Archives de catégorie : Assertivité

Vivre LA RÉSILIENCE

Après une agression qui l’a traumatisée pendant plusieurs années,
une jeune femme partage son chemin de résilience :

J’ai accepté de libérer mon âme et mon cœur de la blessure. Et je sens que je suis de plus en plus libre, jour après jour. La résilience se fait en temps et en heure. Elle ne se fait pas sans nous, mais j’ai la forte conviction qu’elle se joue beaucoup en latence, de manière sous-jacente, comme si notre inconscient nous prépare, et qu’elle se manifeste de manière consciente au moment où nous sommes aptes ou prêts à la voir, la vivre de la manière la plus bénéfique ! 

En tout cas je vais mieux, vraiment. Je ne me définis plus par l’agression que j’ai subi, et je marche la tête haute et les épaules relevées depuis quelques mois. Pourquoi ? 

J’ai pris conscience qu’un seul acte ne me définissait pas ! Je suis bien plus qu’une simple victime. Je n’ai pas le droit de minimiser toute celle que je suis à cet acte avilissant.

Non, je suis bien plus qu’une blessure, et bien plus que mes blessures. Je ne suis pas la somme de mes blessures non plus ! Je suis une perle qui a été salie mais que le temps peut polir pour briller à nouveau. 

J’ai tellement de bon en moi, et de talents à offrir au monde, aux autres !!! 

J’ai décidé de choisir la vie, de construire ma vie en partant de mes blessures, et non de subir ma vie, et de fuir et d’enfouir mes blessures. 

Une plaie non soignée produit du pus et gangrène avec le temps, alors qu’une plaie soignée et purifiée laisse paraître une cicatrice, mais cette-dernière révèle juste qu’il y a eu blessure ! Lorsqu’elle est soignée, reste seulement son souvenir, et non plus la répétition de l’événement traumatique ou douloureux.

Voilà mon but et l’état d’esprit dans lequel je suis aujourd’hui ! 

Guérir, pour pouvoir dire aux autres que c’est possible, et que regarder ses blessures en les prenant à bras le corps est d’autant plus libérateur que la souffrance qu’elle comporte est difficile !!! C’est une douleur qui vaut la peine d’être vécue, pour être plus fort ! 

Je ne sais pas si je serai psychologue un jour, mais je sais que je veux parler de la résilience dans ma vie, autour de moi ! Je verrai bien comment. Je laisse la vie me guider ! 

                                                                                                                                              Sarah, août 2020


Merci Sarah : ton texte m’a touché… et m’a suggéré ceci :

Si des actes peuvent nous blesser profondément, rien ni personne ne peut atteindre ce que Sarah appelle ci-dessus « la perle » et que j’appelle souvent « la pépite » qui habite chacun de nous et fait de nous le meilleur de ce que nous sommes…

Cette pépite est parfois bien cachée en nous, au point que nous ne la trouvons pas encore, parce qu’elle se protège en un lieu inatteignable par l’agression. Mais le travail sur soi pour désinfecter et traiter les blessures lui permet de surgir à nouveau, « perle » ou « pépite » toujours lumière de résilience…


Les cicatrices de nos blessures sont le signe de la désinfection accomplie !  

Sur notre corps, ces cicatrices restent sensibles au toucher… De même, les cicatrices de tes blessures te garderont sensible et t’appelleront à te protéger en situation toxique… Mais elles te donneront aussi une belle sensibilité pour toutes celles et ceux que tu croiseras blessés par la vie…

Et puis encore et surtout : tes cicatrices, et les blessures qu’elles rappellent, vont devenir progressivement le lieu de tes fécondités. Déjà tu veux parler de la résilience dans ta vie, tu veux guérir pour dire aux autres que c’est possible, tu veux avancer en psychologie ! Déjà tes cicatrices sont comme les interstices qui laissent passer ta fécondité et ton empathie… Tes cicatrices, transformées par le travail de résilience, deviennent des ressources pour toi et pour les autres…                                                 Marc

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Ecouter sa musique intérieure

Et comment il faut faire pour écouter sa musique intérieure?

Il s’agit d’abord d’écouter ce que tu ressens face aux situations de la vie, ces ressentis qui te viennent spontanément : amour, joie, tristesse, peur, colère, espoir, etc.

