Archives de catégorie : Empathie

Sortir l’émotion
pour s’ajuster à la vie

Les émotions, comment ça marche ?

TRANSFORMATEUR

Comme un transformateur modifie la tension et l’intensité électrique
entre une ligne à haute tension et le 220 volts de nos maisons,
ou entre ce 220 volts et les 19 volts de nos ordinateurs…

Les émotions modifient et régulent l’intensité des événements extérieurs
pour les adapter à notre voltage intérieur, à notre capacité et à nos limites,pour  nous permettre de les accueillir, de nous protéger, de nous exalter…

Qui a dit qu’il faut se méfier des émotions et les faire taire ?
Elles sont notre régulateur… Réprimer l’émotion, c’est s’exposer aux courts-circuits !

BOUSSOLE

Comme une boussole t’indique la direction à suivre pour atteindre ton objectif,
surtout quand les chemins sont multiples, mal tracés ou dans le brouillard,

Les émotions t’orientent vers ce qui est bon pour toi :
envie, attirance, bonheur, paix, besoin à satisfaire… Joie, amour bien-être, calme…

Qui a dit qu’il faut se méfier des émotions et les faire taire ?
Sans boussole tu perds le nord… et tu ne sais plus quel chemin prendre pour être bien !

SIGNAL D’ALARME

Comme un signal d’alarme qui te prévient d’un dysfonctionnement,
comme la barrière du passage à niveau te force à t’arrêter pour te protéger du train qui arrive,
comme la chaleur de la braise te fait retirer ta main…

Les émotions t’alertent sur les fausses pistes ou les menaces :
danger, vigilance, répulsion, inacceptable, protection… Peur, tristesse, colère, honte…
et t’intiment l’ordre de faire stop ou de te protéger quand vient le danger

Qui a dit qu’il faut se méfier des émotions et les faire taire ?
Sans elles tu t’exposerais sans protection. Si tu n’avais pas peur, tu serais en danger !

LOCOMOTIVE

É-motion…
« Motion » comme « loco-motion » : se mouvoir, se déplacer d’un lieu à un autre…
« É » comme « ex » de « ex-térieur » : qui sort dehors…

Les émotions sont la locomotive qui met en mouvement le train de nos vies
et fait sortir nos ressentis du dedans pour les transformer en action extérieure :

Attiré intérieurement pour aller à la rencontre…
Apeuré  et tremblant intérieurement pour me mettre à l’abri…
Heureux de cœur et d’esprit pour aller embrasser et danser…
Triste et touché au plus profond, pour pleurer et aller chercher du soutien…
En colère pour oser dire stop…

EX-PRESSION

Les émotions… pour faire sortir la pression !
Les émotions : des mouvements de l’être intérieur vers l’extérieur
pour s’ajuster à la vie, avec ses attraits et ses dangers…

L’émotion s’ex-prime !
Si tu la ré-primes
tu la com-primes à l’intérieur,
elles s’im-prime dans ton corps en mémoire et en somatisation,
jusqu’à la dé-prime de ton esprit et de ton coeur
qui sup-prime toi ou l’autre…

Qui a dit qu’il faut se méfier des émotions et les faire taire ?
Exprimer nos émotions nous permet d’éviter ce processus mortifère.

Les émotions, qu’est-ce qu’on en fait ? 

SORTIR DU PIÈGE

Envahi par les émotions négatives et les blessures,
anéanti par la douleur, la colère, la trahison, l’abandon…
Toujours deux alternatives :

Ou bien J’ENFOUIS EN MOI mes émotions
comme une bête blessée se réfugie dans son terrier,
et je me recroqueville dans le silence et le mutisme.
Rongé de l’intérieur, jusqu’à l’intoxication et à l’empoisonnement destructeur…
Aigri, dépressif, acariâtre ou violent… les somatisations ont remplacé la motivation…

Sortir du piège du silence qui me pourrit la vie
pour vider le trop-plein,
en osant dire, et parfois crier : « j’ai mal ! », « je suis en colère ! », « j’ai honte ! »
en « mettant des mots sur les maux »
seul ou en présence d’une personne bienveillante.

Puis décoder le message dont est porteur toute émotion :
mon émotion est pour moi : elle vient me parler de ma blessure et jamais de l’agresseur,
elle vient me signaler mon besoin vital satisfait ou insatisfait,
elle vient m’alerter, m’inviter à me protéger,
à prendre soin de moi, à réorienter mes choix…

Ou bien JE PROJETTE SUR L’AUTRE ma rancœur, transformant l’émotion qui parle de moi
en arme qui accuse ou écrase l’autre, dans un accès de violence,
comme si je m’attaquais au vent parce que mon toit s’est envolé !
Agressif, cynique, sarcastique, accusateur… Tu crois traiter ta blessure en blessant l’autre.

