Archives de catégorie : AFFIRMATION DE SOI

Vivre LA RÉSILIENCE

Après une agression qui l’a traumatisée pendant plusieurs années,
une jeune femme partage son chemin de résilience :

J’ai accepté de libérer mon âme et mon cœur de la blessure. Et je sens que je suis de plus en plus libre, jour après jour. La résilience se fait en temps et en heure. Elle ne se fait pas sans nous, mais j’ai la forte conviction qu’elle se joue beaucoup en latence, de manière sous-jacente, comme si notre inconscient nous prépare, et qu’elle se manifeste de manière consciente au moment où nous sommes aptes ou prêts à la voir, la vivre de la manière la plus bénéfique ! 

En tout cas je vais mieux, vraiment. Je ne me définis plus par l’agression que j’ai subi, et je marche la tête haute et les épaules relevées depuis quelques mois. Pourquoi ? 

J’ai pris conscience qu’un seul acte ne me définissait pas ! Je suis bien plus qu’une simple victime. Je n’ai pas le droit de minimiser toute celle que je suis à cet acte avilissant.

Non, je suis bien plus qu’une blessure, et bien plus que mes blessures. Je ne suis pas la somme de mes blessures non plus ! Je suis une perle qui a été salie mais que le temps peut polir pour briller à nouveau. 

J’ai tellement de bon en moi, et de talents à offrir au monde, aux autres !!! 

J’ai décidé de choisir la vie, de construire ma vie en partant de mes blessures, et non de subir ma vie, et de fuir et d’enfouir mes blessures. 

Une plaie non soignée produit du pus et gangrène avec le temps, alors qu’une plaie soignée et purifiée laisse paraître une cicatrice, mais cette-dernière révèle juste qu’il y a eu blessure ! Lorsqu’elle est soignée, reste seulement son souvenir, et non plus la répétition de l’événement traumatique ou douloureux.

Voilà mon but et l’état d’esprit dans lequel je suis aujourd’hui ! 

Guérir, pour pouvoir dire aux autres que c’est possible, et que regarder ses blessures en les prenant à bras le corps est d’autant plus libérateur que la souffrance qu’elle comporte est difficile !!! C’est une douleur qui vaut la peine d’être vécue, pour être plus fort ! 

Je ne sais pas si je serai psychologue un jour, mais je sais que je veux parler de la résilience dans ma vie, autour de moi ! Je verrai bien comment. Je laisse la vie me guider ! 

                                                                                                                                              Sarah, août 2020


Merci Sarah : ton texte m’a touché… et m’a suggéré ceci :

Si des actes peuvent nous blesser profondément, rien ni personne ne peut atteindre ce que Sarah appelle ci-dessus « la perle » et que j’appelle souvent « la pépite » qui habite chacun de nous et fait de nous le meilleur de ce que nous sommes…

Cette pépite est parfois bien cachée en nous, au point que nous ne la trouvons pas encore, parce qu’elle se protège en un lieu inatteignable par l’agression. Mais le travail sur soi pour désinfecter et traiter les blessures lui permet de surgir à nouveau, « perle » ou « pépite » toujours lumière de résilience…


Les cicatrices de nos blessures sont le signe de la désinfection accomplie !  

Sur notre corps, ces cicatrices restent sensibles au toucher… De même, les cicatrices de tes blessures te garderont sensible et t’appelleront à te protéger en situation toxique… Mais elles te donneront aussi une belle sensibilité pour toutes celles et ceux que tu croiseras blessés par la vie…

Et puis encore et surtout : tes cicatrices, et les blessures qu’elles rappellent, vont devenir progressivement le lieu de tes fécondités. Déjà tu veux parler de la résilience dans ta vie, tu veux guérir pour dire aux autres que c’est possible, tu veux avancer en psychologie ! Déjà tes cicatrices sont comme les interstices qui laissent passer ta fécondité et ton empathie… Tes cicatrices, transformées par le travail de résilience, deviennent des ressources pour toi et pour les autres…                                                 Marc

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Heureusement imparfaits !

J’ai rencontré ces jours ci une personne qui ne se pardonne pas ses imperfections…
tout doit être parfait : sa tenue, sa prestance, son ménage, ses dossiers professionnels…
Toute imperfection est pour elle insupportable et la conduit à se juger sévèrement !

Cette personne évoquait son éducation exigeante,
pas tant par l’autorité de ses parents que par son souci à elle de leur plaire…
Elle semblait chercher la reconnaissance qui lui manquait en s’imposant la perfection,
et toute erreur lui faisait penser qu’elle n’était pas digne d’être aimée…

D’autres personnes évoquent les traumatismes qui se sont installés à l’école,
les mauvaises notes, conséquences de leurs fautes d’orthographe ou de calcul,
la comparaison dévalorisante avec les bons élèves qui semblaient tout réussir sans effort,
des jugements parfois blessants de certains éducateurs…
Et la conviction qui s’installait insidieusement
que nous ne serions jamais capables de réussir…

Toutes ces imperfections et ces erreurs
nous entraînent si souvent dans la culpabilité et le jugement  sur soi,
au point de nous dévaloriser, de nous démoraliser, de nous désespérer parfois…

Et pourtant… imaginez un monde où tout le monde serait parfait…
Il n’y aurait plus rien à améliorer, plus rien à apprendre, plus rien à embellir…
Plus aucun challenge à réussir, plus de motivation à changer, à transformer…
Plus d’espoir de progresser et découvrir des capacités nouvelles…
Plus d’entraînement pour améliorer ses performances…
Plus d’objectifs qui nécessiteraient de se retrousser les manches pour réussir…
Comme la vie serait triste, sans enjeu, sans espoir, sans perspectives !

Heureuses imperfections !
Elles nous donnent envie de nous perfectionner !
Elles nous donnent l’énergie d’atteindre nos objectifs !
Elles nous révèlent nos capacités à progresser !
Elles nous ouvrent la voie de tous les apprentissages !
Elles nous font découvrir nos talents de créateurs de vie et de bonheur !
Et puis elles nous empêchent aussi de nous prendre pour le nombril du monde !

Nous avons toute notre vie devant nous
pour peaufiner cet être humain
que nos parents ont mis au monde…
Comme une plante ne sort pas du sol déjà fleurie,
nous ne sommes pas créés finis et parfaits :
nous sommes créés créateurs de vie,
capables de progresser et de nous perfectionner !

Heureuses erreurs !
Elles nous permettent d’inventer des stratégies nouvelles pour les corriger …
de trouver en nous des ressources insoupçonnées pour les dépasser…
de nous entraîner avec énergie pour accéder fièrement à la réussite…
de développer des capacités que nous n’aurions pas activées
si nous n’avions pas été confrontés à l’obstacle !
Quand un enfant apprend à marcher, ses chutes sont des erreurs,
mais c’est en se relevant qu’il fortifie ses muscles et apprend à courir !
Et puis ces erreurs nous permettent aussi l’humilité de nous savoir faillibles,
elles nous apprennent à accepter nos limites plutôt qu’à s’en plaindre,
à soutenir l’autre qui se trompe plutôt que de le toiser et le dévaloriser…

Au fur et à mesure de ma vie, j’ai découvert
que c’est à travers mes erreurs que j’ai le plus grandi !
Mes erreurs m’ont parfois blessé, mais elles m’ont aussi permis de me relever,
elles ont été mes meilleures occasions de progresser !

