minimiser toute celle que je suis à cet acte avilissant.

Non, je suis bien plus qu’une blessure, et bien plus que mes blessures. Je ne suis pas la somme de mes blessures non plus ! Je suis une perle qui a été salie mais que le temps peut polir pour briller à nouveau. 

J’ai tellement de bon en moi, et de talents à offrir au monde, aux autres !!! 

J’ai décidé de choisir la vie, de construire ma vie en partant de mes blessures, et non de subir ma vie, et de fuir et d’enfouir mes blessures. 

Une plaie non soignée produit du pus et gangrène avec le temps, alors qu’une plaie soignée et purifiée laisse paraître une cicatrice, mais cette-dernière révèle juste qu’il y a eu blessure ! Lorsqu’elle est soignée, reste seulement son souvenir, et non plus la répétition de l’événement traumatique ou douloureux.

Voilà mon but et l’état d’esprit dans lequel je suis aujourd’hui ! 

Guérir, pour pouvoir dire aux autres que c’est possible, et que regarder ses blessures en les prenant à bras le corps est d’autant plus libérateur que la souffrance qu’elle comporte est difficile !!! C’est une douleur qui vaut la peine d’être vécue, pour être plus fort ! 

Je ne sais pas si je serai psychologue un jour, mais je sais que je veux parler de la résilience dans ma vie, autour de moi ! Je verrai bien comment. Je laisse la vie me guider ! 

                                                                                                                                              Sarah, août 2020


Merci Sarah : ton texte m’a touché… et m’a suggéré ceci :

Si des actes peuvent nous blesser profondément, rien ni personne ne peut atteindre ce que Sarah appelle ci-dessus « la perle » et que j’appelle souvent « la pépite » qui habite chacun de nous et fait de nous le meilleur de ce que nous sommes…

Cette pépite est parfois bien cachée en nous, au point que nous ne la trouvons pas encore, parce qu’elle se protège en un lieu inatteignable par l’agression. Mais le travail sur soi pour désinfecter et traiter les blessures lui permet de surgir à nouveau, « perle » ou « pépite » toujours lumière de résilience…


Les cicatrices de nos blessures sont le signe de la désinfection accomplie !  

Sur notre corps, ces cicatrices restent sensibles au toucher… De même, les cicatrices de tes blessures te garderont sensible et t’appelleront à te protéger en situation toxique… Mais elles te donneront aussi une belle sensibilité pour toutes celles et ceux que tu croiseras blessés par la vie…

Et puis encore et surtout : tes cicatrices, et les blessures qu’elles rappellent, vont devenir progressivement le lieu de tes fécondités. Déjà tu veux parler de la résilience dans ta vie, tu veux guérir pour dire aux autres que c’est possible, tu veux avancer en psychologie ! Déjà tes cicatrices sont comme les interstices qui laissent passer ta fécondité et ton empathie… Tes cicatrices, transformées par le travail de résilience, deviennent des ressources pour toi et pour les autres…                                                 Marc

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Heureusement imparfaits !

J’ai rencontré ces jours ci une personne qui ne se pardonne pas ses imperfections…
tout doit être parfait : sa tenue, sa prestance, son ménage, ses dossiers professionnels…
Toute imperfection est pour elle insupportable et la conduit à se juger sévèrement !

Cette personne évoquait son éducation exigeante,
pas tant par l’autorité de ses parents que par son souci à elle de leur plaire…
Elle semblait chercher la reconnaissance qui lui manquait en s’imposant la perfection,
et toute erreur lui faisait penser qu’elle n’était pas digne d’être aimée…

D’autres personnes évoquent les traumatismes qui se sont installés à l’école,
les mauvaises notes, conséquences de leurs fautes d’orthographe ou de calcul,
la comparaison dévalorisante avec les bons élèves qui semblaient tout réussir sans effort,
des jugements parfois blessants de certains éducateurs…
Et la conviction qui s’installait insidieusement
que nous ne serions jamais capables de réussir…

Toutes ces imperfections et ces erreurs
nous entraînent si souvent dans la culpabilité et le jugement  sur soi,
au point de nous dévaloriser, de nous démoraliser, de nous désespérer parfois…

Et pourtant… imaginez un monde où tout le monde serait parfait…
Il n’y aurait plus rien à améliorer, plus rien à apprendre, plus rien à embellir…
Plus aucun challenge à réussir, plus de motivation à changer, à transformer…
Plus d’espoir de progresser et découvrir des capacités nouvelles…
Plus d’entraînement pour améliorer ses performances…
Plus d’objectifs qui nécessiteraient de se retrousser les manches pour réussir…
Comme la vie serait triste, sans enjeu, sans espoir, sans perspectives !