Sortirdu piège du détournement de l’émotion en violence
en exprimant ce que je ressens, plutôt que de parler de l’autre…
en soignant ma blessure plutôt que de régler son compte à l’agresseur
comme je soigne ma plaie plutôt que de m’énerver sur la branche qui m’a éraflé…

Et quand j’aurai pris soin de moi et renoncé à rendre coup pour coup
dans un cercle vicieux de violence qui ne fait qu’amplifier la hargne qui m’intoxique,
je pourrai peut-être rejoindre l’autre, pour dire non, sans agresser,
pour affirmer mes limites  et me faire respecter sans faire violence.

CANALISER LES ÉMOTIONS

Qui a dit qu’il faut se méfier des émotions et les faire taire ?
Ceux qui nous ont dit cela pensaient le faire pour notre bien,
parce que eux-mêmes n’avaient pas le mode d’emploi :
par peur de se blesser ou de blesser l’autre, ils préféraient les éviter…

C’est l’inverse qui libère et remet debout :
Il s’agit de laisser sortir l’émotion
pour pouvoir sortir DE l’émotion
en passant à l’action pour satisfaire mes besoins vitaux…

Et voici une méthode :

Accueillir :      parce que l’émotion est un message que mon être intérieur m’adresse
pour m’ajuster aux réalités du monde et de mon entourage, tels qu’ils sont

Décoder :        non je ne suis pas trop sensible ! Ma sensibilité est mon système d’alerte !
Si je ne l’écoute pas, elle m’envahit…
Si je m’identifie à elle, je risque de moyer…
Si je dialogue avec elle, elle m’oriente.

Exp-primer :    seuls les mots peuvent désinfecter les blessures et faire exister l’amour…
Dire comme ça vient, sans censurer, sauf les insultes et la violence…

Transformer : la colère devient affirmation de moi, la peur devient confiance en moi,
le désir devient amitié ou amour… et je trouve en moi la source de mon bien-être.

Nos émotions ainsi canalisées deviennent sources de stabilité et de d’énergie,
comme une source canalisée abreuve une ville…
comme les pluies diluviennes canalisées évitent les inondations et irriguent la terre…

Marc THOMAS, Consultant en Compétences relationnelles
26 avril 2020
mthomas@competences-relationnelles.com

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« Une main lave l’autre »

Comme 6 milliards d’êtres humains,
nous sommes interdépendants !
Tous ceux qui ont reçu le virus, sans exception,
l’ont reçu d’un humain venu d’ailleurs…
Comme tous nous avons reçu la vie d’un autre…
Comme tous nous pouvons être pour l’autre
une ressource ou un danger…

Par quel miracle pourrions nous faire exception ?
Oui nous le pourrions :
faire le choix d’aller vivre sur une île déserte, 
de s’enfermer physiquement,
de se verrouiller relationnellement…
Nous couper de tout contact, et pour toujours…
Ce ne serait pas un miracle, mais une catastrophe :
ce choix définitif conduit à la mort physique et psychologique…

Ce choix ne peut être que provisoire, et il s’appelle confinement…
Confinement conçu comme un acte de protection personnelle,
mais aussi et surtout comme un acte d’interdépendance,
pour ne pas amplifier la transmission du virus !
Confinement pour que nous puissions continuer à vivre,
interdépendants que nous sommes par nature…

Confinement pour inventer aujourd’hui
d’autres formes de relations à distance,
pour retrouver plus tard
un bonheur purifié et enrichi d’aimer et de partager…

Interdépendants,
nous serons tous et toujours contaminés et contaminants…
du virus covid et de tous les autres
si nous n’apprenons pas la bonne distance…
…. du virus de nos peurs qui nous dresse contre les autres
si nous transformons la prudence en méfiance et en rejet…
du virus de la bienveillance et du respect
si nous protégeons et construisons
notre vivre-ensemble, nos amitiés, nos amours et nos joies…
Tous contaminants et contaminés, nous n’avons pas le choix !
Mais nous avons le choix d’en faire une contamination vivifiante !

« Une main lave l’autre », dit le proverbe…
Ainsi de notre interdépendance…

Marc THOMAS, Consultant en Compétences relationnelles
mars 2020, en pleine épidémie de Coronavirus

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CONFINEMENT : notre contribution

ET MOI ?   TEXTES   VIDÉOS  MUSIQUES  IMAGES  ET APRES ?

 

Difficile confinement qui change  nos modes de vie
et nous retreint parfois dans l’exiguïté…
Salutaire confinement
qui nous protège et où nous protégeons tous les autres…
Bénéfique confinement
si nous en profitons pour réactiver nos sources intérieures

C’est à ce « bénéfice » que Compétences relationnelles Océan Indien veut contribuer ici.