Heureux sommes nous d’être imparfaits !
Çà donne du sel et du piment à nos vies !

Marc THOMAS, Consultant en Compétences relationnelles
mthomas@competences-relationnelles.com – 31 août 2020

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Du contrôle à la vigilance

Tu ne passes pas ton temps à contrôler ta respiration…
Tu respires de façon automatique, sans même y penser !
Il te suffit d’être vigilant·e à reprendre ton souffle quand l’essoufflement t’alerte…

Tu ne passes pas ton temps à contrôler ta digestion…
Elle se fait toute seule, sans intervention consciente de ta part !
Il te suffit d’être vigilant·e à la qualité et à la quantité de ce que tu manges…

Tu ne passes pas ton temps à contrôler tes pieds quand tu marches…
Tu avances automatiquement une jambe après l’autre !
Il te suffit d’être vigilant·e quand des obstacles se présentent sur le chemin…

Tu ne passes pas ton temps à contrôler les expressions de ton visage…
Le sourire et la crispation viennent automatiquement avant que tu en aies conscience !
Il te suffit d’être vigilant·e à écouter le message du corps pour décoder l’émotion qui passe…

Tu ne passes pas ton temps à contrôler ton sommeil…
L’endormissement vient tout seul quand la fatigue est là !
Il te suffit d’être vigilant·e à calmer ton rythme et à lâcher prise sur tes préoccupations…

Tu ne passes pas ton temps à chercher des idées nouvelles…
La créativité surgit sans prévenir au moment où tu ne l’attends pas !
Il te suffit d’être vigilant·e à rester ouvert·e à l’imprévu et à la nouveauté…

Tu ne passes pas ton temps à chercher des personnes de confiance…
L’amour et les belles rencontres surgissent le plus souvent quand tu ne les attends pas !
Il te suffit d’être vigilant·e à préférer la confiance à la méfiance…

As-tu perçu la différence entre le contrôle et la vigilance ?
Tu peux y ajouter tes propres exemples !

Quand tu veux tout contrôler, chez toi et chez les autres,
le bonheur t’échappe, tes relations te polluent,
la méfiance t’intoxique…

Quand tu essaies de « lâcher prise »,
tu es souvent confronté·e à l’échec,
car en te forçant à lâcher prise,
tu te contrôles encore toi-même… sans succès !

Seule l’ouverture attentive de la vigilance peut venir à bout de l’enfermement du contrôle :
au lieu d’être dans le contrôle, enfermé·e dans tes peurs et centré·e sur toi,
tu choisis la vigilance, la veille, l’éveil… 
qui ouvrent ton regard dans l’attente de la vie qui vient,
avec ses opportunités à accueillir et ses dangers à contourner…

Regarde ta propre histoire : la plupart des dangers redoutés ne sont pas survenus !
Et la vie a toujours surgi de l’imprévu et de l’inattendu !
C’est ça aussi, la bien-veillance envers soi… dont les autres vont bénéficier  !


Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
mthomas@competences-relationnelles.com       août 2020

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Ecouter sa musique intérieure

Et comment il faut faire pour écouter sa musique intérieure?

Il s’agit d’abord d’écouter ce que tu ressens face aux situations de la vie, ces ressentis qui te viennent spontanément : amour, joie, tristesse, peur, colère, espoir, etc.

Les accueillir tels qu’ils viennent, sans les juger, sans te noyer dedans…
Les accueillir comme un langage qui parle de toi et des vrais besoins de ton être intérieur.
Tu peux lire ici l’article que j’ai écrit à ce sujet.

Je n’ai jamais osé aller voir ce qu’il y a, par peur de trouver rien ou bien quelque chose qui ne me plait pas du tout ou me force a changer quelque chose de fondamental… Il faut avoir le courage d’être sincère.

Quand tu « vas voir ce qu’il y a », en accueillant tes émotions et tes besoins,
il y a toujours quelque chose de bon :
C’est la « pépite » que chaque être humain porte en lui comme un diamant,
comme la lumière pour éclairer son chemin et ses choix…

Tu trouveras souvent cette pépite
cachée derrière ce qui te fait mal, ce qui te bloque, ce qui te met en mal être…
Parce que ces souffrances disent que quelque chose de très important pour toi (des valeurs, le sens de ta vie, tes capacités…) est blessé ou enfermé ou maltraité…
Et en prenant soin de ce qui est blessé, tu vas trouver le chemin et l’énergie de vivre.

Cela ne te forcera pas à changer quelque chose de fondamental, comme tu l’écris,
mais cela te donnera le désir et le bonheur de changer ton regard, tes choix, tes postures, et tu expérimenteras une force de libération…

Pour parvenir à cela, il faut parfois pouvoir parler avec quelqu’un de confiance, car en parlant, je mets des mots sur ce que je ressens, et dans l’écoute de l’autre, je me sens conforté…

Bien à toi !    Marc

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
juin 2017

Tu peux éviter les obstacles !


Je marchais ces jours-ci sur un chemin de randonnée très caillouteux.  Et je me rendais compte qu’un peu de vigilance me permettait d’avancer en évitant les pierres… Parfois mon pied buttait sur un caillou, mais ma réaction automatique me permettait de retrouver l’équilibre et de continuer mon chemin… Et même s’il m’arrive de tomber, c’est la plupart du temps sans gravité : je peux me relever et prendre soin de l’éventuelle plaie… Et si je me casse une jambe, c’est réparable !

Comment se fait-il donc que parfois, quand nous marchons sur le chemin de la vie,
le moindre obstacle devient une barrière,
et le caillou qui entrave notre chemin devient une montagne infranchissable ?

Ecoutez autour de vous les plaintes, et interrogez vos propres récriminations :
des imprévus, des retards, des contretemps…
des désaccords, des tensions, des jugements…
des déceptions, des erreurs, des échecs…
des incertitudes, des doutes, des peurs…
autant d’éléments perçus comme des « bâtons dans les roues »
qui nous découragent jusqu’à dire : « je n’y arriverai jamais ! »

Et puis souvent, tant de fausses croyances qui nous font douter de nous…
Le manque de confiance en soi… Les échecs qui nous ont blessés…
Le regard des autres ou leurs jugements qui nous ont tétanisés…
Les travaux sur la route proposent toujours une déviation…
Les difficultés du chemin de randonnée nous invitent à la vigilance…
Nous rencontrons tous des difficultés :
elles viennent interpeler nos projets et nous conduire à faire des détours…

Notre corps à la capacité de s’adapter sur un chemin difficile,
pour peu que nous prenions soin de lui et de son rythme…
Et pourquoi donc celui qui est capable d’éviter les pierres du chemin
se découragerait-il à la première difficulté dans sa vie quotidienne ?

