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Atelier AU CŒUR DE SOI à St Pierre le 22 juin

Cet atelier est la première séance d’une série de 10 rencontres de 2h
ayant pour objectif de permettre à chacun d’aller « au cœur de soi »
pour oser être soi-même dans sa vie quotidienne et dans ses relations.
Il ne s’agit pas d’un enseignement à écouter, mais d’entrer dans une démarche : chacun se met à l’écoute de lui-même et à l’écoute des autres.
INSCRIPTION NÉCESSAIRE
par mail à mthomas@competences-relationnelles.com

Quelques pistes de travail qui seront traitées par des exercices pratiques :
– Énoncer nos ATTENTES
– Développer nos RESSOURCES personnelles
– Sortir de la PEUR
– Canaliser nos EMOTIONS
– Mettre en oeuvre notre CHANGEMENT
– Développer des RELATIONS sereines et constructives
– Etc.

Cet atelier est ouvert à toutes et tous, quelles que soient les convictions et les croyances de chacun, dans la sincérité, l’ouverture, le respect et la confidentialité.

Les rencontres seront programmées le 22 juin et auront lieu en dehors des vacances scolaires. Venez à la première rencontre du 22 juin et vous déciderez ensuite librement de continuer ou non.

L’atelier n’aura lieu que si 10 participants minimum sont inscrits !
MERCI DE CONFIRMER VOTRE PARTICIPATION

par mail à mthomas@competences-relationnelles.com

En souplesse

A l’Etang St Paul, à la Réunion,
une sorte de forêt en bord de mer, habituellement très paisible.
Après la grande tempête Fakir, partout des arbres déterrés,
et des branches arrachées qui jonchent le sol
ou restent suspendues entre ciel et terre.
la forêt est à genoux, dévastée.

Sauf dans la palmeraie : la plupart des palmiers sont debout,
quelques branches sèches ont été arrachées,
mais elles avaient fini leur vie
et la tempête a permis ce toilettage :
la palmeraie est debout avec encore plus de noblesse.

Debout les palmiers aux branches souples :
tordues par le vent, elles plient mais ne rompent pas.

Dévastés les arbres aux branches raides et rigides :
Incapable de se plier, elles cassent sous la tempête.

Et toi, comment es-tu ?
Souple comme le palmier,
tu résistes à la tempête en t’adaptant avec souplesse ?
Ou rigide et raide,
tu casses ou tu « te casses » ?

Face aux contrariétés de la vie,
nous avons souvent tendance à nous crisper, à nous cabrer,
et nous nous raidissons, croyant être ainsi plus forts.
Mais la vie devient un combat permanent,
nous ne vivons plus pour nos valeurs, mais contre tout ce et tous ceux qui nous agressent.
Nous sommes de plus en plus acariâtres, en lutte face aux événements et aux personnes,
et nous nous épuisons à nous raidir face aux vents contraires,
« cassés » jusqu’à l’agressivité, la somatisation, le burn out…

J’apprends la souplesse du palmier…
M’ancrer à l’intérieur de moi, dans la souplesse d’émotions fluctuantes
et la fragilité de mes manques et de mes besoins…
Trouver à l’intérieur de moi mes ressources, mes talents, mes limites,
écouter ce qui sonne juste, désinfecter ce qui est blessé…
En prenant soin de moi, je me suis assoupli,
et j’ai découvert à quel point la vie prend soin de moi.

Avant, un rien m’énervait…
depuis que j’ai cherché mes besoins qui se cachaient derrière ce qui m’énervait,

je suis moins influencé par les aléas de la vie…

J’apprends la souplesse du palmier…
Accueillir les événements comme ils viennent,
sans m’y précipiter tête baissée quand ils m’attirent,
sans me cabrer quand ils m’agressent.
Les recevoir comme un message porteur de sens…
Plutôt que de vouloir tout programmer et formater,
je choisis de m’adapter à la situation avec ce que je suis,
d’y apporter ma contribution, de m’en protéger si nécessaire.
Et je découvre au cœur de cette situation des opportunités inattendues.
Tous les changements de ma vie sont survenus quand, ayant lâché prise, 
j’ai su réagir en restant moi-même et en m’adaptant à la situation.