Cette page sera complétée au jour le jour… N’hésitez pas à proposer dans les commentaires de bas de page.  Nous nous associons cependant aux conditions fixées sur la page Facebook du Cabinet TransDisciplines… Vous trouverez ces conditions ici !


Bien vivre le confinement par un TRAVAIL SUR SOI

Des « outils » pour être bien avec soi-même

Glanés ici ou là (merci aux auteurs), ces « outils » peuvent nous aider à nous ajuster à la fois à nous-mêmes et à la situation particulière du confinement, pour nous aider à la traverser plus sereinement, pour en profiter pour « grandir » intérieurement…

Méditation laïque de pleine conscience en visioconférence

par MBSR-MBCT Océan Indien – Philippe LAOURDE
En raison du nombre important d’inscriptions,
de nouveaux créneaux  pour vous inscrire : Cliquez ici
Les places étant limitées, il est impératif de vous in,scrire par mail auprès de Philippe Laourde à contact@pleineconscience.re

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est murir-300x130.jpg.

Des INTERVIEW


PROPOSITIONS pour FACILITER LE CONFINEMENT

– Une écoute

Nous accompagnons par téléphone les personnes qui ont besoin d’un échange pour vivre mieux ce temps de confinement ou la peur de la maladie.
NOUS ÉCOUTONS GRATUITEMENT LES PERSONNELS SOIGNANTS
qui ont besoin d’un espace de parole pour décompresser.
Marc THOMAS – 0693 41 96 62 – mthomas @competences-relationnelles.com

– un espace d’écoute spécialisé pour les personnels soignants

des livraisons alimentaires à domicile

Reso RestNoutKaz


ET APRES LE CONFINEMENT :
changer quoi ? changer comment ?

« Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu’au tréfonds de nos consciences,
laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les gestes qui nous relient aux évidences.
Retrouver un peu du sentiment de ces êtres premiers
pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées.  » (Pierre Rabhi)


Des TEXTES pour se nourrir

Textes de Marc THOMAS
Paradoxes et solidarité
Sortir de l’asphyxie pour respirer enfin
Confinés comme semence en terre
« Une main lave l’autre »
Solidaires : juguler l’épidémie de la peur
– Textes pour un « Travail sur soi »
– Textes pour « Ajuster ses relations »
Réactions de lecteurs
« Comme si les gens avaient changé… »
Les bienfaits du Confinement
COOL le travail scolaire en période de confinement 
par une professeure des écoles
Ecrivez vos commentaires en bas de page,
pour que nous puissions alimenter cette rubrique… Merci !
Textes d’autres auteurs
Tsunami épidémique à l’hôpital
des médecins de l’hôpital de Mulhouse racontent
« Nous ne sommes pas en guerre »
par Sophie Mainguy, médecin urgentiste
« Et le virus prit la parole… »
par Nana, l’Art d’être Soi
Descendre dans la rue… en nous-mêmes
par Jean-Yves Leloup
La vie ordinaire est bonne, nous ne savions pas le voir, par Ch. André, psychiatre
Comment puis-je faire face à l’isolement ?
par Nelson Velasquez, Facebook
MERVEILLEUX TÉMOIGNAGE d’un INTERNE dans les hôpitaux d’ILE DE FRANCE
Vivre avec l’incertitude
par Edgar Morin, philosophe
Un peu d’humour
par un auteur inconnu
Renforcer nous-mêmes notre système immunitaire
par Alix Merle des Isles, Naturopathe
Avant le coronavirus, nous étions déjà enfermés mais nous ne le savions pas ,
par Abdennour Bidar, philosophe
Il faut changer de logiciel,
par Xavier Alberti, Dirigeant d’entreprise
Et la terre commença à respirer…
par Catherine Testa
Le cosmos a sa façon de rééquilibrer…
par Raffaele Morelli, psychiatre italien
Cabinet TransDiciplines :
nombreux textes et images de grande valeur
Le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit
par Coline Serreau, réalisatrice
Ce moment que l’humanité traverse 
par Aigle blanc, indigène Hopi
Une expérience philosophique gigantesque
par R.-P. Droit, philosophe et journaliste
Le confinement dans la Bible
par Mélinée Le Priol
Coronavirus : quid de l’impact psychique ?
par Parwa Mounoussamy et V. Poisson
La spirale des violences conjugales
par Hélène Pouille
Faux procès et vrais enjeux, par Eric Sagan
Sismothérapie pour un irresponsable
par un médecin chef de réanimation
Le virus de l’humilité, par Erwan Le Morhedec
Laissez-nous mourir comme nous voulons,
par André Comte-Sponville, philosophe
Comment vivre le confinement,
par Christophe André, psychiâtre

DES APPELS A L’AIDE


DES JEUX pour les enfants… et les grands enfants !!!