Le randonneur peut s’adapter aux difficultés du chemin quand il est bien équipé,
avec de bonnes chaussures, des bâtons parfois… quand il s’est entraîné…
et quand il marche avec des compagnons qui veillent les uns sur les autres.
Face aux difficultés de la vie, prendre soin de soi… S’entraîner à travers le débriefing sans jugement de nos échecs, de nos réussites, de nos expériences, de nos découvertes…
Rejoindre des contextes relationnels non toxiques et des personnes fiables…

Le randonneur s’adapte aussi parce qu’il accepte le chemin tel qu’il est… parce qu’il respecte la montagne, ses règles, ses surprises, sa météo… parce qu’il cherche les stratégies et le matériel nécessaire pour affronter les difficultés qui se présentent…
Face aux difficultés de la vie, quitter nos plaintes… Accueillir la réalité telle qu’elle est… Apprendre à nous y ajuster pour atteindre, parfois « par un autre chemin », les objectifs que nous nous sommes fixés…

Et surtout, le randonneur part sur le chemin avec l’envie d’arriver au sommet, avec la motivation de se surpasser dans les moments difficiles et de restaurer ses forces régulièrement… jusqu’à la fierté d’avoir réussi ou la sagesse d’avoir reconnu ses limites…
Face aux difficultés de la vie, arrêter de perdre son énergie à se lamenter… Consacrer toute cette énergie à développer la confiance en moi… Valoriser ce dont j’ai été capable plutôt que de rester accroché aux échecs… Faire confiance à mon corps, à mes ressentis et à mon mental qui sauront me suggérer les stratégies la créativité nécessaires à d’adaptation…
Oser… Oser enfin… jusqu’à la fierté !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
août 2020

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La source de ton bien-être est en toi !

Une amie me parlait de tous les produits qu’elle prend pour son bien-être : des gouttes de ceci, de l’huile essentielle de cela, un ré-énergisant dont elle boit une petite gorgée le matin, puis une autre à midi et encore une autre le soir… Elle évoquait encore d’autres produits de bien-être qu’elle trouve grâce aux conseils de ses amis ou sur les sites spécialisés d’Internet… Tous ces produits ont pour but d’apporter le bien-être et la santé à son corps.  

Je n’ai évidemment rien contre ces produits qui sont parfois de bons stimulants pour notre santé. Mais à force de les accumuler, nous envoyons un curieux message à notre conscience, à notre inconscient et à notre corps : nous disons à notre corps qu’il ne peut pas nous apporter le bien être dont nous avons besoin… mais qu’il a sans arrêt besoin d’être assisté par des produits extérieurs.

En survalorisant ces produits, nous prenons le risque de perdre confiance en nous et en nos propres ressources, dans les ressources de notre corps, et de placer notre confiance dans des aides extérieures dont nous devenons dépendants.

Où cherchez-vous votre sécurité ? Où cherchez-vous votre bien-être ?

Faites-vous confiance à votre corps pour fabriquer toutes les ressources dont il a besoin ? Il a les capacités de cicatriser une blessure, de ressouder un os cassé, de vous faire retrouver l’énergie nécessaire par la digestion et le sommeil… Il a la capacité de vous alerter quand il ne va pas bien pour éventuellement faire appel au médecin quand c’est nécessaire… Ce n’est pas le médecin qui vous guérit, c’est votre corps qui vous guérit lui-même, grâce aux soins que le médecin lui procure !

Vous faites-vous confiance à vous-même pour prendre soin de vous, en cherchant en vous-même la source de votre bien-être ? Vous faites-vous confiance à vous-même pour choisir une alimentation saine, un rythme de vie bien-traitant, des relations épanouissantes… et de temps en temps le stimulant nécessaire pour soutenir votre corps, votre émotionnel et votre mental ?

L’humanité a vécu depuis les origines du monde, souvent plus sainement que nous, sans cette nouvelle pharmacopée du bien-être…

Et tous ces produits supposés nous mettre dans le bien-être font surtout vivre une économie qui se nourrit de votre dépendance aux produits qu’elle ne cesse de multiplier… 

Bonne santé à chacun de nous !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
août 2020

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Éponge émotionnelle :
se blinder ou se protéger ?

Mail reçu d’une personne

Cette personne a suivi une formation avec Compétences relationnelles Océan Indien :

J’aimerais avoir ton regard sur une situation que j’ai vécue, du moins une remarque que l’on m’a dit et qui m’interpelle parce que je fais d’énormes efforts sur moi-même depuis plusieurs années et j’ai au final toujours l’impression qu’en face ça ne leur suffit pas (au niveau du travail et parfois familial). Je suis donc un peu découragée et fatiguée.

 (Au travail, une personne) m’a dit il y a quelques jours que j’étais comme une éponge, que j’absorbais les émotions des autres et qu’il fallait que je me blinde plus. J’ai répondu dans son sens dans un premier temps : effectivement j’ai une sensibilité particulière même si je n’arrive pas forcément moi-même à dire mes émotions et que je les garde beaucoup, cela vient aussi de mon adolescence. Mais dans un deuxième temps après y avoir réfléchi ce qui m’embête c’est que cette remarque me donne l’impression que tous les efforts que je fais sur moi-même sont quasiment inutiles alors que je sais bien que j’ai quand même bien avancé comparé à quelques années de cela. Comment se blinder plus ?

La réponse de Marc


TU NE PEUX PAS BLINDER TA SENSIBILITÉ

Oui, les efforts que tu fais sur toi-même pour te blinder sont inutiles… parce qu’il est impossible à un être humain de se blinder devant les émotions de l’autre, sauf à s’enfermer dans sa tour d’ivoire et à devenir insensible et inhumain, c’est-à-dire totalement égocentrique et coupé de toute relation vraie.

Ta sensibilité est ton premier canal de contact avec le monde et avec toi-même. Elle te permet d’agir, de réagir et d’entrer en relation ou de te protéger. Elle est ta capacité d’ouverture, d’adaptation et de créativité. C’est ta sensibilité qui te fait humain !

Tu ne pourrais te blinder qu’en construisant un mur en béton armé entre toi et les autres, ou en leur déclarant la guerre. Ce n’est pas ce que tu veux, ni ce que les autres te demandent. Heureusement que tes efforts ne t’ont pas permis de réussir un tel enfermement !

Mais cette si belle sensibilité nous joue aussi des tours quand elle est touchée « en plein cœur » par le choc ou l’agression. Comment alors se défendre ? Faut-il rester une éponge, envahi et déstabilisé en permanence par les émotions de l’autre qui viennent parfois alimenter les miennes ? Comment faire pour ne pas m’y noyer ?

SE PROTÉGER

Il ne s’agit pas de me blinder, mais de me protéger. Quand il fait trop chaud ou trop froid, je peux me blinder en m’enfermant chez moi, en fermant portes, volets et fenêtres et attendre un temps plus clément. Mais je peux aussi aller vaquer à mes occupations en me protégeant : s’il fait chaud, un chapeau, des lunettes de soleil, une crème contre les coups de soleil… S’il fait froid, un gros pull, des gants, des bonnes chaussures… Autrement dit, se protéger n’est pas s’enfermer, mais s’adapter à l’environnement !

De même, pour éviter d’être une éponge émotionnelle, je peux me protéger et m’adapter, en deux étapes différentes et complémentaires :

  • laisser à l’autre ce qui lui appartient: ses larmes, sa colère, sa peur, sa tristesse, sa joie, son espoir… sont à lui ! Je n’ai pas à les prendre sur moi, ni à les rejeter. L’autre exprime son émotion par des mots, par des gestes, des larmes, des rires, un ton de voix qui s’accélère ou qui s’amplifie… C’est lui qui parle, qui se parle à lui-même, qui vide son trop plein, qui « travaille » son émotion pour en percevoir le message…
    Je peux tout entendre, sauf ses attaques ou ses insultes : devant l’agressivité et la violence, c’est toujours non, c’est toujours stop, et en cas de récidive, je ne me blinde pas, je ne rumine pas, mais je me retire, comme on se retire quand la houle est trop forte ou quand l’orage éclate.
  • accueillir l’autre tel qu’il est : tout ce qu’il exprime lui appartient, je ne suis pas là pour le prendre sur moi, pour m’apitoyer ou pour lui donner la solution. Je suis là pour lui permettre de s’exprimer et d’être entendu… C’est si vrai que très souvent, je ne fais qu’écouter, je ne dis rien… et à la fin, l’autre me dit : « Ça fait du bien, je me sens mieux, merci de m’avoir écouté, tu m’as bien aidé… » Et pourtant, je n’ai rien fait d’autre que l’écouter, et c’est lui qui s’est soulagé lui-même parce que ma présence « accompagnante » lui a permis de le faire.