Heureuses imperfections !
Elles nous donnent envie de nous perfectionner !
Elles nous donnent l’énergie d’atteindre nos objectifs !
Elles nous révèlent nos capacités à progresser !
Elles nous ouvrent la voie de tous les apprentissages !
Elles nous font découvrir nos talents de créateurs de vie et de bonheur !
Et puis elles nous empêchent aussi de nous prendre pour le nombril du monde !

Nous avons toute notre vie devant nous
pour peaufiner cet être humain
que nos parents ont mis au monde…
Comme une plante ne sort pas du sol déjà fleurie,
nous ne sommes pas créés finis et parfaits :
nous sommes créés créateurs de vie,
capables de progresser et de nous perfectionner !

Heureuses erreurs !
Elles nous permettent d’inventer des stratégies nouvelles pour les corriger …
de trouver en nous des ressources insoupçonnées pour les dépasser…
de nous entraîner avec énergie pour accéder fièrement à la réussite…
de développer des capacités que nous n’aurions pas activées
si nous n’avions pas été confrontés à l’obstacle !
Quand un enfant apprend à marcher, ses chutes sont des erreurs,
mais c’est en se relevant qu’il fortifie ses muscles et apprend à courir !
Et puis ces erreurs nous permettent aussi l’humilité de nous savoir faillibles,
elles nous apprennent à accepter nos limites plutôt qu’à s’en plaindre,
à soutenir l’autre qui se trompe plutôt que de le toiser et le dévaloriser…

Au fur et à mesure de ma vie, j’ai découvert
que c’est à travers mes erreurs que j’ai le plus grandi !
Mes erreurs m’ont parfois blessé, mais elles m’ont aussi permis de me relever,
elles ont été mes meilleures occasions de progresser !

Heureux sommes nous d’être imparfaits !
Çà donne du sel et du piment à nos vies !

Marc THOMAS, Consultant en Compétences relationnelles
mthomas@competences-relationnelles.com – 31 août 2020

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Du contrôle à la vigilance

Tu ne passes pas ton temps à contrôler ta respiration…
Tu respires de façon automatique, sans même y penser !
Il te suffit d’être vigilant·e à reprendre ton souffle quand l’essoufflement t’alerte…

Tu ne passes pas ton temps à contrôler ta digestion…
Elle se fait toute seule, sans intervention consciente de ta part !
Il te suffit d’être vigilant·e à la qualité et à la quantité de ce que tu manges…

Tu ne passes pas ton temps à contrôler tes pieds quand tu marches…
Tu avances automatiquement une jambe après l’autre !
Il te suffit d’être vigilant·e quand des obstacles se présentent sur le chemin…

Tu ne passes pas ton temps à contrôler les expressions de ton visage…
Le sourire et la crispation viennent automatiquement avant que tu en aies conscience !
Il te suffit d’être vigilant·e à écouter le message du corps pour décoder l’émotion qui passe…

Tu ne passes pas ton temps à contrôler ton sommeil…
L’endormissement vient tout seul quand la fatigue est là !
Il te suffit d’être vigilant·e à calmer ton rythme et à lâcher prise sur tes préoccupations…

Tu ne passes pas ton temps à chercher des idées nouvelles…
La créativité surgit sans prévenir au moment où tu ne l’attends pas !
Il te suffit d’être vigilant·e à rester ouvert·e à l’imprévu et à la nouveauté…

Tu ne passes pas ton temps à chercher des personnes de confiance…
L’amour et les belles rencontres surgissent le plus souvent quand tu ne les attends pas !
Il te suffit d’être vigilant·e à préférer la confiance à la méfiance…

As-tu perçu la différence entre le contrôle et la vigilance ?
Tu peux y ajouter tes propres exemples !

Quand tu veux tout contrôler, chez toi et chez les autres,
le bonheur t’échappe, tes relations te polluent,
la méfiance t’intoxique…

Quand tu essaies de « lâcher prise »,
tu es souvent confronté·e à l’échec,
car en te forçant à lâcher prise,
tu te contrôles encore toi-même… sans succès !