Des VIDEOS

C’EST QUOI LE BONHEUR POUR VOUS ? 
Film gratuit pendant le confinement :
par Julien PERON

SLAM par un ami réunionnais :
« DAN’ NOUT MAIN » (Freestyle en confinement)
, par Vince Lak’ech Rappeur/Causeur.

PAYSAGE RÉUNIONNAIS DÉSERTS…

LES CHOSES VRAIMENT IMPORTANTES…

DÉJA EN 1977, le Commandant COUSTEAU interpellait…

CE QUE LE VIRUS NOUS DIT DE NOTRE AVENIR

PETIT CORONA DISCUTE AVEC PAPA
Cette vidéo est comme une fable de La Fontaine, ou comme un conte…
Ce n’est pas Dieu qui parle à l’enfant, mais la terre qui parle aux hommes…

« DIRE MERCI » – Message de soutien aux soignants du Ballet de l’Opéra national de Paris


Pour RESPIRER en MUSIQUE

MUSIQUE SANTÉ :
Équilibre émotionnel et respiration

Pour celles et ceux qui manquent de CONCERTS et de SPORT
Beethoven en vélo !

LA TENDRESSE
Symphonie confinée

LA PANDÉMIE CRÉOLE soutient les soignants et ceux qui bossent
« Des mal masqués »

L’ORCHESTRE NATIONAL DE FRANCE en confinement
Le bolero de Ravel

ET DEMAIN LE COLLECTIF remercient les soignants
Des artistes et personnalités chantent

EFFETS SECONDAIRES
Slam Covid-19 de Grand Corps Malade


Pour le dire en IMAGES

à télécharger : Pour sourire juste un peu !

Tes émotions sont ta boussole

Quand tu marches dans le désert ou dans la forêt, ta boussole te permet de t’orienter…
En particulier quand le temps est gris et le soleil invisible : sans boussole, tu perds le nord !

Tes émotions sont ta boussole !
Tes ressentis t’indiquent la direction à prendre pour tracer ta route.
si tu n’accueilles pas tes émotions, tu perds le nord, jusqu’au mal-être !

Quand tu es dans un contexte favorable,
quand les personnes qui t’entourent sont bienveillantes et aimantes
tu te sens heureux ou serein…
Ne te contente pas d’admirer les autres !
Ecoute tes émotions t’orienter vers ce qui est bon pour toi
et vers ton besoin de t’en nourrir.

Quand tu es en danger,
quand tu es confronté à des situations ou des relations stressantes,
tu te sens envahi par la peur, l’anxiété ou l’angoisse…
Ne te focalise pas sur ce qui te fait peur !
Ecoute tes émotions t’alerter sur les risques à éviter
et sur ton besoin de protection.

Quand tu es motivé,
quand tu te découvres capable d’investissements inattendus,
tu te sens plein d’espoir et d’énergie pour réussir…
Ne te sers pas de ton dynamisme pour  éblouir ou écraser les autres !
Ecoute tes émotions t’orienter vers l’appel à la vie qui t’habite
et vers ton besoin de créativité et d’épanouissement.

Quand tu as dépassé tes limites,
quand tu as présumé de tes forces et que tu n’en peux plus,
tu te sens épuisé ou perdu…
Ne te lamente pas sur le trop plein qui t’envahit !
Ecoute tes émotions t’alerter sur la nécessité de dire stop,
et sur ton besoin de te reposer. 

Quand tu soutiens ton enfant ou un proche,
et qu’il vient te remercier,
tu ressens de la bienveillance et de la fierté…
Ne te dévalorise pas en disant que tu n’as fait que ton devoir !
Ecoute tes émotions t’orienter vers ta capacité à partager
et vers ton besoin de vivre la solidarité.

Quand tu es énervé,
quand tu ne supportes plus rien,
tu te sens en colère et prêt à exploser…
Ne rends pas les autres responsables de ton mal-être !
Ecoute tes émotions t’alerter sur les limites du supportable
et sur ton besoin de dire stop ou de dire non.

Quand tu fais une belle rencontre,
quand une personne vient illuminer ta vie,
tu te sens amoureux et tu goûtes le bonheur…
Ne te laisse pas éblouir par l’autre !
Ecoute tes émotions t’orienter vers le bonheur qui te nourrit
et vers ton besoin d’aimer, d’être aimé ou de vivre une relation d’âme à âme.