L’ÉPONGE 
ÉMOTIONNELLE

J’imagine qu’en lisant ce que je t’écris, tu te dis : « oui, tout cela, c’est facile à dire, mais moi je n’y arrive pas : quand l’autre m’exprime ses émotions, j’ai beau savoir tout ça, je reste une éponge saturée. »

Si je reste une éponge saturée, c’est probablement parce qu’il y a confusion : les émotions de l’autre viennent se confondre avec les miennes. Dans le courrier que tu m’as écrit et que j’ai cité ci-dessus, tu écris : « effectivement j’ai une sensibilité particulière même si je n’arrive pas forcément moi-même à dire mes émotions et que je les garde beaucoup. » Et c’était ta première réponse au phénomène de « l’éponge ». Cette première réponse est juste : plus je garde en moi mes propres émotions, plus je suis envahi, parfois jusqu’au débordement que j’essaie de contenir par mes efforts… L’émotion de l’autre est alors le déclencheur, la goutte qui fait déborder le vase… et que je n’arrive même plus à éponger, tellement mon éponge personnelle est engorgée !

Pour me protéger du soleil, ma peau absorbe comme une éponge la crème qui me protège de la brûlure des rayons. Pour me protéger de l’émotion de l’autre tout en l’accueillant, il me faut une capacité d’absorption, une sorte d’ « éponge émotionnelle »… Mais cela ne fonctionne qu’à la stricte condition que je me serve de l’éponge dans ses deux utilisations : absorber et évacuer ! Absorber l’émotion qui jaillit, et essorer l’éponge pour en évacuer le trop plein. Comment donc essorer l’éponge émotionnelle ? Uniquement par les mots, par le mouvement, par les expressions telles que les rires, les larmes, les gestes…

UNE PRESSION VIVIFIANTE

Les émotions sont autant de fluides qui me traversent et coulent en moi pour m’irriguer et me donner la vie… Les émotions sont comme le cœur qui fait « pression » pour pousser le sang dans mes veines : toutes les parties de mon corps en reçoivent l’énergie et la vie. Les émotions circulent comme le sang dans mon corps ou comme les informations sur Internet :

  • elles m’informent de ce qui peut énergiser ma vie (la joie, l’espoir, l’amour…) ;
  • elles m’alertent des dangers (les peurs, l’hésitation, la fatigue…) ;
  • elles me signalent mes besoins satisfaits ou insatisfaits (sommeil, faim, paix…)
  • elles évacuent ce qui me pollue ou me détruit (les larmes, la colère, les cris…).

Si je me blinde, c’est comme si je laissais s’installer un caillot : l’hémorragie m’envahit et me noie ! L’AVC émotionnel me sidère et me tétanise !

Au sens étymologique du mot, « é-motion » signifie : mouvement qui sort, de l’intérieur vers l’extérieur… C’est une « ex-pression », c’est-à-dire une pression qui s’ex-tériorise

Me blinder consiste à faire violence à ce mouvement !
Quand je me blinde,
au lieu de m’ex-primer, je ré-prime
et mon émotion s’im-prime (je rumine et je somatise),
puis je dé-prime,
parfois jusqu’à la violence qui sup-prime moi ou l’autre…

Voila pourquoi la seule manière de me protéger de l’émotion de l’autre n’est pas de me blinder, ni de « garder en moi » ma propre émotion, mais de l’exprimer pour la canaliser et en comprendre le message.

PASSER A L’EX-PRESSION

Il reste maintenant une dernière étape : savoir pourquoi j’ai appris à « garder en moi » l’émotion ?

C’est peut-être le fruit d’une éducation où les adultes ont pensé que c’était le meilleur moyen de protéger l’enfant que j’étais des agressions du monde extérieur…

C’est peut-être la peur de ne pas savoir quoi faire de ces émotions et d’être déstabilisé…

C’est peut-être la croyance que les émotions sont des faiblesses qu’il faut taire pour ne pas apparaître vulnérable aux yeux des autres…

C’est peut-être des situations vécues très douloureusement qui m’ont laissé sans voix et seul face à ma blessure…

C’est peut-être la conséquence d’une culture qui privilégie le mental et ses analyses dites « raisonnables » sur l’émotionnel qui apparaît suspect parce que subjectif et imprévisible…

Quoi qu’il en soit et sans juger celles et ceux qui ont cru nous faire du bien en nous proposant de garder nos émotions ou de nous blinder, l’expérience de nos vies en est la preuve : garder l’émotion nous pollue et nous fait ruminer jusqu’à l’aigreur. S’interdire de parler les émotions conduit à la violence contre soi ou contre les autres.

Dans le courrier que j’ai cité au début de cet article, tu écrivais ceci, en évoquant tes émotions : « je les garde beaucoup, cela vient aussi de mon adolescence ». Tu pourras probablement dire tes émotions et accueillir sans difficulté celles des autres le jour où tu auras pu débriefer dans un dialogue de confiance ce qui s’est passé dans ton adolescence, en décoder le sens, et en réparer les éventuels dégâts.

« Seule la parole peut désinfecter et cicatriser les blessures… » (Marc THOMAS et Patricia LEBON : Au cœur de soi. La Réunion. 2017. p. 143)

Seule l’expression permet de rester soi en s’adaptant à l’autre…
Accueillir et se protéger, dans le même mouvement !
S’enraciner dans notre terreau personnel pour pouvoir accueillir la pluie et le soleil
sans se noyer ni se brûler…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »  – 10 mars 2020
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

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La réponse de Laëtitia

En quête d’équilibre : sensibilité et force intérieure 

Pourquoi les personnes sensibles absorbent-elles les émotions des autres?
Tu parles d’une sensibilité particulière …

LA SENSIBILITÉ : UNE FINESSE DE PERCEPTION

J’espère ne pas me méprendre en développant que cette sensibilité est une forme de capacité à être à l’écoute, ou en grande ouverture sur ce qui nous entoure : émotions,  sensations,  ressentis, subtilités des sens … 

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Finesse-perceptions.jpg.
 
 

 Nous sommes attentives …
Nous avons aussi un monde intérieur riche,
où nous cultivons cette magie du monde.

C’est un super pouvoir, un atout
car nous sentons beaucoup de choses,
imperceptibles pour d’autres,
et nous avons aussi de belles capacités d’associations d’idées et donc de créativité.

On peut dire que nous avons une finesse de perception.   

LA SENSIBILITÉ : UNE ÉPREUVE

Mais ce super pouvoir a aussi un revers …

Nous ne remettons pas ce fonctionnement en question
lorsque nous sommes heureux et bien entourés.
Le problème arrive lorsque nous sommes ouvertes sur des émissions « négatives ».

Alors notre fameux atout d’ouverture
devient dans ce cas une porte ouverte aux déchets des autres…
à leur colère, leurs jugements, leur rejet, leurs interprétations…

BLINDÉ A L’EXTÉRIEUR ? OU FORT A L’INTÉRIEUR ?