Les accueillir tels qu’ils viennent, sans les juger, sans te noyer dedans…
Les accueillir comme un langage qui parle de toi et des vrais besoins de ton être intérieur.
Tu peux lire ici l’article que j’ai écrit à ce sujet.

Je n’ai jamais osé aller voir ce qu’il y a, par peur de trouver rien ou bien quelque chose qui ne me plait pas du tout ou me force a changer quelque chose de fondamental… Il faut avoir le courage d’être sincère.

Quand tu « vas voir ce qu’il y a », en accueillant tes émotions et tes besoins,
il y a toujours quelque chose de bon :
C’est la « pépite » que chaque être humain porte en lui comme un diamant,
comme la lumière pour éclairer son chemin et ses choix…

Tu trouveras souvent cette pépite
cachée derrière ce qui te fait mal, ce qui te bloque, ce qui te met en mal être…
Parce que ces souffrances disent que quelque chose de très important pour toi (des valeurs, le sens de ta vie, tes capacités…) est blessé ou enfermé ou maltraité…
Et en prenant soin de ce qui est blessé, tu vas trouver le chemin et l’énergie de vivre.

Cela ne te forcera pas à changer quelque chose de fondamental, comme tu l’écris,
mais cela te donnera le désir et le bonheur de changer ton regard, tes choix, tes postures, et tu expérimenteras une force de libération…

Pour parvenir à cela, il faut parfois pouvoir parler avec quelqu’un de confiance, car en parlant, je mets des mots sur ce que je ressens, et dans l’écoute de l’autre, je me sens conforté…

Bien à toi !    Marc

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
juin 2017

En souplesse

A l’Etang St Paul, à la Réunion,
une sorte de forêt en bord de mer, habituellement très paisible.
Après la grande tempête Fakir, partout des arbres déterrés,
et des branches arrachées qui jonchent le sol
ou restent suspendues entre ciel et terre.
la forêt est à genoux, dévastée.

Sauf dans la palmeraie : la plupart des palmiers sont debout,
quelques branches sèches ont été arrachées,
mais elles avaient fini leur vie
et la tempête a permis ce toilettage :
la palmeraie est debout avec encore plus de noblesse.

Debout les palmiers aux branches souples :
tordues par le vent, elles plient mais ne rompent pas.

Dévastés les arbres aux branches raides et rigides :
Incapable de se plier, elles cassent sous la tempête.

Et toi, comment es-tu ?
Souple comme le palmier,
tu résistes à la tempête en t’adaptant avec souplesse ?
Ou rigide et raide,
tu casses ou tu « te casses » ?

Face aux contrariétés de la vie,
nous avons souvent tendance à nous crisper, à nous cabrer,
et nous nous raidissons, croyant être ainsi plus forts.
Mais la vie devient un combat permanent,
nous ne vivons plus pour nos valeurs, mais contre tout ce et tous ceux qui nous agressent.
Nous sommes de plus en plus acariâtres, en lutte face aux événements et aux personnes,
et nous nous épuisons à nous raidir face aux vents contraires,
« cassés » jusqu’à l’agressivité, la somatisation, le burn out…

J’apprends la souplesse du palmier…
M’ancrer à l’intérieur de moi, dans la souplesse d’émotions fluctuantes
et la fragilité de mes manques et de mes besoins…
Trouver à l’intérieur de moi mes ressources, mes talents, mes limites,
écouter ce qui sonne juste, désinfecter ce qui est blessé…
En prenant soin de moi, je me suis assoupli,
et j’ai découvert à quel point la vie prend soin de moi.

Avant, un rien m’énervait…
depuis que j’ai cherché mes besoins qui se cachaient derrière ce qui m’énervait,

je suis moins influencé par les aléas de la vie…

J’apprends la souplesse du palmier…
Accueillir les événements comme ils viennent,
sans m’y précipiter tête baissée quand ils m’attirent,
sans me cabrer quand ils m’agressent.
Les recevoir comme un message porteur de sens…
Plutôt que de vouloir tout programmer et formater,
je choisis de m’adapter à la situation avec ce que je suis,
d’y apporter ma contribution, de m’en protéger si nécessaire.
Et je découvre au cœur de cette situation des opportunités inattendues.
Tous les changements de ma vie sont survenus quand, ayant lâché prise, 
j’ai su réagir en restant moi-même et en m’adaptant à la situation.