En 2006, j’avais acheté ma maison en Lorraine,
pensant m’installer dans la maison de mes rêves jusqu’à ma mort.

Je suis parti à la Réunion par hasard au lendemain de cet achat,
sans imaginer un instant que j’allais m’y installer 8 ans après,
sans le moindre regret…

J’apprends la souplesse du palmier…
Me poser dans la relation sans chercher à m’imposer,
sans peur de dire clairement ce que je pense et ce que je propose.
Renoncer au « tu » qui accuse et qui juge,
et choisir le « je » de mes ressentis et de mes limites.
Renoncer au silence des soumissions et des compromissions,
et choisir de pouvoir dire non quand c’est non et oui quand c’est oui.
Renoncer à convaincre pour avoir raison,
et choisir l’expression des points de vue différents pour s’ajuster.
Et passer de la guerre qui détruit au dialogue qui crée et qui construit.

Je suis un grand sensible, et ma sensibilité me conduisait à être agressif…
Je n’imaginais pas un instant qu’un travail sur moi effectué autour de la cinquantaine

allait faire grandir la confiance en moi et, automatiquement, faire baisser l’agressivité.

J’apprends la souplesse du palmier…
Partager avec mes amis et mes proches dans la simplicité et la sincérité
partager ensemble ce que je suis et de ce que nous sommes,
plutôt que de vouloir leur plaire ou prouver ma valeur.
Chercher chez les autres les ressources qui me manquent,
plutôt que jalouser celles et ceux qui ont d’autres talents que moi.
Oser être moi-même, dans le respect de l’autre,
m’affirmer tout en restant à l’écoute
et me protéger en laissant à l’autre la responsabilité de ses critiques.

Ma solitude me conduisait souvent
à attendre des autres plus que ce qu’ils pouvaient me donner.
Depuis que je suis allé chercher en moi ce qui me manquait,

je déguste des relations simples et gratuites où je reçois plus que je ne l’espérais.

Non, non ! Ne croyez pas que je suis arrivé au nirvana !
J’apprendrai jusqu’au dernier jour !
Comme tout être humain et comme vous
j’ai mes difficultés et mes souffrances,
mes pas en arrière et mes freins,
mes ornières et mes péchés mignons…
Mais ces ombres ne font que mettre en valeur la lumière
que je porte en moi, que vous portez en vous.
Et s’il me reste des raideurs, et s’il vous reste des raideurs,
elles peuvent s’assouplir, chaque fois que
nous nous accueillons nous-mêmes au cœur de la vie telle qu’elle vient.

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
14 mai 2018
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Deviens ce que tu es

Tout est en toi : comme un diamant enfoui dans la roche,
le diamant de ta pépite, unique et indestructible,
la roche de tes duretés et de tes raideurs…

Cherche derrière ta dureté, écoute-la :
comme la roche pour le diamant, elle protège ta pépite,
ton désir d’extraire la pépite va assouplir tes duretés…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : la lumière et les ténèbres,
cette part lumineuse qui fait ta joie et celle de tes proches,
et cette part sombre qui pourrait t’engloutir… 

Cherche derrière la part sombre, écoute-la :
elle n’est que l’envers de ta part lumineuse,
ce qui te désespère ne parle que de tes espoirs…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : l’audace et la peur,
l’audace qui te fait oser l’aventure d’une vie,
et la peur qui te paralyse ou génère ta violence…

Cherche derrière tes peurs, écoute-les :
elles disent ton désir de protéger ce qui est si précieux
et de réussir la réalisation de tes aspirations…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : la réussite et l’échec,
tes capacités qui te donnent l’élan et la fierté,
tes limites qui te freinent ou te désespèrent…

Cherche derrière tes freins, écoute-les :
tes limites peuvent devenir des forces de progrès,
et l’autre n’est plus rival mais complémentaire…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : l’indépendance et la dépendance,
ta volonté d’être libre et responsable
et ta douleur d’être abandonné, rejeté ou dominé…