Mais que nous dit la vie dans cette situation  ?
Que veux-t-elle nous faire comprendre ?
Tu parles de se blinder … c’est à dire ?
Tu entends peut-être devenir plus forte … 

Mais qu’est-ce que la force ? La domination, l’écrasement, la fermeture … ?
Cette force là n’apparaît pas très désirable…
Et avec elle vient aussi son lot de problèmes…

Cette force là oublie l’autre, elle est portée sur elle-même,
par peur, par agressivité, par égocentrisme, par manque de perception…

Comment rester ouvert à l’autre tout en étant fort … intérieurement finalement ?

NOS TALENTS A OFFRIR

Peut être doutons nous de nous-même, de notre propre valeur ?
Quelles sont nos capacités ? 
Qu’avons nous à offrir à l’autre ? Qu’avons nous à offrir au monde ?

Car il y a un problème d’équilibre :
si nous sommes seulement en position de réception, ou est notre potentiel d’émission ? 

Prenons conscience de nos forces, de ce que nous avons à offrir !
Ainsi l’autre aura naturellement beaucoup moins d’impact
sur notre propre sentiment de dignité.

Quelque chose en nous doute que l’agresseur ait raison…
Quelque chose en nous doute de nous même, de notre potentiel.

La légitimité de notre place dans ce monde
ne dépend pas de la façon dont les autres nous traitent.

Nous avons forcément des talents et des choses à offrir… 

Notre travail est de les découvrir, les remettre en lumière,
peut être simplement en prendre conscience
car finalement nous offrons certainement déjà au quotidien.

Mettons les mots sur nos talents.
Félicitons nous et remercions la vie pour ces capacités.
Soyons confiants en nous-même.
Découvrons ce doux équilibre entre accueil de l’autre et rayonnement de soi.

Alors certes, la vie ne peut jamais être toute rose…
Néanmoins la force intérieure, la stabilité, la dignité sont des valeurs nobles,
qu’il peut être intéressant de garder à l’esprit.

Comment ces valeurs peuvent se manifester dans ma vie
dans ce que je ressens pour moi même ?

Laetitia de PLACE
en formation à Compétences relationnelles Océan Indien

Éponge émotionnelle :
se blinder ? se protéger ?

Mail reçu d’une personne

Cette personne a suivi une formation avec Compétences relationnelles Océan Indien :

J’aimerais avoir ton regard sur une situation que j’ai vécue, du moins une remarque que l’on m’a dit et qui m’interpelle parce que je fais d’énormes efforts sur moi-même depuis plusieurs années et j’ai au final toujours l’impression qu’en face ça ne leur suffit pas (au niveau du travail et parfois familial). Je suis donc un peu découragée et fatiguée.

(Au travail, une personne) m’a dit il y a quelques jours que j’étais comme une éponge, que j’absorbais les émotions des autres et qu’il fallait que je me blinde plus. J’ai répondu dans son sens dans un premier temps : effectivement j’ai une sensibilité particulière même si je n’arrive pas forcément moi-même à dire mes émotions et que je les garde beaucoup, cela vient aussi de mon adolescence. Mais dans un deuxième temps après y avoir réfléchi ce qui m’embête c’est que cette remarque me donne l’impression que tous les efforts que je fais sur moi-même sont quasiment inutiles alors que je sais bien que j’ai quand même bien avancé comparé à quelques années de cela. Comment se blinder plus ?

La réponse de Marc


TU NE PEUX PAS BLINDER TA SENSIBILITÉ

Oui, les efforts que tu fais sur toi-même pour te blinder sont inutiles… parce qu’il est impossible à un être humain de se blinder devant les émotions de l’autre, sauf à s’enfermer dans sa tour d’ivoire et à devenir insensible et inhumain, c’est-à-dire totalement égocentrique et coupé de toute relation vraie.

Ta sensibilité est ton premier canal de contact avec le monde et avec toi-même. Elle te permet d’agir, de réagir et d’entrer en relation ou de te protéger. Elle est ta capacité d’ouverture, d’adaptation et de créativité. C’est ta sensibilité qui te fait humain !

Tu ne pourrais te blinder qu’en construisant un mur en béton armé entre toi et les autres, ou en leur déclarant la guerre. Ce n’est pas ce que tu veux, ni ce que les autres te demandent. Heureusement que tes efforts ne t’ont pas permis de réussir un tel enfermement !

Mais cette si belle sensibilité nous joue aussi des tours quand elle est touchée « en plein cœur » par le choc ou l’agression. Comment alors se défendre ? Faut-il rester une éponge, envahi et déstabilisé en permanence par les émotions de l’autre qui viennent parfois alimenter les miennes ? Comment faire pour ne pas m’y noyer ?

SE PROTÉGER

Il ne s’agit pas de me blinder, mais de me protéger. Quand il fait trop chaud ou trop froid, je peux me blinder en m’enfermant chez moi, en fermant portes, volets et fenêtres et attendre un temps plus clément. Mais je peux aussi aller vaquer à mes occupations en me protégeant : s’il fait chaud, un chapeau, des lunettes de soleil, une crème contre les coups de soleil… S’il fait froid, un gros pull, des gants, des bonnes chaussures… Autrement dit, se protéger n’est pas s’enfermer, mais s’adapter à l’environnement !

De même, pour éviter d’être une éponge émotionnelle, je peux me protéger et m’adapter, en deux étapes différentes et complémentaires :

  • laisser à l’autre ce qui lui appartient: ses larmes, sa colère, sa peur, sa tristesse, sa joie, son espoir… sont à lui ! Je n’ai pas à les prendre sur moi, ni à les rejeter. L’autre exprime son émotion par des mots, par des gestes, des larmes, des rires, un ton de voix qui s’accélère ou qui s’amplifie… C’est lui qui parle, qui se parle à lui-même, qui vide son trop plein, qui « travaille » son émotion pour en percevoir le message…
    Je peux tout entendre, sauf ses attaques ou ses insultes : devant l’agressivité et la violence, c’est toujours non, c’est toujours stop, et en cas de récidive, je ne me blinde pas, je ne rumine pas, mais je me retire, comme on se retire quand la houle est trop forte ou quand l’orage éclate.
  • accueillir l’autre tel qu’il est : tout ce qu’il exprime lui appartient, je ne suis pas là pour le prendre sur moi, pour m’apitoyer ou pour lui donner la solution. Je suis là pour lui permettre de s’exprimer et d’être entendu… C’est si vrai que très souvent, je ne fais qu’écouter, je ne dis rien… et à la fin, l’autre me dit : « Ça fait du bien, je me sens mieux, merci de m’avoir écouté, tu m’as bien aidé… » Et pourtant, je n’ai rien fait d’autre que l’écouter, et c’est lui qui s’est soulagé lui-même parce que ma présence « accompagnante » lui a permis de le faire.


