Archives de catégorie : AFFIRMATION DE SOI

Du silence qui empoisonne
à la parole qui désinfecte

Echange par mail à propos d’un entretien d’accompagnement :

Elle : Je suis désolée, mais j’annule notre rencontre pour aujourd’hui.
Toute cette semaine je n’étais pas très bien moralement
et je n’ai pas trop envie de parler… Pour le moment je suis renfermée…
Je pensais être prête à m’ouvrir, mais non.
J’espère que tu comprendras et que tu accepteras qu’on se voit quand je serai mieux.

Moi : Je comprends et respecte ton choix.
Ceci dit, la parole est un désinfectant.
On n’attend pas qu’une plaie soit cicatrisée pour la désinfecter…
C’est justement quand on a mal ou quand on est mal que la parole nous soigne et nous guérit…Plus tu te renfermes dans le silence, et plus tu risques de prolonger ton malaise
en ruminant à l’intérieur ce qui te pourrit la vie… et de te réinfecter toi-même…
Plus tu parles dans un contexte sécurisé, plus tu déposes ta souffrance
et plus tu ouvres des chemins pour traiter tes blessures.
Le jour où tu choisiras de parler, tu découvriras enfin un chemin de libération…

Fais-moi signe quand tu veux. Je te conseille de ne pas attendre d’être bien…

Elle : Tu as raison, mais là c’est trop dur.
J’ai la gorge nouée… J’ai peur…
Alors qu’avant je m’ouvrais facilement aux autres,
aujourd’hui j’ai énormément de mal..
même si je sais
qu’il faut que j’arrive à surmonter cela.
J’espère pouvoir le faire bientôt,
parce que tu as raison ça me ronge…

Moi : Ton cœur te dit que tu as besoin de parler pour te libérer,
mais ta tête te dit que tu as peur parce que tu as trop mal…
Garde cette conviction qui est en toi que tu pourras surmonter ça…

Il s’agit de laisser ton cœur prendre les commandes
pour qu’il apprivoise ta peur par la bienveillance.
Ça va venir… Bientôt tu oseras faire le pas de faire confiance à ton cœur.

Ce jour là, tu oseras parler, et pleurer peut-être…
Alors ta peur régressera toute seule et sera remplacée par la libération.

A bientôt donc. Prends soin de toi.

                                                                        Marc THOMAS –  5 juin 2021
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Que faire de nos émotions ?

1. ENFOUIR LES ÉMOTIONS ?

Un évènement survient et nous tétanise,
parfois il y a longtemps dans notre enfance,
parfois plus récemment…
Tellement touchés que nous restons pétrifiés !
Blessure et douleur sont enfouies
parfois pendant des années et des décennies
sans avoir été détectées,
ni désinfectées par des mots, des larmes,
ni accompagnées dans la bienveillance.

Cette douleur nous mine de l’intérieur,
blessure ouverte qui pourrit la vie,
et que tout rappel vient faire saigner à nouveau…
Souvent sans même savoir pourquoi
dans le silence, la solitude, la honte ou la colère d’être comme çà…

Alors nous nous refermons,
dans la déprime et la détresse,
ou dans la rigidité et l’hyperprotection,
ou dans la révolte et l’autodestruction.

S’EN SORTIR
Une personne ou un climat de confiance suffisent
pour partager d’un mot un mal-être d’aujourd’hui…
Alors surgit sans s’y attendre
la mémoire ravivée de la blessure d’hier :
oser la balbutier devant une personne qui écoute,
vider les larmes pour désinfecter la blessure,
accueillir et écouter le bouleversement ressenti…
Et laisser le temps restaurer notre intégrité !


2. SE NOYER DANS LES ÉMOTIONS ?

Un évènement survient et nous fait réagir,
et nous débattre de façon incontrôlée
par des cris et des larmes de souffrance, de détresse,
par des paroles ou des gestes d’agression ou de colère,
par des ruminations qui se répètent…
Plongés dans la tristesse, le regret, la culpabilité,
noyés dans nos misères ressassées
qui nous submergent par vagues…

Et plus nous les ressassons, plus elles forcissent comme des avalanches,
plus nous réinfectons nos plaies, plus nous nourrissons la douleur.