Cherche derrière ce rejet ou cette soumission, écoute-les :
ta souffrance crie en silence ton désir d’être toi-même
et d’être respecté, accueilli, aimé…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : l’amour et la haine,
ton cœur qui prend soin avec délicatesse,
et ce même cœur blessé qui peut aussi blesser si fort…

 Cherche derrière tes blessures, écoute-les :
ta sensibilité est un joyau à canaliser,
un Amour  fort et fragile essaie de surgir…
Et deviens ce que tu es !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
28 février 2018

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Force fragile

Ces lignes sont pour toi, Marie…
Je me permets de t’appeler comme ça, par discrétion,
mais aussi parce que je sais que tu as des raisons de t’y reconnaître…
Ces lignes sont pour toi, Marie, qui viens de m’écrire :
« Oui… Je me sens encore fragile mais c’est peut-être une chance pour tous !
Je t’ai répondu :  » fragile et forte à la fois… et c’est dans cette alliance des deux que tu peux être toi-même et rayonner de l’amour… » Et je voudrais expliciter ma réponse, pour que ça ne reste pas des mots faciles, mais que ça te permette d’en vivre !

Ces lignes sont pour toi, Marie, mais aussi pour chacune et chacun de nous
qui faisons quotidiennement cette expérience de nos fragilités… et de nos forces !

Fragile OU  fort ?

Ce sont deux opposés qui semblent contradictoires a priori.

Fragilité ou force…
Certains ne valorisent que leur force : ils veulent être les premiers, les plus forts, les gagnants, avec le risque de tout bousculer sur leur passage pour arriver à leurs fins. La force toute seule s’impose, opprime et fait violence.

D’autres se dévalorisent au nom de leurs fragilités : ils se sentent toujours plus petits ou incapables et risquent de développer des stratégies d’échec, parce que la conscience de leurs fragilités empêche l’estime de soi et la confiance en soi.

Corps de chair et d’os
Certains s’imposent de façon rigide, sans discussion possible : ils ressemblent à un squelette à qui il manque la souplesse des articulations et des muscles… Ils ne sont pas à l’abri de se briser au premier obstacle…

Certains s’écroulent au premier souffle ou à la première contradiction, comme une poupée de chiffons à qui il manque une armature pour tenir debout… ou comme une marionnette qui se laisse piloter par d’autres…

Intransigeance et doute
Certains  imposent leurs points de vue comme des vérités indiscutables et refusent toute discussion. Ils pensent qu’ils ont raison, envers et contre tout, et ils apparaissent sûrs d’eux… Le sont-ils vraiment ? N’ont-ils pas plutôt peur de perdre leurs certitudes ? S’ils avaient une vraie confiance en eux, ils accepteraient le dialogue et les avis différents, y trouvant l’opportunité d’élargir leurs connaissance et de renforcer la cohésion…

D’autres n’osent pas s’exprimer, parce qu’ils ont peur de dire des bêtises et d’être jugés par les autres. Ils ont peur d’avoir tort et préfèrent se taire plutôt que d’être rabroués. Est-ce vraiment la peur du jugement des autres qui les fait taire ? ou le déficit d’estime de soi et de confiance en soi ?

Fragile ET fort

Force ET fragilité : ce sont comme les deux extrémités d’un arc qui permettent de tendre la corde et de donner à la flèche son élan. Ce sont les deux pôles opposés de l’arc de nos vies ! S’il manque l’un des deux opposés, il n’y a plus de tension dans la corde, et la flèche de la vie ne décolle pas…

Certains chefs utilisent leur force et leur pouvoir pour écraser leurs subalternes qu’ils regardent de haut. Mais ils fragilisent leur entreprise et ils se fragilisent eux-mêmes en dégradant la motivation et la santé de leurs salariés…

D’autres chefs utilisent la même force et le même pouvoir pour soutenir leurs collaborateurs qu’ils regardent comme des partenaires… Car ils savent que, quel que soit leur pouvoir, ils ne peuvent rien sans l’action et l’initiative de leurs collaborateurs. Ils connaissent l’équilibre fragile entre les enjeux de rentabilité et le respect des personnes. Ceux-là savent qu’en prenant soin de leur bien être et de leurs fragilités, ils se donnent toutes les chances de multiplier les énergies créatrices.