Quand tu as bafoué tes valeurs,
quand tu t’es laissé aller à l’égoïsme ou à la violence,
tu te sens honteux et tu te dégoûtes toi-même…
Ne te laisse aller ni à l’excuse qui accuse l’autre, ni à la culpabilité où tu t’accuses toi !
Ecoute tes émotions t’alerter sur ta fragilité
et sur ton besoin de changer, de réparer, de demander pardon, de te pardonner.

Quand tu vis la détente et le plaisir,
quand tu t’épanouis dans tes passions,
tu te sens vivant et tu dégustes le bonheur d’être toi-même…
Ne te laisse pas imaginer que ce n’est qu’un rêve passager !
Ecoute tes émotions t’orienter vers ta vraie valeur
et vers ton besoin d’épanouissement dans ta vie quotidienne.

Quand tu es confronté à ton échec personnel,
Quand tu es face à l’épreuve, au deuil à faire d’un projet,
tu te sens triste ou désespéré…
Ne te laisse pas emporter par le jugement sur toi ou sur les autres !
Ecoute tes émotions t’alerter sur ta blessure
et sur ton besoin de prendre soin de toi pour désinfecter et cicatriser la blessure.

Quand tu a reçu un cadeau inattendu,
le cadeau précieux d’un regard ou d’une présence, d’une main offerte ou d’un cœur ouvert,
tu te sens étonné, reconnaissant, nourri…
Ne te diminue pas en pensant que tu ne le méritais pas !
Ecoute tes émotions t’orienter vers la gratitude 
et vers ton besoin de célébrer ton émerveillement.

Quand tu es confronté à la maladie ou à l’épreuve,
Quand tu perds ta liberté d’action et ton autonomie,
tu te sens anéanti et dépossédé de toi-même…
Ne te laisse pas engloutir par la souffrance et la déprime !
Ecoute tes émotions t’alerter sur l’appel au lâcher-prise
et sur ton besoin d’expérimenter une nouvelle forme de liberté.On t’a dit parfois que les émotions sont une faiblesse et qu’il faut les taire…
Ne t’étonne pas alors, quand tu ne les écoutes pas,
d’entrer en stress, en déprime ou en violence…

Car tes émotions sont ta boussole,
dans toutes les circonstances de ta vie…
Sans faire appel au mental,
elles t’orientent vers les vraies valeurs et t’alertent sur les impasses,
parce qu’elles portent les messages de tes vrais besoins…

Ne t’enferme pas dans les mots que j’ai écrits ni dans les ressentis que j’ai nommés :
ajoute les tiens, continue mon texte avec les événements et les émotions que tu traverses,
et les besoins qu’elles te révèlent…

Accueille tes émotions, décode leur message,
et seulement ensuite accorde ton mental aux émotions, 
pour trouver les chemins et les moyens de satisfaire tes besoins vitaux.

Ainsi va la vie, la vraie vie, accessible à chacun !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
11 novembre 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Téléchargez ce texte en PDF : TXT-Emotions-Boussole

Ecouter vraiment

J’AI BESOIN DE PARLER, VEUX-TU M’ÉCOUTER ?

Une amie est en train d’élaborer son projet professionnel. Elle reçoit plusieurs propositions d’emploi qui correspondent à ses aspirations. Toutes ont des avantages et des inconvénients,
et elle hésite, car elle voudrait que son choix lui permette de vivre ses valeurs et ses aspirations.


Lorsqu’elle m’en parle, je lui demande si elle a partagé ses interrogations avec ses proches. Elle me répond aussitôt : « Je ne préfère par leur en parler maintenant car ils vont tous me répondre en fonction de leurs interprétations et de leurs peurs, et me donner des conseils à partir de ce qu’ils feraient à ma place. »

Je lui dis alors :
« Tu as entendu la première question que je t’ai posée quand tu m’as parlé ?
Je t’ai dit : Et toi, qu’est-ce que tu ressens ? Comment tu reçois ces propositions ? »
Elle me répond aussitôt :
« C’est pour cela que c’est à toi que j’en parle, car je sais que tu vas d’abord écouter,
et que tes questions vont m’aider à préciser ce qui reste flou en moi. »
J’ajoute alors :
« Après t’avoir écoutée, je t’ai dit que je ressentais la même chose que toi sur certains points et tu m’as dit que ça t’a confortée.
Sur d’autres points je t’ai renvoyé des questions, sans te dire mon avis,
et c’est toi-même qui a clarifié ta pensée :
je n’ai pas eu besoin de te donner quelque conseil que ce soit. »
Elle me dit alors :
« oui, mais tes questions m’ont permis de clarifier ma pensée
et de poser les choix que j’avais à faire de façon plus juste. »

TU NE M’ÉCOUTES PAS…

Si tu es préoccupé de la réponse à me donner …
car tu te centres sur toi, plus attentif à ta réponse qu’à ce que je te dis…
et donc tu ne m’écoutes plus vraiment !