Ou bien nous oublions ce qui nous a blessés,
croyant l’avoir réglé en réglant son compte à l’autre,
mais nous restons sans cesse à fleur de peau,
réagissant au quart de tour au moindre mot ou à un détail,
survoltés, essoufflés, noyés dans nos réactions démesurées.

S’EN SORTIR
Canaliser ce qui nous a noyés ou submergés,
en mettant des mots sur ce qui nous a fait réagir,
sur ce qui nous a blessés ou mis en colère.
Mais jamais des mots sur l’autre
sous forme d’accusation et de jugements
qui ne font qu’amplifier la colère.
Toujours des mots sur moi, sur ce que ça m’a fait,
sur ce que je ressens, et ce dont j’ai besoin
Alors je prends soin de moi… et ce soin apaise !


3. ANALYSER LES ÉMOTIONS ?

Un évènement survient et nous fait réagir,
et nous cherchons à les comprendre,
nous demandons conseil
et débriefons avec des proches,
nous analysons le pourquoi et le comment,
le pourquoi j’ai fait ça
ou comment j’aurais pu faire autrement…

Et chacun donne son avis différent,
et j’ai du mal à m’y retrouver
parfois jusqu’à l’insupportable
qui me fait dire qu’ils n’ont rien compris.

Et nous restons des jours et des jours
à tourner ça dans notre tête
jusqu’à l’insomnie ou la fatigue nerveuse,
Parfois tout s’emmêle, la tête prête à exploser.

S’EN SORTIR
As-tu déjà pensé que « comprendre les émotions »
est une formule antinomique ?
Car « comprendre » est une opération mentale,
nécessitant de prendre du recul pour réfléchir,
alors que l’émotion est une opération du cœur,
une source jaillissante qui surgit spontanément.
Un message d’amour ne s’explique pas,
il se donne ou s’accueille et produit du vivant…
Accueille d’abord ton émotion, déguste-là, nomme-la :
ressens la gratitude, la joie, la tristesse, la peur, la surprise…
Ensuite tu pourras relier ton cœur et ta tête et analyser !
Car ton émotion est d’abord un signal de ton être profond,
porteur d’un message ou d’une alerte pour ton bien-être.


4. ACCUEILLIR LES ÉMOTIONS

Un évènement survient et déclenche une émotion,
avant même que je m’en sois rendu compte,
sourire, crispation, cris, tétanisation, embrassades
précèdent toujours les mots.
Ces manifestations émotionnelles sont toujours vraies.

Aucun jugement sur les émotions ne sont légitimes,
et surtout pas les « je suis trop sensible »
ou « tu ne devrais pas réagir comme cela ».
Car nos réactions émotionnelles sont des messages
de nos besoins profonds, de nos désirs et de nos valeurs.
Nos émotions ont ce pouvoir d’exprimer notre vérité profonde
à laquelle notre conscient n’a pas accès.

La première question juste n’est donc ni jugement, ni pourquoi,
mais : « qu’est-ce qui se passe ? qu’est-ce qui arrive ? ».
Accueillir l’émotion, l’écouter, la décrire, la nommer…
Sentir son intensité, son impact, sa justesse, sa dissonance…

L’émotion parle de celui qui la vit et pas de ce qui l’a déclenchée.
Nous nous faisons souvent violence avec les émotions,
quand nous nous en servons pour accuser celui l’a déclenchée.
La deuxième question à poser face à l’émotion, est donc :
« qu’est-ce que ça me (ou te) fait ? », « qu’est-ce que tu ressens ? »
« qu’est-ce que ça dit de toi ? de ce que tu aimes ? de tes désirs ?
de tes refus ? de tes limites ? de l’insupportable ? »

Ces questions ne cherchent pas des explications ni des compréhensions mentales.
Si elles se servent de la tête, c’est pour décoder les messages du cœur,
et du plus profond de l’être jusqu’à l’inconscient.
Accueillir nos émotions nous rend vivants !

Marc THOMAS mthomas@competences-relationnelles.com

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Et si nous acceptions le manque ?

Un accident de bateau dans le Canal de Suez :
certains rayons dans les supermarchés de la Réunion sont vides,
et déjà des plaintes s’expriment
et des accusations à ceux qui auraient mal géré la crise.