Certains parents et éducateurs exercent leur autorité avec rigueur et sévérité et punissent toutes les fautes, parfois de façon humiliante. Et s’étonnent ensuite du taux d’échec et de délinquance que cette attitude éducative déclenche.

D’autres parents et éducateurs savent que les erreurs sont des occasions d’apprentissage et de progrès et ne ratent pas une occasion de valoriser leurs enfants ou élèves et de leur rappeler qu’ils sont capables de progresser. C’est en accompagnant leurs fragilités qu’ils ouvrent des voies de succès et de confiance en soi.

Heureuses forces qui nous donnent la possibilité de croire en nous et de prendre notre place dans le monde !

Heureuses fragilités qui nous donnent l’énergie de progresser et d’accueillir les soutiens qui nous sont proposés pour dépasser nos obstacles.

Forces fragiles

Vous êtes vous déjà regardés marcher ? Lorsque vous êtes debout, vous tenez sur vos deux jambes, et si vous êtes en bonne santé, vous vous sentez fort et stable, sans risque d’être déstabilisé par le premier coup de vent. Mais pour avancer, il faut vous jeter dans la fragilité de l’équilibre instable, d’une jambe sur l’autre… avec la contrainte supplémentaire de vous adapter aux irrégularités du sol, et le risque de vous tordre un pied. C’est en acceptant cette fragilité que vous avancez !

Avez-vous déjà regardé les pentes du volcan de la Fournaise ? ou le mur qui entoure votre propriété ? Ces roches volcaniques et ces murs sont suffisamment forts pour ne pas vaciller. Mais c’est dans leurs fissures de fragilité que germent les plantes et les fleurs !

Sans nos fragilités, nous serions enfermés dans nos certitudes et envahis de méfiance envers toute personne qui pourrait venir nous affronter. La force toute seule produit le mépris, la peur, la vengeance, la violence.

Dans nos fissures et nos fragilités  nous sommes capables d’appel au secours, de demande de soutien, d’énergie pour dépasser nos limites.

Dans nos fissures et nos fragilités, nous sommes capables de nous serrer les coudes pour avancer ensemble, pour nous dépasser, pour compter les uns sur les autres… Nous sommes capables d’aimer…

Dans nos fissures et nos fragilités, nous sommes capables de confiance en nous et en nos capacités pour affronter les défis… Nos plus grandes fiertés surgissent quand nos fragilités nous ont conduit à oser !

Enfin, nos fissures et nos fragilités nous révèlent ce qu’est la vraie force : non pas la force de nos boucliers et de nos armes qui écrase et qui détruit, mais la force créatrice : celle qui surgit du dedans, celle qui vient du cœur, pour nous tenir debout et nous rendre humain, fort et fragile.

François Mitterrand parlait jadis de « la force tranquille ».
Permettez-moi de proposer aujourd’hui : « la force fragile »

Ma chère Marie…
C’est quand tu accueilles et prends soin de ta fragilité que tu deviens forte !
Ose tracer ta route !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
décembre 2017

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Photo : Patricia Lebon
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Laisse jaillir ta parole

On nous a répété souvent cette phrase du poète Nicolas Boileau : « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire en viennent aisément ». Nous avons fini par croire qu’il fallait d’abord des idées claires et bien construites avant de prendre la parole ou le stylo. Et nous avons fini par nous taire ! Ou bien nous nous sommes contentés de répéter des « poncifs » imposés par des modes ou des manipulateurs qui veulent nous imposer ce que nous devons penser !

Or la pensée, comme la vie, n’existe qu’en s’exprimant, grâce à celui qui risque les mots sans connaître encore la fin de la phrase, comme jaillit la source avant de savoir qu’elle deviendra irrigation vivifiante, rivière et fleuve, et même jusqu’à la mer !

Je me souviens de cette femme écrivain pour enfant disant qu’elle commence toujours à écrire à partir d’un noyau central, sans connaître la fin.

Je me souviens de prises de parole en public : le discours était préparé, longuement. Et pourtant, devant ce public, ce sont d’autres mots qui venaient, et d’autres développements, puisés dans le regard des auditeurs et dans la communication avec eux.