L’ÉPONGE 
ÉMOTIONNELLE

J’imagine qu’en lisant ce que je t’écris, tu te dis : « oui, tout cela, c’est facile à dire, mais moi je n’y arrive pas : quand l’autre m’exprime ses émotions, j’ai beau savoir tout ça, je reste une éponge saturée. »

Si je reste une éponge saturée, c’est probablement parce qu’il y a confusion : les émotions de l’autre viennent se confondre avec les miennes. Dans le courrier que tu m’as écrit et que j’ai cité ci-dessus, tu écris : « effectivement j’ai une sensibilité particulière même si je n’arrive pas forcément moi-même à dire mes émotions et que je les garde beaucoup. » Et c’était ta première réponse au phénomène de « l’éponge ». Cette première réponse est juste : plus je garde en moi mes propres émotions, plus je suis envahi, parfois jusqu’au débordement que j’essaie de contenir par mes efforts… L’émotion de l’autre est alors le déclencheur, la goutte qui fait déborder le vase… et que je n’arrive même plus à éponger, tellement mon éponge personnelle est engorgée !

Pour me protéger du soleil, ma peau absorbe comme une éponge la crème qui me protège de la brûlure des rayons. Pour me protéger de l’émotion de l’autre tout en l’accueillant, il me faut une capacité d’absorption, une sorte d’ « éponge émotionnelle »… Mais cela ne fonctionne qu’à la stricte condition que je me serve de l’éponge dans ses deux utilisations : absorber et évacuer ! Absorber l’émotion qui jaillit, et essorer l’éponge pour en évacuer le trop plein. Comment donc essorer l’éponge émotionnelle ? Uniquement par les mots, par le mouvement, par les expressions telles que les rires, les larmes, les gestes…

UNE PRESSION VIVIFIANTE

Les émotions sont autant de fluides qui me traversent et coulent en moi pour m’irriguer et me donner la vie… Les émotions sont comme le cœur qui fait « pression » pour pousser le sang dans mes veines : toutes les parties de mon corps en reçoivent l’énergie et la vie. Les émotions circulent comme le sang dans mon corps ou comme les informations sur Internet :

  • elles m’informent de ce qui peut énergiser ma vie (la joie, l’espoir, l’amour…) ;
  • elles m’alertent des dangers (les peurs, l’hésitation, la fatigue…) ;
  • elles me signalent mes besoins satisfaits ou insatisfaits (sommeil, faim, paix…)
  • elles évacuent ce qui me pollue ou me détruit (les larmes, la colère, les cris…).

Si je me blinde, c’est comme si je laissais s’installer un caillot : l’hémorragie m’envahit et me noie ! L’AVC émotionnel me sidère et me tétanise !

Au sens étymologique du mot, « é-motion » signifie : mouvement qui sort, de l’intérieur vers l’extérieur… C’est une « ex-pression », c’est-à-dire une pression qui s’ex-tériorise

Me blinder consiste à faire violence à ce mouvement !
Quand je me blinde,
au lieu de m’ex-primer, je ré-prime
et mon émotion s’im-prime (je rumine et je somatise),
puis je dé-prime,
parfois jusqu’à la violence qui sup-prime moi ou l’autre…

Voila pourquoi la seule manière de me protéger de l’émotion de l’autre n’est pas de me blinder, ni de « garder en moi » ma propre émotion, mais de l’exprimer pour la canaliser et en comprendre le message.

PASSER A L’EX-PRESSION

Il reste maintenant une dernière étape : savoir pourquoi j’ai appris à « garder en moi » l’émotion ?

C’est peut-être le fruit d’une éducation où les adultes ont pensé que c’était le meilleur moyen de protéger l’enfant que j’étais des agressions du monde extérieur…

C’est peut-être la peur de ne pas savoir quoi faire de ces émotions et d’être déstabilisé…

C’est peut-être la croyance que les émotions sont des faiblesses qu’il faut taire pour ne pas apparaître vulnérable aux yeux des autres…

C’est peut-être des situations vécues très douloureusement qui m’ont laissé sans voix et seul face à ma blessure…

C’est peut-être la conséquence d’une culture qui privilégie le mental et ses analyses dites « raisonnables » sur l’émotionnel qui apparaît suspect parce que subjectif et imprévisible…

Quoi qu’il en soit et sans juger celles et ceux qui ont cru nous faire du bien en nous proposant de garder nos émotions ou de nous blinder, l’expérience de nos vies en est la preuve : garder l’émotion nous pollue et nous fait ruminer jusqu’à l’aigreur. S’interdire de parler les émotions conduit à la violence contre soi ou contre les autres.

Dans le courrier que j’ai cité au début de cet article, tu écrivais ceci, en évoquant tes émotions : « je les garde beaucoup, cela vient aussi de mon adolescence ». Tu pourras probablement dire tes émotions et accueillir sans difficulté celles des autres le jour où tu auras pu débriefer dans un dialogue de confiance ce qui s’est passé dans ton adolescence, en décoder le sens, et en réparer les éventuels dégâts.

« Seule la parole peut désinfecter et cicatriser les blessures… » (Marc THOMAS et Patricia LEBON : Au cœur de soi. La Réunion. 2017. p. 143)

Seule l’expression permet de rester soi en s’adaptant à l’autre…
Accueillir et se protéger, dans le même mouvement !
S’enraciner dans notre terreau personnel pour pouvoir accueillir la pluie et le soleil
sans se noyer ni se brûler…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »  – 10 mars 2020
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

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La réponse de Laëtitia

En quête d’équilibre : sensibilité et force intérieure 

Pourquoi les personnes sensibles absorbent-elles les émotions des autres?
Tu parles d’une sensibilité particulière …

LA SENSIBILITÉ : UNE FINESSE DE PERCEPTION

J’espère ne pas me méprendre en développant que cette sensibilité est une forme de capacité à être à l’écoute, ou en grande ouverture sur ce qui nous entoure : émotions,  sensations,  ressentis, subtilités des sens … 

 Nous sommes attentives …
Nous avons aussi un monde intérieur riche,
où nous cultivons cette magie du monde.

C’est un super pouvoir, un atout
car nous sentons beaucoup de choses,
imperceptibles pour d’autres,
et nous avons aussi de belles capacités d’associations d’idées et donc de créativité.

On peut dire que nous avons une finesse de perception.   

LA SENSIBILITÉ : UNE ÉPREUVE

Mais ce super pouvoir a aussi un revers …

Nous ne remettons pas ce fonctionnement en question
lorsque nous sommes heureux et bien entourés.
Le problème arrive lorsque nous sommes ouvertes sur des émissions « négatives ».

Alors notre fameux atout d’ouverture
devient dans ce cas une porte ouverte aux déchets des autres…
à leur colère, leurs jugements, leur rejet, leurs interprétations…

BLINDÉ A L’EXTÉRIEUR ? OU FORT A L’INTÉRIEUR ?

Mais que nous dit la vie dans cette situation  ?
Que veux-t-elle nous faire comprendre ?
Tu parles de se blinder … c’est à dire ?
Tu entends peut-être devenir plus forte … 

Mais qu’est-ce que la force ? La domination, l’écrasement, la fermeture … ?
Cette force là n’apparaît pas très désirable…
Et avec elle vient aussi son lot de problèmes…

Cette force là oublie l’autre, elle est portée sur elle-même,
par peur, par agressivité, par égocentrisme, par manque de perception…

Comment rester ouvert à l’autre tout en étant fort … intérieurement finalement ?

NOS TALENTS A OFFRIR

Peut être doutons nous de nous-même, de notre propre valeur ?
Quelles sont nos capacités ? 
Qu’avons nous à offrir à l’autre ? Qu’avons nous à offrir au monde ?

Car il y a un problème d’équilibre :
si nous sommes seulement en position de réception, ou est notre potentiel d’émission ? 