En 2006, j’avais acheté ma maison en Lorraine,
pensant m’installer dans la maison de mes rêves jusqu’à ma mort.

Je suis parti à la Réunion par hasard au lendemain de cet achat,
sans imaginer un instant que j’allais m’y installer 8 ans après,
sans le moindre regret…

J’apprends la souplesse du palmier…
Me poser dans la relation sans chercher à m’imposer,
sans peur de dire clairement ce que je pense et ce que je propose.
Renoncer au « tu » qui accuse et qui juge,
et choisir le « je » de mes ressentis et de mes limites.
Renoncer au silence des soumissions et des compromissions,
et choisir de pouvoir dire non quand c’est non et oui quand c’est oui.
Renoncer à convaincre pour avoir raison,
et choisir l’expression des points de vue différents pour s’ajuster.
Et passer de la guerre qui détruit au dialogue qui crée et qui construit.

Je suis un grand sensible, et ma sensibilité me conduisait à être agressif…
Je n’imaginais pas un instant qu’un travail sur moi effectué autour de la cinquantaine

allait faire grandir la confiance en moi et, automatiquement, faire baisser l’agressivité.

J’apprends la souplesse du palmier…
Partager avec mes amis et mes proches dans la simplicité et la sincérité
partager ensemble ce que je suis et de ce que nous sommes,
plutôt que de vouloir leur plaire ou prouver ma valeur.
Chercher chez les autres les ressources qui me manquent,
plutôt que jalouser celles et ceux qui ont d’autres talents que moi.
Oser être moi-même, dans le respect de l’autre,
m’affirmer tout en restant à l’écoute
et me protéger en laissant à l’autre la responsabilité de ses critiques.

Ma solitude me conduisait souvent
à attendre des autres plus que ce qu’ils pouvaient me donner.
Depuis que je suis allé chercher en moi ce qui me manquait,

je déguste des relations simples et gratuites où je reçois plus que je ne l’espérais.

Non, non ! Ne croyez pas que je suis arrivé au nirvana !
J’apprendrai jusqu’au dernier jour !
Comme tout être humain et comme vous
j’ai mes difficultés et mes souffrances,
mes pas en arrière et mes freins,
mes ornières et mes péchés mignons…
Mais ces ombres ne font que mettre en valeur la lumière
que je porte en moi, que vous portez en vous.
Et s’il me reste des raideurs, et s’il vous reste des raideurs,
elles peuvent s’assouplir, chaque fois que
nous nous accueillons nous-mêmes au cœur de la vie telle qu’elle vient.

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
14 mai 2018
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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COMMENT FAIRE POUR…
les ateliers « Compétences relationnelles »

Comment faire pour…
RESTER SOI-MÊME
DANS LES RELATIONS AVEC LES AUTRES

Des ateliers pour apprendre à mieux vivre
nos relations personnelles et professionnelles
(voir quelques exemples d’ateliers ci-dessous)

Comment faire pour…
ÊTRE SOI-MÊME ?
  • identifier mes ressources personnelles, mes compétences, mes capacités
  • nommer mes freins et mes échecs et m’en servir pour changer et progresser
  • accueillir et canalise mes émotions et satisfaire mes besoins vitaux
Comment faire pour…
OSER PARLER, APPRENDRE A DIRE ?
  • passer de « la peur de blesser » à « une communication affirmée et bienveillante »
  • me (re)connaître et oser parler de moi (mes ressentis, besoins et demandes)
    et non de l’autre (reproches, jugements…)
  • sortir de la peur de « qu’est-ce que l’autre va penser si je dis ça ? »
Comment faire pour…
ÊTRE BIENVEILLANT QUAND ON N’EST PAS D’ACCORD ?
  • passer de « convaincre à tout prix » à « accueillir et valoriser les divers points de vue »
  • sortir du « J’ai raison, tu as tort », pour accueillir l’autre différent et m’affirmer
  • négocier en cherchant ensemble des solutions nouvelles et créatives
Comment faire pour…
RENONCER AUX REPROCHES ET AUX JUGEMENTS SANS SE TAIRE ?
  • sortir des jugements ou de la peur d’être jugé et oser dire sans agressivité
  • Transformer les paroles-poisons en paroles-relations
  • Passer du « tu qui tue » au « Je qui affirme »
Comment faire pour…
ÉCOUTER ET ACCUEILLIR L’AUTRE TOUT EN RESTANT SOI-MÊME ?
  • passer des « interprétations centrées sur nous » à « l’empathie centrée sur l’autre »
  • Ecouter – accueillir avec empathie « le cœur de l’autre » :
    ce qu’il ressent, ce dont il a besoin
  • Accompagner l’autre dans sa recherche de solutions plutôt que donner nos solutions
Comment faire pour…
DÉSAMORCER L’AGRESSIVITÉ ET S’EN PROTÉGER ?
  • quitter  «  l’attaque ou la fuite » pour se protéger et traiter les conduites agressives
  • rééduquer ma spontanéité quand je réponds à une parole agressive
  • refuser le jugement et chercher à comprendre ce qui l’a déclenché
Comment faire pour…
QUITTER DÉPENDANCE ET SOUMISSION ?
  • identifier les causes de ma dépendance et de mon attitude soumise
  • identifier les personnes et les contextes où je me sens libre
  • développer la confiance en moi et mes ressources pour guider mes choix de liberté
Etc.