Je me souviens de ces dialogues,  de ces rencontres et de ces accompagnements où il faut renoncer à savoir à l’avance la bonne réponse, car l’écoute et l’échange font jaillir l’inattendu. Car ce n’est pas la réponse qui importe : si je cherche quoi répondre ou quel conseil donner, je n’écoute déjà plus celui qui me parle, je ne m’écoute que moi-même pour peaufiner ma réponse ! Ce qui importe, c’est la parole que va oser celui que j’écoute, parce qu’il se sent écouté. Cette parole qu’il va peut-être balbutier parce qu’elle surgit inattendue du plus profond de lui-même ! Ces paroles là sont des paroles vivifiantes qui désaltèrent celui qui les prononce !

A l’inverse des phrases toutes faites et des ritournelles apprises par cœur, la Parole de l’homme est créatrice : écrite ou orale, elle jaillit du dedans comme une source vive. Chaque être humain est porteur d’une source unique, d’une Parole originale.

C’est pourquoi éduquer un enfant ne peut pas consister à lui faire apprendre par cœur des paroles écrites ou prononcées par d’autres ! Éduquer un enfant, c’est le conduire vers sa source pour qu’il s’y désaltère, c’est le conduire vers lui-même pour qu’il découvre la pépite qu’il porte… C’est ainsi lui permettre de développer la confiance en lui, source de toutes les motivations, de tous les dynamismes et de toutes les vraies réussites.

Ose risquer une parole, la tienne, celle que personne ne pourra dire à ta place,
sans l’imposer, mais en l’offrant comme une fleur unique au bouquet de l’humanité.

Écoute les paroles des autres, surtout si elles sont différentes de la tienne,
sans les photocopier pour penser comme eux ou comme tout le monde,
mais pour plonger ta propre source à la confluence des diversités humaines.

Quand des paroles vives et uniques rentrent en dialogue, c’est l’Humanité qui se construit !
Quand tu développes ton autonomie de pensée et d’agir, tu rends possible la coopération.

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
septembre 2017

Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

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Comment fait-on pour APPRENDRE à S’AIMER SOI ?

Question d’une amie… Question de tant et tant de personnes…
Merci à toi qui m’as posé la question de m’avoir donné, en te répondant,
l’occasion et la permission de le partager à d’autres !

CHERCHER LA PÉPITE DERRIÈRE LA DOULEUR

Ton visage portait la souffrance… Tu étais fatiguée, déprimée…
Je t’ai proposé de chercher ce qui se cachait derrière ta souffrance,
et derrière cette posture de victime qui ne te convenait pas.
Et tu as osé nommer des mots précis,
exprimant ta richesse intérieure à toi, unique et spécifique,
ton désir, celui qui ne parle que de toi…

Nous l’avons appelé ta « pépite », qui surgissait alors du fond de toi
où elle était bien enfouie pour se protéger de la violence subie…
Cette « pépite » qui habite chacun de nous
et que jamais aucune souffrance ne peut détruire !

Aussitôt ton visage s’est illuminé…
Tes proches l’ont remarqué dans les heures suivantes.
Et tu m’as dit plus tard que tu prenais plaisir à te regarder dans le miroir…
S’aimer soi, ça doit ressembler à ça !!!

APPRIVOISER TON LOUP

Chacun de nous porte en lui un « loup ». J’appelle « loup » ce qui me fait souffrir, ce qui risque de me faire sombrer, cette force destructrice, de moi ou de l’autre, qui risque souvent de me conduire à des paroles ou à des actes contraires à mes valeurs…

Souvent nous nous battons contre notre « loup »,
nous voulons le faire taire, nous le prenons en haine…
Si tu te bats, contre un loup, tu es sûr de perdre, et il va te croquer !
La seule solution pour rester vivant, c’est de l’apprivoiser.