Prenons conscience de nos forces, de ce que nous avons à offrir !
Ainsi l’autre aura naturellement beaucoup moins d’impact
sur notre propre sentiment de dignité.

Quelque chose en nous doute que l’agresseur ait raison…
Quelque chose en nous doute de nous même, de notre potentiel.

La légitimité de notre place dans ce monde
ne dépend pas de la façon dont les autres nous traitent.

Nous avons forcément des talents et des choses à offrir… 

Notre travail est de les découvrir, les remettre en lumière,
peut être simplement en prendre conscience
car finalement nous offrons certainement déjà au quotidien.

Mettons les mots sur nos talents.
Félicitons nous et remercions la vie pour ces capacités.
Soyons confiants en nous-même.
Découvrons ce doux équilibre entre accueil de l’autre et rayonnement de soi.

Alors certes, la vie ne peut jamais être toute rose…
Néanmoins la force intérieure, la stabilité, la dignité sont des valeurs nobles,
qu’il peut être intéressant de garder à l’esprit.

Comment ces valeurs peuvent se manifester dans ma vie
dans ce que je ressens pour moi même ?

Laetitia de PLACE
en formation à Compétences relationnelles Océan Indien

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Vivre l’incertitude

Nous ne sommes sûrs de rien, rien n’est jamais certain…
sinon que nous mourrons un jour…
« mais nul ne sait ni je jour ni l’heure » !!!
Notre vie se déroule dans une incertitude fondamentale.

FACE A L’INCERTITUDE

L’intelligence des humains a permis de canaliser ou de maîtriser cette incertitude, en nous permettant de prévoir, d’anticiper, de nous protéger, de nous soigner, de faire face aux imprévus… La pandémie nous apprend que l’absence d’anticipation se paye cache… Et en même temps, elle nous permet de découvrir avec reconnaissance que la qualité des soins et la motivation des hommes peut faire face au danger.

La volonté de pouvoir des humains nous a fait croire que nous pouvions tout contrôler, tout maîtriser, et même mettre la nature et la planète au service de nos envies et de nos instincts possessifs… La pandémie nous rappelle qu’un petit virus est plus fort que nos pouvoirs guerriers… Et en même temps, elle permet à la planète de respirer et de sortir de l’esclavage dans lequel nous prétendions la maintenir.

Le stress des humains confrontés à l’incertitude nourrit des peurs incontrôlées, des crispations insupportables et des violences desespérées… Nous avons découvert avec stupéfaction que toutes les assurances prises et chèrement payées pour être une armure infranchissable n’avaient rien d’étanche… La pandémie, se glissant dans l’interstice de nos relations, vient transformer nos gestes de tendresse en risque mortel et nous oblige à la distance sociale… Et en même temps, elle nous rend créatifs d’autres modes relationnels et de solidarité inattendues…

Sortis de la pandémie, nous restons dans l’incertitude ! Confinés, nous ne savions pas quand ni comment nous allions en sortir… Déconfinés, nous ne savons pas s’il n’y aura pas une deuxième vague et nous ne mesurons pas encore toutes les conséquences de cette pandémie : dans quelques mois seulement, que seront devenues nos vies personnelles ? nos vacances ? les entreprises et les emplois ? les conséquences économiques ? l’avenir de la planète ? Incertitude…

L’incertitude est constitutive de la vie humaine, depuis toujours…

Elle est présente au cœur de toutes les relations dont l’avenir n’est jamais acquis d’avance…
Nous n’avons pas d’autre choix que de vivre avec elle…
A nous de choisir d’en faire une ennemie que nous craignons
et qui aura de toutes façons le dernier mot,
ou une amie imprévisible à laquelle s’adapter
pour construire notre vie comme une belle aventure…

LA PEUR DE L’INCERTITUDE

J’ai besoin de tout savoir, de tout contrôler, de garder la maîtrise…
La peur me rend malade mais aussi me met au centre d’un monde perçu comme hostile,
où l’autre n’est plus qu’un intérêt ou un danger pour ma propre sécurité…
Et tout imprévu est une catastrophe !

L’ACCUEIL DE L’INCERTITUDE

J’accepte de ne pas tout savoir et d’aller chercher ou demander,
cherchant des solutions plutôt que de me plaindre et de ressasser les problèmes,
et découvrant les autres, la solidarité et le partenariat comme autant de ressources…

J’accepte de ne pas tout contrôler, et d’accueillir l’imprévu
découvrant mes capacités d’adaptation et de réaction,
et la reconnaissance pour celles et ceux qui viennent me prêter main forte…

J’accepte de ne pas tout maîtriser, de faire confiance à d’autres
quand ce n’est pas de mes compétences, prenant ma part dans la construction du monde,
me protégeant des forces destructrices,
et créant des synergies pour vivre et inventer ensemble dans l’interdépendance…

PASSER DE LA PEUR A L’ACCUEIL : LA CONFIANCE

Regardons-nous quand nous avons peur :
notre peur se nourrit principalement des dangers extérieurs :
le virus, la violence, le cyclone, les relations toxiques,
l’imprudence des autres, l’autoritarisme des chefs…
Ces événements extérieurs nous mettent dans tous nos états,
nous recroquevillent sur nous-mêmes…
Nous sommes dans la méfiance et le jugement,
nous ressassons la rancœur et les dénonciations…

Regardons-nous quand nous accueillons l’incertitude ou l’imprévu :
nous sommes confrontés aux mêmes dangers extérieurs,
mais au lieu de nourrir la peur, ils déclenchent en nous une énergie :
nous cherchons à comprendre, à nous protéger, à nous laisser surprendre par l’inattendu…
Nous sommes dans l’adaptation et le discernement,
nous faisons le tri entre le risque et l’opportunité…

La peur vient quand nous avons mis notre confiance dans des sécurités extérieures :
une maison, un métier, de l’argent, des habitudes, des assurances tout-risque…
Nous leur avons remis les clés de notre bien-être…
Quand ces sécurités extérieures sont ébranlées, nous sommes dévastés.

L’accueil vient quand nous avons mis notre confiance dans nos ressources intérieures,
dans nos capacités d’analyse, d’adaptation, de réaction, de relations constructives…
Nous savons que les clés de notre bien-être sont dans nos valeurs et nos capacités.
Quand nos sécurités extérieures sont ébranlées,
la confiance en soi et en l’autre nous permet de faire face.

La peur nous fait nous raidir…
Dans la tempête, les arbres aux branches rigides cassent très vite.
La confiance en soi nous rend souples…
comme les branches de palmiers secouées sans rompre…

VIVRE CONFIANT AVEC L’INCERTITUDE

La prochaine fois que tu es confronté à l’incertitude,
plutôt que te laisser envahir par l’incertitude extérieure
et de transformer le petit caillou en montagne,

Tourne-toi vers toi-même…
Cherche à analyser et à comprendre l’incertitude, comme si tu la filmais avec une caméra…
Ecoute ce que ça te fait, tes ressentis, ta peur sans t’y noyer :
tu n’es pas ta peur : décris-la de l’extérieur, donne-lui un nom, une couleur, une odeur…
Cherche en toi tes ressources :
tes capacités et compétences pour faire face à cette incertitude…
Fais appel à un proche pour lui demander du soutien ou un conseil…

Et seulement alors reviens à la rencontre de ce qui a déclenché l’incertitude
et entre en dialogue avec ce déclencheur et cette incertitude :
accueille l’imprévu en le regardant à travers les lunettes de tes ressources personnelles,
identifie l’éventuel danger à partir de tes capacités de protection,
négocie avec toi-même jusqu’où tu peux t’adapter à l’imprévu,
et ressens déjà que ce début de confiance en toi minimise ta peur de l’incertitude.