Il s’agit bien de formations professionnelles ou individuelles qui permettent apprentissages et optimisation de nos postures personnelles et relationnelles.

Il s’agit bien d’ateliers qui permettent d’expérimenter par la pratique et de changer nos manières de faire !

Ces propositions sont à la fois indépendantes les unes des autres et complémentaires
Chaque atelier peut durer minimum 2 ou 3 heures ou être développé sur 2 jours
pour des petits groupes ne dépassant pas 12 personnes pour garantir l’interactivité.

Pour les organiser dans votre secteur professionnel ou géographique,
contactez-nous !

Arrête de vouloir lui faire comprendre !

Tu m’écris ce soir : « Il faut que je lui fasse comprendre…
Pourtant j’ai essayé mais rien n’y fait. »
Et tu as perdu ton énergie pour rien !

Cela nous arrive si souvent…
de vouloir faire comprendre à l’autre…
de vouloir convaincre…
de vouloir « faire passer le message »…
Par tous les moyens possibles,
nous revenons à la charge
autant de fois que nécessaire…
et toujours sans résultat…
Parfois même, notre volonté de faire comprendre
ne fait qu’aggraver l’incompréhension et tendre la relation…

Il est urgent de consentir au fait que
personne ne peut jamais rien faire comprendre à l’autre !

C’est comme en cuisine : il est de la responsabilité du cuisinier de chercher peut-être quels sont les goûts des invités, de choisir des bons produits et de trouver une bonne recette, d’assaisonner au mieux son plat… mais ce n’est pas lui qui peut forcer l’autre à manger et à apprécier…

Chacun de nous a le mauvais souvenir d’invitations où la cuisinière voulait vous forcer à manger davantage en ajoutant : « Pourquoi tu n’e reprends pas ? Ce n’est pas bon ce que je t’ai préparé ? » Et nous aurions dû manger pour faire plaisir à la cuisinière au risque de nous rendre malades…

De même dans la relation :
si tu veux que l’autre écoute et accueille ce que tu dis,
ne cherche pas d’abord à lui faire comprendre ou à le convaincre,
mais interroge-toi d’abord sur ce qu’il peut entendre,
adapte ton discours à sa « langue » à lui,
essaye de t’exprimer avec clarté…
Si tu fais cela, tu as fait le travail d’adaptation à l’autre nécessaire.
Mais ton travail s’arrête là :
il lui revient à lui d’accepter ou non d’entendre puis de comprendre :
lui seul décide de ce qu’il laisse entrer en lui !

Alors comment faire dans les situations d’incompréhension ?
Comment faire quand l’autre ne veut pas nous entendre ?
D’abord renoncer à vouloir qu’il comprenne.
Mais ne pas renoncer à nous affirmer
:
pouvoir dire ce que nous ressentons ou ce que nous voulons
clairement et sans jugement ni agressivité,
en parlant de nous et pas de l’autre,
en faisant en sorte qu’il entende, sans attendre qu’il accepte.

Tu me parlais de ce garçon qui voulait que tu tombes dans ses bras, alors que rien ne t’attire vers lui… Et tu cherchais à lui faire comprendre qu’il perdait son temps.

Arrête donc de vouloir lui faire comprendre…
Ne lui parle pas de lui, mais ose lui parler de toi :
ose lui dire que tu n’es pas intéressée par ses attentes à ton égard,
et que tu ne répondras plus à ses demandes.