Si tu me donnes ton avis…
car tu interprètes ma parole à partir de toi, de ton expérience, de tes choix, de tes peurs…
et donc tu mets sur mon nez tes lunettes qui ne sont pas ajustées à ma vue !

Si tu me donnes des conseils…
car j’ai l’impression que tu m’imposes tes solutions, à partir de toi,
sans chercher à me comprendre, sans prendre en compte mes valeurs et mon histoire…
et donc tu me conduis là où tu voudrais que j’aille sans me laisser faire mon chemin !

Si tu veux m’aider…
tu vas chercher des solutions pour moi, remuer ciel et terre pour résoudre mon problème.
C’est gentil de ta part… mais j’attends plutôt que tu soutiennes mes initiatives,
et que tu m’aides à croire en moi et en mes capacités de m’en sortir…
Sinon tu risques d’être fier de toi et de ce que tu as fait pour moi,
et de me laisser dans une posture d’assisté qui me rend dépendant de toi et des autres !

UNE ÉCOUTE ACTIVE

Quand il exprime ses émotions, il clarifie ses besoins…
Ses mots, ses hésitations, ses sourires ou ses larmes expriment ses émotions
en les « sortant de lui », il évite de s’y noyer et il les canalise :
il va pouvoir activer ses émotions et s’en servir pour faire ses choix…

En parlant, il clarifie sa pensée…
Pour pouvoir parler, il doit penser, s’interroger,
exprimer ses interrogations, nommer ses peurs, préciser ses valeurs…
Tes questions vont lui permettre d’aller plus loin, d’aller explorer les flous :
il va pouvoir activer sa capacité à analyser les situations, à ajuster sa posture…

Dans la confiance que lui offre ton écoute, il ose…
Il sait que tu peux tout entendre sans juger,
il sait que, ne lui imposant aucun conseil, il reste libre et autonome,
il sait que tes questions, même parfois décapantes,
ont pour seul but de l’accompagner vers le meilleur de lui…
Il peut alors oser aller explorer ses zones d’ombre et ses évitements :
il va pouvoir activer la lumière qu’il porte en lui et la confiance en lui…

Ensuite seulement, dans le dialogue,
tu pourras échanger avec lui,
écouter ses stratégies et ses choix,

lui en proposer d’autres si nécessaire,
évaluer ensemble les meilleures,

chercher les informations complémentaires,
nommer les intérêts et les risques,

accueillir les gains et les pertes de tout choix…

Tu n’es pas le pilote qui marche devant
pour indiquer la route,
Tu es l’accompagnateur qui marche derrière lui
pour veiller sur lui quand il cherche son chemin.

Une personne que j’écoute actuellement me disait ces jours ci :
« Maintenant je ne suis plus seule, et je peux apprendre à m’aimer moi-même ! »

Une écoute active…
Parce que ton écoute aura activé sa liberté d’être et d’agir !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
4 juin 2019.
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Se former à l’écoute active à La Réunion en 2019 :
CLIQUEZ ICI 
et inscrivez-vous sans tarder !

BIENVEILLANCE: s’engager à construire

Je ne parle pas de cette fausse bienveillance du « tout l’monde il est beau ! Tout l’monde il est gentil » ni de l’attitude béate qui enferme dans une illusion de soi-disant gentillesse !

Je parle de la bienveillance « rapport de force » où la vigilance au bien engage à injecter des énergies de respect, de justice, de libération et de solidarité pour construire par chacune de nos attitudes un monde plus humain et pour refuser de pactiser avec tout ce qui détruit la personne et pourrit les relations.

Le texte proposé ici est un interview réalisé par une journaliste de la revue « Eglise à la Réunion » en mai 2018. Il garde son caractère oral et la dynamique du dialogue, parfois au détriment d’une langue française parfaite et de quelques précisions et nuances que vous saurez ajouter vous mêmes.

Vous pouvez télécharger et lire ce texte en cliquant ici

La bienveillance : un choix exigent

Bienveillance : ce mot a parfois mauvaise presse 
quand il évoque
« tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »…
Comme si la bienveillance devait nous faire
tout accepter et tout pardonner…
Comme si comprendre nous conduisait nécessairement
à accepter l’inacceptable et à nous taire…
Comme si la bienveillance consistait
à excuser les déviances jusqu’à accepter d’être victime…

La bienveillance est une « veillance »,
c’est-à-dire une veille attentive, une vigilance…
Une vigilance au bien…

Dans notre part sauvage,
nous répondons à l’agression par l’agression ou par la violence,
au mal subi par le mal agi, à la blessure par la vengeance,
à la misère par le terrorisme…
Nous en connaissons les dégâts
et nous savons que cela ne fait qu’aggraver les choses…