Cette attitude nouvelle nécessite sûrement un entraînement, une rééducation…
Mais tu verras : les résultats viennent vite… et tu pourras rapidement être fier de toi !

Marc THOMAS, Consultant en Compétences relationnelles
26 avril 2020
mthomas@competences-relationnelles.com

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CONFINEMENT : notre contribution

ET MOI ?   TEXTES   VIDÉOS  MUSIQUES  IMAGES  ET APRES ?

 

Difficile confinement qui change  nos modes de vie
et nous retreint parfois dans l’exiguïté…
Salutaire confinement
qui nous protège et où nous protégeons tous les autres…
Bénéfique confinement
si nous en profitons pour réactiver nos sources intérieures

C’est à ce « bénéfice » que Compétences relationnelles Océan Indien veut contribuer ici.

Cette page sera complétée au jour le jour… N’hésitez pas à proposer dans les commentaires de bas de page.  Nous nous associons cependant aux conditions fixées sur la page Facebook du Cabinet TransDisciplines… Vous trouverez ces conditions ici !


Bien vivre le confinement par un TRAVAIL SUR SOI

Des « outils » pour être bien avec soi-même

Glanés ici ou là (merci aux auteurs), ces « outils » peuvent nous aider à nous ajuster à la fois à nous-mêmes et à la situation particulière du confinement, pour nous aider à la traverser plus sereinement, pour en profiter pour « grandir » intérieurement…

Méditation laïque de pleine conscience en visioconférence

par MBSR-MBCT Océan Indien – Philippe LAOURDE
En raison du nombre important d’inscriptions,
de nouveaux créneaux  pour vous inscrire : Cliquez ici
Les places étant limitées, il est impératif de vous in,scrire par mail auprès de Philippe Laourde à contact@pleineconscience.re

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est murir-300x130.jpg.

Des INTERVIEW


PROPOSITIONS pour FACILITER LE CONFINEMENT

– Une écoute

Nous accompagnons par téléphone les personnes qui ont besoin d’un échange pour vivre mieux ce temps de confinement ou la peur de la maladie.
NOUS ÉCOUTONS GRATUITEMENT LES PERSONNELS SOIGNANTS
qui ont besoin d’un espace de parole pour décompresser.
Marc THOMAS – 0693 41 96 62 – mthomas @competences-relationnelles.com

– un espace d’écoute spécialisé pour les personnels soignants

des livraisons alimentaires à domicile

Reso RestNoutKaz


ET APRES LE CONFINEMENT :
changer quoi ? changer comment ?

« Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu’au tréfonds de nos consciences,
laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les gestes qui nous relient aux évidences.
Retrouver un peu du sentiment de ces êtres premiers
pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées.  » (Pierre Rabhi)


Des TEXTES pour se nourrir

Textes de Marc THOMAS
Paradoxes et solidarité
Sortir de l’asphyxie pour respirer enfin
Confinés comme semence en terre
« Une main lave l’autre »
Solidaires : juguler l’épidémie de la peur
– Textes pour un « Travail sur soi »
– Textes pour « Ajuster ses relations »
Réactions de lecteurs
« Comme si les gens avaient changé… »
Les bienfaits du Confinement
COOL le travail scolaire en période de confinement 
par une professeure des écoles
Ecrivez vos commentaires en bas de page,
pour que nous puissions alimenter cette rubrique… Merci !
Textes d’autres auteurs
Tsunami épidémique à l’hôpital
des médecins de l’hôpital de Mulhouse racontent
« Nous ne sommes pas en guerre »
par Sophie Mainguy, médecin urgentiste
« Et le virus prit la parole… »
par Nana, l’Art d’être Soi
Descendre dans la rue… en nous-mêmes
par Jean-Yves Leloup
La vie ordinaire est bonne, nous ne savions pas le voir, par Ch. André, psychiatre
Comment puis-je faire face à l’isolement ?
par Nelson Velasquez, Facebook
MERVEILLEUX TÉMOIGNAGE d’un INTERNE dans les hôpitaux d’ILE DE FRANCE
Vivre avec l’incertitude
par Edgar Morin, philosophe
Un peu d’humour
par un auteur inconnu
Renforcer nous-mêmes notre système immunitaire
par Alix Merle des Isles, Naturopathe
Avant le coronavirus, nous étions déjà enfermés mais nous ne le savions pas ,
par Abdennour Bidar, philosophe
Il faut changer de logiciel,
par Xavier Alberti, Dirigeant d’entreprise
Et la terre commença à respirer…
par Catherine Testa
Le cosmos a sa façon de rééquilibrer…
par Raffaele Morelli, psychiatre italien
Cabinet TransDiciplines :
nombreux textes et images de grande valeur
Le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit
par Coline Serreau, réalisatrice
Ce moment que l’humanité traverse 
par Aigle blanc, indigène Hopi
Une expérience philosophique gigantesque
par R.-P. Droit, philosophe et journaliste
Le confinement dans la Bible
par Mélinée Le Priol
Coronavirus : quid de l’impact psychique ?
par Parwa Mounoussamy et V. Poisson
La spirale des violences conjugales
par Hélène Pouille
Faux procès et vrais enjeux, par Eric Sagan
Sismothérapie pour un irresponsable
par un médecin chef de réanimation
Le virus de l’humilité, par Erwan Le Morhedec
Laissez-nous mourir comme nous voulons,
par André Comte-Sponville, philosophe
Comment vivre le confinement,
par Christophe André, psychiâtre

DES APPELS A L’AIDE


DES JEUX pour les enfants… et les grands enfants !!!


Des VIDEOS

C’EST QUOI LE BONHEUR POUR VOUS ? 
Film gratuit pendant le confinement :
par Julien PERON

SLAM par un ami réunionnais :
« DAN’ NOUT MAIN » (Freestyle en confinement)
, par Vince Lak’ech Rappeur/Causeur.

PAYSAGE RÉUNIONNAIS DÉSERTS…

LES CHOSES VRAIMENT IMPORTANTES…

DÉJA EN 1977, le Commandant COUSTEAU interpellait…

CE QUE LE VIRUS NOUS DIT DE NOTRE AVENIR

PETIT CORONA DISCUTE AVEC PAPA
Cette vidéo est comme une fable de La Fontaine, ou comme un conte…
Ce n’est pas Dieu qui parle à l’enfant, mais la terre qui parle aux hommes…

« DIRE MERCI » – Message de soutien aux soignants du Ballet de l’Opéra national de Paris


Pour RESPIRER en MUSIQUE

MUSIQUE SANTÉ :
Équilibre émotionnel et respiration

Pour celles et ceux qui manquent de CONCERTS et de SPORT
Beethoven en vélo !

LA TENDRESSE
Symphonie confinée

LA PANDÉMIE CRÉOLE soutient les soignants et ceux qui bossent
« Des mal masqués »

L’ORCHESTRE NATIONAL DE FRANCE en confinement
Le bolero de Ravel

ET DEMAIN LE COLLECTIF remercient les soignants
Des artistes et personnalités chantent

EFFETS SECONDAIRES
Slam Covid-19 de Grand Corps Malade


Pour le dire en IMAGES

à télécharger : Pour sourire juste un peu !