Si tu peux t’affirmer sans agressivité,
tu te sentiras déjà mieux, même s’il n’accepte pas.
alors que si tu t’acharnes à vouloir lui faire comprendre,
tu t’énerves davantage et tu perds ton énergie pour rien.
Ce qui dépend de toi, c’est de pouvoir dire en parlant de toi,
en énonçant ton choix et ta posture.
Il ne dépend pas de toi que l’autre accepte de te comprendre.
Tu n’as pas le pouvoir de changer l’autre,
tu as seulement le pouvoir d’être toi-même
, cohérent avec tes valeurs.

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
5 août 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

VOS RÉACTIONS au livre « Au cœur de soi »

« AU CŒUR DE SOI » : Un livre comme un dialogue entre les photos de Patricia Lebon et les textes de Marc Thomas…

Mais aussi un dialogue entre lecteurs et avec les auteurs ! Vos réactions sont les bienvenues ! Envoyez-les par mail à l’adresse :
aucoeurdesoi777@gmail.com et nous les publierons ici !

Au plaisir de ce partage !      Patricia et Marc

Un slam de Florent : Home sweet home

Un commentaire de Marie, le 7 mai 2018 :
Bonjour ! je lis en ce moment votre livre, je viens juste de tourner une page de ma vie et combien, jour après jour,  je trouve les maux de mon passé à la lumière de vos mots, tout simplement, merci !

Un mail de Mirella , le 25 septembre 2019 :
Dans quelques jours,cela fera un mois que j’ai assisté à ta formation.
Une étape déclencheuse, motivante pour moi.
Je viens également de terminer ton bouquin »Au coeur de soi ».
Je me suis laissée le temps de le lire,l’apprécieret le vivre.
A travers tes mots,je me suis retrouvée et le terminant je me suis sentie heureuse.
Heureuse de savoir enfin que je suis ´normale’ je ne suis pas seule.
Qu’en chacun de nous existe une part de ténèbres et de lumière.
Que chacun de nous cache des blessures,des pépites à trouver.   Tes écrits m’ont fait ressentir un soulagement,
comme si quelqu’un m’expliquait ce que je ressentais et me comprenait.
Aujourd’hui j’essaie chaque jour de mettre en pratique :
comprendre mes sentiments y mettre des mots et j’y arrive quelques fois. Mon mari me dit que j’ai changé(en bien).
Une page s’est tourné et le livre de ma vie n’est pas terminé.
Je crois en moi, j’ai confiance en moi, j’y arriverai et c’est grâce à toi.
Tu as été pour moi ce « boost » que j’attendais pour me motiver stimuler..

 

On attend vos autres réactions, en textes, en images…

 

Renoncer aux reproches et aux jugements

Dev-Hum-Couverture1Les reproches et les jugements pourrissent bien des relations. Les couples, les familles, les équipes de travail en savent quelque chose !

Souvent en situation de tension, chacun parle de l’autre pour le juger ou lui faire des reproches, ou pour le convaincre qu’il se trompe : ceci ne fait qu’amplifier la tension. Parfois, pour éviter les conséquences désastreuses de ces reproches et de ces jugements, nous préférons nous taire, accepter, nous soumettre… mais à quel prix ! Car le silence nous enferme dans les rancœurs et les blessures et détruit la relation à petit feu.

Il est pourtant simple de sortir des reproches et des jugements, à condition d’accepter de se rééduquer en s’entraînant à utiliser des outils relationnels accessibles à tous. Ils permettent de dénoncer les actes sans juger les personnes, de sortir du silence pour nous exprimer sincèrement, sans peur ni agressivité.