Dans notre part bienveillante,
nous allons choisir d’établir un autre rapport de force :
une vigilance et un engagement à ne répondre au mal que par le bien…
à répondre à l’injustice par une combat pour la justice…
à répondre à la violence par la solidarité et la réaffirmation de la loi…
à répondre au reproche non par d’autre reproches,
mais par l’affirmation de mes choix et de mes limites…

La bienveillance est un rapport de force
basé sur le respect de soi et de l’autre,
sur le consentement à la différence et au désaccord,
sur l’investissement parfois onéreux
pour négocier et prendre en compte les intérêts de chacun.
sur une vigilance à ne pas identifier l’autre à son erreur ou à ce qui nous énerve,
mais à chercher derrière l’erreur ses ressources, ses capacités et sa richesse…

La bienveillance est un choix exigeant !
Je sais que je peux être malveillant, et c’est pour cela que je choisis la bienveillance.
Je refuse de répondre à la malveillance de l’autre par ma propre malveillance.
Je refuse explicitement toute compromission avec les actes destructeurs,
mais je choisis de porter sur la personne qui pose ces actes
un regard bienveillant qui croit en un changement possible et en ses ressources,
Seul un regard bienveillant qui distingue la personne de ses actes
est capable de désarmer…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
février 2018
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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Délicatesse

à toi, « Marie », si délicate…

Un objet fragile et précieux à manipuler avec délicatesse…
Une plaie à désinfecter avec délicatesse…
Une fleur au parfum délicat…
Une question délicate à traiter…
Une personne en délicatesse face à une situation…

Délicatesse : s’approcher sans précipitation, avec légèreté
pour prendre l’objet, soigner la plaie, sentir la fleur, faire le tour de la question…

Délicatesse : prendre soin avec précaution et douceur
centré sur la fragilité, la douleur, l’odeur, la complexité, les enjeux, les risques…

Délicatesse : légèreté, sensibilité et prévenance
pour rejoindre l’autre là où il est,
pour être tout entier adapté et ajusté à lui, en canalisant mes affects

Délicatesse : être soi, humble et confiant à la fois
pour apprivoiser ma peur de casser, de faire mal,
d’aller trop vite ou de ne pas tout comprendre…

Délicatesse : prendre le temps d’établir la confiance avec l’autre
pour accueillir et apprivoiser sa peur, son stress, ses émotions…

Délicatesse : respecter inconditionnellement la personne
pour marcher à ses côtés, à son pas et à son rythme, dans la direction qu’il a choisie…

Délicatesse : ouvrir des perspectives avec finesse et subtilité
reformuler, relancer, questionner…
pour qu’il puisse entende les messages de son être intérieur…

Délicatesse : accompagner fraternellement
soutenir sa démarche, ses avancées et ses reculs,
sa recherche des solutions qui lui conviennent à lui…

Délicatesse : grâce et gratuité
donner sans attendre de retour, accueillir sans prendre, se nourrir de gratitude…

Délicatesse : aimer sans condition
aimer l’autre pour ce qu’il est, apprécier son parfum unique et original,
et me réjouir de son bonheur…

Délicatesse : s’aimer aux croisements de nos diversités
déguster l’harmonie de nos échanges et de nos partages,
goûter la beauté d’une relation fragile et forte,
concilier nos différences en ressources complémentaires,
au gré des évènements et des désaccords,
accepter d’être toujours en chantier pour construire ensemble l’inouï et l’inattendu…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
janvier 2018

Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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Comment aider ?

Dans des formations à l’écoute, je propose souvent aux participants ce petit jeu : quelqu’un que vous connaissez vient vous dire : « Ma voiture est en panne, sans doute à cause des bougies. Je suis contrarié. Je vais consulter mon garagiste. Si seulement j’étais expert en mécanique ».

Et je demande aux participants : « Que répondriez-vous spontanément à cette personne ? » Et voici quelques-unes des réponses fréquentes : « Veux-tu que je regarde d’où vient la panne ? » ou « Je connais quelqu’un qui est mécanicien et te réparera ça ! » ou « Tu as raison, va chez le garagiste ! » ou « Je peux t’emmener quelque part » ou « Je n’y connais rien mécanique je ne peux pas t’aider » ou « moi non plus je ne suis pas expert en mécanique… » ou « Ne t’inquiète pas, ce n’est pas si grave ! »

En analysant ces réponses spontanées, nous constatons qu’elles sont toutes gentilles et veulent aider la personne… mais aussi que ces réponses parlent d’abord de nous : ce que nous pouvons faire pour lui, ce que nous ferions à sa place…