Seule l’ouverture attentive de la vigilance peut venir à bout de l’enfermement du contrôle :
au lieu d’être dans le contrôle, enfermé·e dans tes peurs et centré·e sur toi,
tu choisis la vigilance, la veille, l’éveil… 
qui ouvrent ton regard dans l’attente de la vie qui vient,
avec ses opportunités à accueillir et ses dangers à contourner…

Regarde ta propre histoire : la plupart des dangers redoutés ne sont pas survenus !
Et la vie a toujours surgi de l’imprévu et de l’inattendu !
C’est ça aussi, la bien-veillance envers soi… dont les autres vont bénéficier  !


Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
mthomas@competences-relationnelles.com       août 2020

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Tu peux éviter les obstacles !


Je marchais ces jours-ci sur un chemin de randonnée très caillouteux.  Et je me rendais compte qu’un peu de vigilance me permettait d’avancer en évitant les pierres… Parfois mon pied buttait sur un caillou, mais ma réaction automatique me permettait de retrouver l’équilibre et de continuer mon chemin… Et même s’il m’arrive de tomber, c’est la plupart du temps sans gravité : je peux me relever et prendre soin de l’éventuelle plaie… Et si je me casse une jambe, c’est réparable !

Comment se fait-il donc que parfois, quand nous marchons sur le chemin de la vie,
le moindre obstacle devient une barrière,
et le caillou qui entrave notre chemin devient une montagne infranchissable ?

Ecoutez autour de vous les plaintes, et interrogez vos propres récriminations :
des imprévus, des retards, des contretemps…
des désaccords, des tensions, des jugements…
des déceptions, des erreurs, des échecs…
des incertitudes, des doutes, des peurs…
autant d’éléments perçus comme des « bâtons dans les roues »
qui nous découragent jusqu’à dire : « je n’y arriverai jamais ! »

Et puis souvent, tant de fausses croyances qui nous font douter de nous…
Le manque de confiance en soi… Les échecs qui nous ont blessés…
Le regard des autres ou leurs jugements qui nous ont tétanisés…
Les travaux sur la route proposent toujours une déviation…
Les difficultés du chemin de randonnée nous invitent à la vigilance…
Nous rencontrons tous des difficultés :
elles viennent interpeler nos projets et nous conduire à faire des détours…

Notre corps à la capacité de s’adapter sur un chemin difficile,
pour peu que nous prenions soin de lui et de son rythme…
Et pourquoi donc celui qui est capable d’éviter les pierres du chemin
se découragerait-il à la première difficulté dans sa vie quotidienne ?

Le randonneur peut s’adapter aux difficultés du chemin quand il est bien équipé,
avec de bonnes chaussures, des bâtons parfois… quand il s’est entraîné…
et quand il marche avec des compagnons qui veillent les uns sur les autres.
Face aux difficultés de la vie, prendre soin de soi… S’entraîner à travers le débriefing sans jugement de nos échecs, de nos réussites, de nos expériences, de nos découvertes…
Rejoindre des contextes relationnels non toxiques et des personnes fiables…

Le randonneur s’adapte aussi parce qu’il accepte le chemin tel qu’il est… parce qu’il respecte la montagne, ses règles, ses surprises, sa météo… parce qu’il cherche les stratégies et le matériel nécessaire pour affronter les difficultés qui se présentent…
Face aux difficultés de la vie, quitter nos plaintes… Accueillir la réalité telle qu’elle est… Apprendre à nous y ajuster pour atteindre, parfois « par un autre chemin », les objectifs que nous nous sommes fixés…

Et surtout, le randonneur part sur le chemin avec l’envie d’arriver au sommet, avec la motivation de se surpasser dans les moments difficiles et de restaurer ses forces régulièrement… jusqu’à la fierté d’avoir réussi ou la sagesse d’avoir reconnu ses limites…
Face aux difficultés de la vie, arrêter de perdre son énergie à se lamenter… Consacrer toute cette énergie à développer la confiance en moi… Valoriser ce dont j’ai été capable plutôt que de rester accroché aux échecs… Faire confiance à mon corps, à mes ressentis et à mon mental qui sauront me suggérer les stratégies la créativité nécessaires à d’adaptation…
Oser… Oser enfin… jusqu’à la fierté !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
août 2020

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