Le premier « outil » relationnel consiste à distinguer l’acte et la personne, dans deux directions :

  • porter mon regard vers l’autre: habituellement, je juge la personne… à cause ce qu’elle a fait ; je vais maintenant renoncer à juger la personne, mais pouvoir parler de qu’elle a fait : « tu ne fais jamais attention à moi » devient : « quand es rentré dans le bureau, tu ne m’as pas dit bonjour, et cela arrive souvent ». Ou encore : « tu es nul… » devient : « ton devoir vaut zéro car tu as fait 10 fautes ; pourtant je sais que tu es capable de faire mieux ».
  • porter mon regard vers moi pour distinguer les faits et ce que ça me fait; en effet, le reproche ou le jugement que j’adresse à l’autre ne vient pas d’abord de l’acte qu’il a posé, mais de son impact sur moi : selon les moments, les personnes et les circonstances, la même insulte peut me faire rire ou me blesser. L’acte ou l’insulte n’est que le déclencheur, ma réaction exprime la manière dont je le reçois : je peux réussir à me protéger en laissant à l’autre la responsabilité de ses actes et de ses paroles ; ou je les laisse entrer en moi et les prends pour moi… Ma réaction qui s’adresse à l’autre en terme de reproche ou de jugement ne parle que de moi, de mon ressenti, de ma blessure. Pour mettre en œuvre cet outil, je peux me retirer momentanément de la relation pour écouter ce que ça me fait sur le moment, ce que ça fait résonner en moi de vieilles blessures, et pour en prendre soin sans le projeter sur l’autre.

Le deuxième « outil » relationnel est la conséquence directe du précédent : il s’agit de renoncer à parler de l’autre pour parler des faits et pour oser parler de soi. Quitter les reproches et les jugements, c’est renoncer au « tu » qui accuse et qui juge l’autre pour choisir le « je » qui exprime ce que je vis. Par exemple, « tu m’as blessé » devient : « quand tu as dit ceci…, j’ai été blessé parce que cela a touché quelque chose de très sensible en moi » ; ou encore : « tu ne m’écoutes jamais » devient : « j’ai quelque chose à te dire, ça fait plusieurs fois que j’essaye de te parler mais je n’y arrive pas (ou éventuellement : je ne te sens pas disponible) et cela me perturbe ».

Cette invitation à parler de soi peut nous faire hésiter et faire réagir le partenaire : est-ce judicieux de se mettre en avant ? de parler de soi comme si on était le centre du monde ? de s’imposer à l’autre comme si nous possédions la vérité ? Or il ne s’agit pas du tout de cela. Parler en « je » n’a pas pour but de m’imposer à l’autre, mais d’exister dans la relation : non pas imposer un « moi je » qui voudrait avoir raison et qui mépriserait l’autre, mais sortir du silence ou du reproche pour exprimer ce que je vis, ce que je ressens, ce que j’attends… Il s’agit d’oser parler pour m’affirmer comme sujet et acteur et d’inviter l’autre à en faire autant. Comment s’y prendre pour parler de soi sans apparaître prétentieux ?

C’est ici qu’intervient le quatrième « outil » relationnel : il consiste à utiliser les quatre étapes d’une communication garantie sans violence (et donc sans reproche ni jugement), telle que l’a présentée Marshall Rosenberg : chacun peut énoncer sa perception des faits, dire ce que ça lui fait, exprimer ce dont il a besoin, et enfin négocier avec l’autre les diverses manières de satisfaire ces besoins. Par exemple : « quand tu as dit que j’étais nul, je me suis senti blessé, parce que j’avais besoin d’être soutenu-reconnu-valorisé…, et je te demande de me signaler mes erreurs sans me juger ni me rabaisser… Et toi, peux-tu me dire comment tu as vécu cette situation ? »

Dans ce type de langage, les erreurs peuvent être dénoncées de façon objective, mais il n’y a plus de place pour les reproches et les jugements subjectifs, car chacun peut parler à partir de ses ressentis et de ses besoins et écouter ceux de l’autre.

Voulez-vous essayer ? Prenez le temps de vous entraîner à utiliser chacun de ces outils. Essayez d’abord dans des situations pas trop difficiles et observez ce qui se passe dans la relation quand vous réussissez à remplacer les jugements par l’expression de vos ressentis et de vos besoins : vous allez rapidement vous sentir mieux, voir se développer une plus grande confiance en vous et même faire baisser la tension dans la relation. Observez aussi vos réactions quand l’autre vous juge ou vous reproche : grâce à ces « outils », vous allez découvrir que vous ne cherchez plus à vous défendre comme avant ; en effet, vous êtes moins touché car vous laissez à l’autre la responsabilité de ses reproches et de ses jugements qui ne parlent que de lui et de ses ressentis.

Une vie nouvelle s’offre à vous,
libérée et assainie de tout reproche, de tout jugement :
vous pouvez enfin être vous-même au milieu des autres !