Il gèle en avril dans les vignes et les vergers français :
2/3 de la récolte vont manquer dans certaines régions.
Quand les producteurs impactés demandent des aides,
je pense à tous les sous-traitants dont l’économie est encore plus fragile…

Les restrictions sanitaires restreignent drastiquement les voyages.
Je n’ai pas pu prendre de vacances en Métropole depuis 18 mois.
J’ai aussi refusé de faire de faux certificats à des métropolitains
qui voulaient à tout prix venir sans vrai motif impérieux.

Ces manques déclenchent des déprimes, des angoisses,
mais aussi des colères, des accusations,
et des exigences hautement réclamées…

Comme si « les autres » étaient coupables de nos manques
et devaient les combler immédiatement,
comme au temps où nous étions au ventre de notre mère !
Comme si « les autres » auraient du anticiper
ce que personne ne pouvait prévoir…
Comme si « les autres » n’avaient pas le droit à l’erreur
que nous nous attribuons si facilement à nous-mêmes…

Heureusement ces manques suscitent la solidarité
nationale, institutionnelle, citoyenne, familiale, entre voisins…
Heureusement, des associations, des syndicats, des citoyens
ne se contentent pas de récriminer contre les puissants
mais se liguent pour créer les conditions de l’équité et de la justice.

Nos ancêtres à tous ont appris à s’adapter aux facéties de la nature
le plus souvent par leurs propres énergies et avec peu de moyens.
Leurs manques non supportés ont déclenché guerres et inégalités,
quand leurs manques acceptés ont permis d’inventer des stratégies de survie.

Mes parents qui venaient de se marier furent séparés pendant 5 ans
quand mon père était prisonnier de guerre en en Allemagne !
Ils ont choisi de transformer leur manque en solidarité,
découverte par mon père comme condition de survie dans les camps de prisonniers,
mise en œuvre par ma mère dans la protection des jeunes lorrains contre les bombardements.
Ils n’ont pas reçu d’indemnités et ne se sont pas laissés aller à la rancœur,
choisissant ensuite de promouvoir la réconciliation franco-allemande.

Des parents consacrent toute leur énergie
à soutenir leur enfant malade, handicapé ou en échec,
transformant leur manque et leur détresse en amour salvateur.

Des personnes confinées et des entreprises en télétravail
ont inventé par eux-mêmes d’autres modes de communication,
transformant des échanges superficiels en relations de qualité.

Depuis un an, la Covid m’a fait perdre 80% de mon travail
sans compensation  du fonds de solidarité ces derniers mois,
alors qu’à 73 ans, je dois encore travailler pour vivre…
Grâce à ce manque, je nourris ma passion
pour l’écriture partagée et pour l’écoute empathique.

Des citoyens, des élus, des décideurs,
affrontés aux manques suscités par cette pandémie
et aux limites de notre civilisation consumériste,
choisissent de ne pas attendre d’être assistés,
mais de changer de vie pour remplacer
le chacun pour soi par la solidarité,
la consommation à tout va par le respect de la planète,
la course à la réussite à tout prix par la qualité de vie.

NOUS AVONS LE CHOIX :
nous lamenter ou accuser les autres de ne pas satisfaire nos manques,
ou trouver dans ces manques l’énergie de refaire surface,
de passer d’un manque d’avoir à un plus d’Etre,
et de chercher et offrir le soutien nécessaire à nos fragilités mutuelles.

Et vous, que choisissez-vous ? Que diriez-vous de tout cela ?

Marc THOMAS
mthomas@competences-relationnelles.com

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voir aussi :
Solidaires face à l’épidemie de la peur

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QUELQUES PISTES SIMPLES POUR MIEUX VIVRE

Comment traverser les bonheurs et les difficultés de notre quotidien ?

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Le bonheur est simple !

Le bonheur est simple !
Il émerge souvent
de l’inattendu,
de l’épreuve traversée,
de la rencontre imprévue…
 
Le bonheur est simple !
Il ne vient pas de l’avoir ni de l’extérieur…
Il vient de l’être…
Il surgit du plus profond…
 
Le bonheur est simple !
Voici quelques exemples…
Béatitudes improbables…
Ajoutez-y les vôtres !
 