Apprivoiser ton loup, c’est à dire l’accueillir…
Accueillir ce qu’il ne sait pas encore dire autrement que par la violence ou la souffrance…
Peut être ce loup n’a jamais été écouté…
Lui demander de te dire sans violence de quel message il est porteur
et l’écouter à  travers ton ressenti et tes intuitions…
L’écouter car il n’est que la face cachée ou l’inverse  de ton être profond…
comme la « pépite » est l’inverse de ta souffrance…
Ton loup est la nuit qui va mettre en valeur ta lumière.
Tu t’aimeras toi quand tu aimeras aussi ton loup (mais pas la souffrance ni la violence),
quand tu l’auras apprivoisé…

TROUVER LES RELATIONS QUI TE CONVIENNENT

Tu peux t’aimer ou te détester
selon les contextes relationnels dans lesquels tu te trouves.
Il y a des contextes relationnels
où tu te sens bien, à l’aise, en confiance,  où tu oses être toi-même…
Et d’autres contextes relationnels
où tu n’es pas bien, tu perds confiance, tu te dévalorises…
Dans ce dernier cas, ne te juge pas, ne juge pas l’autre non plus,
mais demande toi ce qui te convient à toi,
ce dont tu as besoin pour être toi-même, et ce qui t’en empêche…

Nous sommes comme les poissons :
certains ont besoin d’eau de mer, d’autres ont besoin d’eau douce.
Certains ont besoin d’eaux vives, d’autres ont besoin d’eaux calmes…
Et toi de quel climat relationnel as-tu besoin pour être toi?

Pour t’aimer toi-même, sors de ta coquille
sinon tu ne verras de toi qu’un être recroquevillé et donc tout fripé !
Pour t’aimer toi-même, laisse-toi aimer par celles et ceux qui sont sans risque pour toi.
Ose leur parler car c’est en parlant à l’autre que tu te comprends,
et c’est en parlant que tu deviens ce que tu dis…
Chaque fois que tu te mets à parler, tu avances !

Quand tu as trouvé le bon contexte relationnel,
quand tu sens des relations de confiance et de respect,
ose la relation, aime l’autre, et aime-toi…

Aime-toi en aimant l’autre !

Bien à toi…
Marc                         Téléchargez cet article en pdf                                    mthomas@competences-relationnelles.com

Pour poursuivre, relis ce très beau texte attribué à Charlie Chaplin :
« Le jour où je me suis aimé pour de vrai »

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Ecouter sa musique intérieure

Et comment il faut faire pour écouter sa musique intérieure?

Il s’agit d’abord d’écouter ce que tu ressens face aux situations de la vie, ces ressentis qui te viennent spontanément : amour, joie, tristesse, peur, colère, espoir, etc.

Les accueillir tels qu’ils viennent, sans les juger, sans te noyer dedans…
Les accueillir comme un langage qui parle de toi et des vrais besoins de ton être intérieur.
Tu peux lire ici l’article que j’ai écrit à ce sujet.

Je n’ai jamais osé aller voir ce qu’il y a, par peur de trouver rien ou bien quelque chose qui ne me plait pas du tout ou me force a changer quelque chose de fondamental… Il faut avoir le courage d’être sincère.

Quand tu « vas voir ce qu’il y a », en accueillant tes émotions et tes besoins,
il y a toujours quelque chose de bon :
C’est la « pépite » que chaque être humain porte en lui comme un diamant,
comme la lumière pour éclairer son chemin et ses choix…

Tu trouveras souvent cette pépite
cachée derrière ce qui te fait mal, ce qui te bloque, ce qui te met en mal être…
Parce que ces souffrances disent que quelque chose de très important pour toi (des valeurs, le sens de ta vie, tes capacités…) est blessé ou enfermé ou maltraité…
Et en prenant soin de ce qui est blessé, tu vas trouver le chemin et l’énergie de vivre.

Cela ne te forcera pas à changer quelque chose de fondamental, comme tu l’écris,
mais cela te donnera le désir et le bonheur de changer ton regard, tes choix, tes postures, et tu expérimenteras une force de libération…

Pour parvenir à cela, il faut parfois pouvoir parler avec quelqu’un de confiance, car en parlant, je mets des mots sur ce que je ressens, et dans l’écoute de l’autre, je me sens conforté…

Bien à toi !    Marc

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
juin 2017