Marc THOMAS, Consultant Formateur en Compétences relationnelles,
20 février 2016

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Des LAMENTATIONS au DÉSIR

Tu viens de m’écrire :
« Aujourd’hui je n’ai plus de force, de courage.
Je me retrouve à tout devoir recommencer et je n’en peux plus. 

 J’ai lu qu’on est responsable de ce qui nous arrive,
mais pourrais je un jour avoir une vie stable et heureuse ? » 

 

Tu arriveras à avoir une vie stable et heureuse
quand tu transformeras tes larmes, tes regrets et tes lamentations
en désir, en envie, en recherche active de ce qui te manque.

Comment faire ? Quand tu pleures,
accueille tes larmes et prends soin de toi, mais pas n’importe comment !

Tu ne prends pas soin de toi
quand tes larmes donnent naissance à des récriminations,
à de la rancœur, à des accusations sur l’autre ou sur toi !
En te lamentant, tu ne fais que jeter de l’huile sur le feu ou mettre de l’acide sur ta plaie…

Tu prends soin de toi
quand tu interroges tes larmes, ta tristesse ou ta colère et quand tu leur demandes :
« Qu’est-ce qui me manque vraiment ? De quoi j’ai envie ?
Qu’est-ce qui serait bon pour moi ? »

Prendre soin de toi quand tu es triste ou en colère
de la même manière que tu prends soin de tes amis quand tu les invites.
Tu te dis : « Qu’est-ce que je vais leur faire à manger ? Qu’est-ce qu’ils aiment ?
Qu’est-ce que je sais bien faire et que j’ai envie de leur faire goûter ? »

D’abord tu cherches ce qu’ils aiment, et tu exprimes tes envies et tes désirs…
Ensuite tu vas chercher les ingrédients nécessaires…
Puis tu les cuisines pour donner vie à ce que tu as désiré…

Toi aussi, quand tu pleures,
demande-toi ce que tu aimerais avoir, ce que tu aimerais être, ce que tu aimerais vivre.

Ensuite, vas chercher en toi et dans le monde les ingrédients de ton bonheur
pour les cuisiner à ta manière… et pouvoir goûter la vie !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
26 janvier 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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Ose être toi-même

Chantal disait l’autre jour :
«  J’ai voulu correspondre à ce que les autres attendaient de moi.
Et je me suis effacée, et je me suis perdue… »

La tristesse l’accompagnait, et la lumière s’était éteinte…
Tout était gris dans sa vie !

 

Tu es un visage unique dans le grand puzzle des humains…
Tu es une pièce unique dans le grand vitrail de l’humanité.
Chaque pièce a sa forme et sa couleur, chacune est unique…
A vouloir être comme tout le monde,
tu chercherais à rendre le vitrail symétrique et monocolore,
alors que la beauté du monde est dans sa diversité chatoyante…
Laisse ta lumière intérieure traverser toutes les fibres de ton être !
Ose être toi-même, pour enrichir le monde de ce que toi seul reflète…

Oser être soi-même… mais comment faire ?
D’abord m’accueillir, tel que je suis
sans rêver d’être autre…
M’accueillir avec tout ce qui résonne en moi…
M’accueillir et m’accepter tel quel…

Mais comment faire pour m’accueillir et m’accepter ?
D’abord, lâche la tête et toutes ses injonctions : « je devrais… il faudrait… »
Lâche la tête et tous ses jugements, sur toi et sur les autres,
et toutes les comparaisons toujours incongrues quand on est unique…

Ecoute tes ressentis, tes émotions, tes rêves, tes envies…
Eux seuls parlent de toi, du vrai toi…
Ne cherche pas trop vite quoi en faire ou comment faire…
D’abord écoute-les comme on écoute un concert polyphonique…
Regarde-les comme on contemple un tableau ou un paysage…
Et puis déguste-les comme on goûte un bon gâteau ou un vin précieux…
Si tu es habité de ces ressentis et de ces rêves, c’est que tu es capable d’en vivre !

Dans ce que tu vas accueillir,
peut-être y a-t-il aussi des blessures, des amertumes, des aigreurs,
et même une part de toi que tu exècres…

Alors que faire de tout cela que je n’aime pas en moi ?
Accueille tout cela aussi depuis le bord du rivage, sans y plonger ni t’y noyer !
Sans jugements ni lamentations, ni résolutions volontaristes.