(Cliquez  ci-dessous sur les titres soulignés)
 
 
 
  • Heureuses peurs
    La peur nous alerte sur quelque chose de précieux pour nous.
  • Heureuse incertitude
    Si tu accueilles l’incertitude en t’enracinant dans tes valeurs, tu deviens toi-même en t’adaptant au réel heureux ou difficile.
  • Heureux imprévus
    Fais-tu partie de ceux qui se mettent à l’écoute à la fois d’eux-mêmes et de l’imprévu qui survient au cœur de leurs désirs, de leurs besoins, de leurs aspirations ?
  • Heureuse guérison
    C’est toi qui te guéris !
    Le médecin prend soin de toi, il te soigne, mais c’est ton corps qui guérit…
  • Heureuses protections
    Protection et juste distance peuvent nous faire quitter la méfiance et réapprendre la confiance relationnelle…
  • Heureux isolement
    Heureux isolement où tu prends soin de toi et des autres, où tu deviens autre : il restaure ta fraîcheur de vivre et d’aimer.
  • Heureuses rencontres
    Ces rencontres où nous devenons-nous-même parce que l’autre est venu !
 
Béatitudes improbables…
Ajoutez-y les vôtres ! Et qu’elles vous fassent rayonner de bonheur !
 
Marc THOMAS – 16 mars 2021
competences.relationnelles.974@gmail.com
 
 
 
 

Remèdes anti-Covid

Les « Béatitudes du Coronavirus » !

Nos propositions pour accompagner et positiver cette période difficile qui dure…
Nous ne pouvons pas supprimer les contraintes ni leur impact sur nous-mêmes. Mais nous pouvons transformer nos réactions  négatives de stress, de repli, d’inquiétude en réactions positives, constructives, nourrissantes de sens et de solidarité.
Voici donc quelques remèdes à la « déprime » engendrée par le Covid…
Ces remèdes  ne remplacent pas les gestes de protection pour soi et pour les autres, et ne nous dispensent pas de nous soigner et nous isoler si nécessaire !

1. Comment transformer
nos inquiétudes et notre stress en joie de vivre ?

En période de crise sanitaire, sociale et économique où on ne retient que les « barrières »,
accueillir, vivre et transformer les incertitudes, les imprévus et les peurs… 

2. Comment vivre sereinement la maladie et l’épreuve ?

Se protéger, se soigner, guérir

3. Et quand survient le drame…

Tous les textes ci-dessus ne sont-ils pas des belles paroles qui risquent de sonner faux quand survient le drame dans nos vies ou dans la vie de celles et ceux que nous aimons ?
Peut-être mourrons-nous comme nous avons vécu ?
Peut-être vivrons nous les deuils de la vie différemment
si nous avons préalablement pris soin de notre qualité de vie ?

Mais comment traverser le drame ?


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D’autres textes de la Collection « Parole semée… »
sur le même format que ceux-ci sont à lire et à télécharger
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Calendrier 2021

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Vous pouvez télécharger l’ensemble de ce calendrier
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Documents réalisés par Marc THOMAS :
mthomas@competences-relationnelles.com  Tél : +262 693 419 662

Les textes de ce calendrier sont extraits de la Collection « Parole semée… »
écrite et régulièrement augmentée par Marc Thomas
« comme des  petites étincelles plutôt que des leçons »
pour vous donner à penser et laisser germer en vous ce qui vous convient.

Cliquez pour retrouver tous les textes de « Parole semée… » 

Galerie « Parole semée… »

Un Calendrier 2021 avec des photos et des textes de « Parole semée… » pour chaque mois


Revenez à cet album régulièrement : il est complété à chaque parution d’un texte.

Vous pouvez écrire à l’auteur vos réactions et vos questions :
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Parole semée…

La collection « PAROLE SEMÉE… »

Retrouvez ci-dessous des textes brefs qui donnent à penser,
publiés régulièrement sous forme de « Story » sur la page Facebook de Marc Thomas.

CLIQUER SUR L’IMAGE pour accéder à tous les textes

Revenez à cet album régulièrement : il est complété à chaque parution d’un nouveau texte.


Pourquoi « PAROLE SEMÉE » ?

« Des petites étincelles, plutôt que des leçons… »

Des mots qui ne sont
ni des vérités ni des explications
Des paroles jaillies dans l’écoute cœur à cœur
de personnes en quête ou en souffrance…
Des paroles comme des semences à féconder
dans nos vies et dans nos cœurs…

Des mots qui ne prennent sens
qu’en entrant en résonance avec ce que tu es… 
Ne retiens pas tous ces mots…
Ne retiens que ceux qui résonnent en toi…

Et quand ces mots résonnent, ne retiens pas la phrase,
mais écoute ta résonance et ses harmoniques…
Dans cette résonance unique de ton être,
les mots deviennent Parole vivifiante…
Comme une source qui irrigue…


Et encore quelques paroles semées…

La douleur ne parle pas seulement de ta souffrance ni de la relation toxique ; 
la douleur parle aussi de ce qui est beau en toi et qui est blessé… 
Concentre-toi sur cette beauté qui t’habite : 
tu trouveras les moyens de désinfecter et cicatriser tes plaies….