Ces amertumes et ces aigreurs sont souvent l’inverse de ce que tu désires…
Cherche derrière ce que tu exècres les pépites enfouies ou emprisonnées
Cherche derrière les blessures des parts précieuses de toi,
atteintes par des événements de ton histoire,
à désinfecter et cicatriser.
Prends soin de toi :
désinfecte en mettant des mots sur tes maux, sans jugement,
simplement en exprimant ce que tu ressens, jusqu’à cicatriser.

Et puis ose vivre ce que tu es,
avec tes richesses et tes limites,
avec tes ressources et tes manques…
Il y aura toujours des gens pour te juger ou te freiner.
Mais en prenant soin de toi, et en développant la confiance en toi,
tu découvriras qu’il n’est pas nécessaire de te battre contre eux,
mais seulement d’être toi, sans chercher à les convaincre ni à leur plaire.
Tu découvriras même que ce qu’ils disent
ne parle que d’eux et ne t’atteint plus.

Plus tu seras toi-même, plus tu découvriras émerveillé
des regards attentifs, des cœurs aimants,
des relations saines où chacun pourra mêler sa lumière à la lumière de l’autre…

Car il n’est possible à personne
de créer des relations saines et constructives
sans commencer par être soi-même…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
20 janvier 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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Paroles semées en nous…

Des mots qui ne sont
ni des vérités ni des explications
Des paroles jaillies dans l’écoute cœur à cœur
de personnes en quête ou en souffrance…
Des paroles comme des semences à féconder
dans nos vies et dans nos cœurs…

Des mots qui ne prennent sens
qu’en entrant en résonance avec ce que tu es… 
Ne retiens pas tous ces mots…
Ne retiens que ceux qui résonnent en toi…

Et quand ces mots résonnent, ne retiens pas la phrase,
mais écoute ta résonance et ses harmoniques…
Dans cette résonance unique de ton être,
les mots deviennent Parole vivifiante…
Comme une source qui irrigue…


La douleur ne parle pas seulement de ta souffrance ni de la relation toxique ;
la douleur parle aussi de ce qui est beau en toi et qui est blessé…
Concentre-toi sur cette beauté qui t’habite :
tu trouveras les moyens de désinfecter et cicatriser tes plaies….


Ton ego réclame de comprendre… Un temps viendra où tu seras suffisamment à distance pour analyser et comprendre le passé. Aujourd’hui tu es trop « dedans » pour comprendre. Et la compréhension t’emmène souvent vers le jugement de toi-même, ce qui continue de te polluer et t’intoxiquer… Un seul chemin peut te permettre de sortir du mal-être : écoute tes émotions, déchiffre leurs messages, jusqu’à entendre résonner ton vrai besoin au fond de toi….


Tu envies parfois ceux qui apparaissent sûrs d’eux et qui ne doutent jamais…
Parce que toi qui doutes souvent, tu penses ne pas avoir confiance en toi. Eux sont tellement sûrs d’eux qu’ils pensent toujours avoir raison, parfois envers et contre tous…
Je fais l’hypothèse qu’ils ne sont pas sûrs d’eux,
mais qu’au contrainte ils ont peur d’un avis différent qui viendrait les fragiliser…
Alors que toi qui doutes, tu t’interroges, tu écoutes, tu cherches,
tu accueilles
des points de vue différents…
Et petit à petit,
dans cette ouverture sans certitude, mais aussi sans peur,
tu cherches la vérité…
La vérité ne se possède pas, elle se cherche…
Et la foi n’existerait pas sans le doute…


Quand on creuse en soi pour trouver sa pépite,
on remue toujours de la boue avant d’arriver au cœur !


Accueille ta tristesse avec tendresse,
accueille là comme tu accueilles ton enfant quand il est triste,
accueille ta tristesse à toi et console là avec ton désir de devenir toi-même…


Les trous d’air et les turbulences font partie du voyage :
elles n’empêchent pas l’avion d’arriver à bon port !


Ce que tu portes en toi, si tu ne le partages pas, ça te brûle !


L’important n’est pas que des personnes te manquent de respect,
L’important c’est que tu dises non à tous ceux qui te manquent de respect,
et que tu trouves ta source :
elle te dynamisera et te protégera de tous ceux qui veulent t’utiliser à leur seul profit…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
30 août 2018 – Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

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