Ton ego réclame de comprendre… Un temps viendra où tu seras suffisamment à distance pour analyser et comprendre le passé. Aujourd’hui tu es trop « dedans » pour comprendre. Et la compréhension t’emmène souvent vers le jugement de toi-même, ce qui continue de te polluer et t’intoxiquer… Un seul chemin peut te permettre de sortir du mal-être : écoute tes émotions, déchiffre leurs messages, jusqu’à entendre résonner ton vrai besoin au fond de toi….


Tu envies parfois ceux qui apparaissent sûrs d’eux et qui ne doutent jamais…
Parce que toi qui doutes souvent, tu penses ne pas avoir confiance en toi. Eux sont tellement sûrs d’eux qu’ils pensent toujours avoir raison, parfois envers et contre tous…
Je fais l’hypothèse qu’ils ne sont pas sûrs d’eux, 
mais qu’au contrainte ils ont peur d’un avis différent qui viendrait les fragiliser…
Alors que toi qui doutes, tu t’interroges, tu écoutes, tu cherches, 
tu accueilles
 des points de vue différents…
Et petit à petit, 
dans cette ouverture sans certitude, mais aussi sans peur, 
tu cherches la vérité…
La vérité ne se possède pas, elle se cherche…
Et la foi n’existerait pas sans le doute…


Quand on creuse en soi pour trouver sa pépite
on remue toujours de la boue avant d’arriver au cœur !


Accueille ta tristesse avec tendresse
accueille là comme tu accueilles ton enfant quand il est triste, 
accueille ta tristesse à toi et console là avec ton désir de devenir toi-même…


Les trous d’air et les turbulences font partie du voyage : 
elles n’empêchent pas l’avion d’arriver à bon port !


Ce que tu portes en toi, si tu ne le partages pas, ça te brûle !


L’important n’est pas que des personnes te manquent de respect,
L’important c’est que tu dises non à tous ceux qui te manquent de respect,
et que tu trouves ta source : 
elle te dynamisera et te protégera de tous ceux qui veulent t’utiliser à leur seul profit…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
30 août 2018 – Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

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Devenir toi-même
pour sortir d’un milieu toxique…

Chère Claire, *

Tu souffres beaucoup de ta situation familiale,
de ce que tu n’as pas reçu depuis ton enfance pour te construire sereinement.
Cette souffrance est légitime.
Il est normal qu’elle se ravive parfois de façon presque insupportable,
et que tu aies besoin d’en vider le trop plein par la colère et la tristesse…

Mais il y a une autre dimension :
ce n’est pas ta famille qui a fabriqué ton âme,
cette part de divin qui s’humanise en toi…
Cette part là est en toi, cette part là c’est toi,
parfois bien cachée pour se protéger du toxique… mais inviolable !
Peut-être te reste-t-il à y croire et à aller la chercher…

Partir à la recherche de tes ressources intérieures,
de ce vrai toi qui t’habite au plus profond et qui surgit parfois
dans tes regards, dans tes amours sincères, dans ton énergie de vie…

Ose y croire !
Ce vrai toi vient de bien plus loin que tes parents :
il vient de l’âme du monde !
Il ne demande qu’à grandir, à fleurir et à fructifier en toi,
pour toi, pour le monde, pour le salut du monde…

Il ne s’agit pas d’abord de quitter ta famille,
mais de partir à la recherche de toi-même !
Tu pourras lâcher prise sur ce qui t’a blessé et le cicatriser,
quand tu croiras en toi et en tes ressources qui affleurent déjà.

Fais la liste de toutes celles et ceux qui ont déjà repéré cela en toi,
fais leur confiance, appuie-toi sur elles et sur eux !
Car ils t’aiment…
Laisse-toi aimer…
Ils vont t’apprendre à t’aimer toi-même…

De tout cœur !
Marc                         Jaillissement130x81                 mthomas@competences-relationnelles.com

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