Mais au fait, pourquoi cette personne vient-elle nous dire cela ? Qu’est-ce qui la contrarie ? De quoi a-t-elle besoin ? En relisant ce qu’elle nous dit, nous constatons qu’il n’y a pas de précisions, ni de demande précise. Alors généralement, chacun y va de son interprétation : « il a peur que la réparation coûte cher »… « il est contrarié parce qu’il ne sait pas d’où vient la panne… ou parce qu’il est en train de rater un rendez-vous important… ou parce qu’il a oublié son téléphone et ne peut pas appeler son garagiste… ou encore il a seulement besoin de parler, il se sent nul de ne pas pouvoir se sortir tout seul de cette situation… » Mais toutes ces interprétations ne parlent encore une fois que de nous, et rien de ce qu’il nous a dit ne nous permet de vérifier qu’elles sont justes !

Alors qu’est-ce qui contrarie cette personne ? De quoi a-t-elle besoin ? Force est de constater qu’il ne nous l’a pas dit… Et nous, nous avons tous une solution à lui donner, sans rien savoir de ce qui le contrarie vraiment et de ce dont il a besoin !!! Cette solution proposée parle d’abord de nous, de ce que nous savons ou pouvons faire pour lui… Certes nous avons été gentils avec lui, mais nous ne l’avons pas écouté !

Cette attitude est si fréquente quand nous voulons aider l’autre ! Avec toute notre bonne volonté nous lui proposons nos propres solutions, sans prendre le temps d’accueillir ce qui le contrarie et ses besoins. Ou bien avec générosité, nous nous préoccupons de ce que nous pouvons faire pour lui plutôt que de nous préoccuper d’abord de sa contrariété à lui et de sa demande. Nous croyons l’apaiser et le rassurer en lui disant : « Ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave » sans savoir si c’est grave pour lui ni ce qui est grave.

La bonne solution est simple : elle consiste à lâcher notre réflexe de trouver tout de suite la solution : comment trouverions-nous la bonne solution tant que nous ne connaissons pas ce qui fait problème pour lui ? Il s’agit de se « décentrer » en accueillant l’autre tel qu’il est, en écoutant vraiment ce qu’il dit et pas seulement ce que nous entendons, en lui demandant les précisions nécessaires au lieu de nous lancer dans nos interprétations. Et pour ce faire, deux questions toutes simples et fondamentales :

  • « Qu’est-ce qui te contrarie ? qu’est-ce que ça te fait ? » La plupart du temps en effet, nos difficultés ne viennent pas de ce qui s’est passé mais de la manière dont nous avons réagi : les faits ne sont que des déclencheurs de nos réactions. Et devant le même fait, l’un va réagir avec humour, l’autre avec inquiétude, un troisième avec agressivité… Même si la réaction émotionnelle de l’autre vous surprend et vous paraît démesurée, accueillez-la sans la prendre sur vous, laissez-le mettre ses mots sur sa contrariété : il n’y a pas encore de solution trouvée, mais il est déjà apaisé et rassuré parce qu’il a pu vider son trop plein d’émotion ! Il va pouvoir regarder le problème avec une meilleure distance, il va être plus apte à trouver la bonne solution…
  • « De quoi as-tu besoin ? » Lui seul sait de quoi il a vraiment besoin. Et c’est ce besoin insatisfait qui a déclenché sa réaction et sa contrariété. Souvent il ne réussira à nommer ce besoin que lorsqu’il aura pu « vider » cette contrariété. Une fois son vrai besoin exprimé, vous aurez alors tout loisir de chercher avec lui la manière de satisfaire ce besoin… Et si vous-même n’avez pas la capacité ou la possibilité de répondre à son besoin, vous pourrez alors lui proposer de transmettre le relais à une personne disponible ou compétente…

Essayez ces deux questions… Essayez de vous « décentrer » de cette manière : vous verrez que vous y gagnerez en compréhension et en efficacité. Et que l’autre sera tellement fier d’avoir retrouvé ses moyens, grâce à votre accueil !

Carl ROGERS (le grand psychologue américain du développement centré sur la personne et de l’empathie) parlait de l’écoute centrée sur soi où j’interprète tout à partir de mes points de repère à moi, où  je n’écoute pas vraiment l’autre tellement je suis préoccupé par ce que je peux faire pour lui… Dans cette écoute centrée sur moi, je me pose souvent en sauveur, soumettant l’autre à emprunter mes propres chemins pour sortir de ses problèmes… ou bien je fuis car j’ai trop peur de ne pas savoir, de ne pas pouvoir, de ne pas vouloir…

Carl ROGERS prônait au contraire l’écoute centrée sur l’autre où je me « décentre » vers l’autre, dans une attitude d’écoute et d’accueil de ce qu’il vit, de la manière dont il le vit, et où je cherche à accompagner l’autre à la découverte de ses ressources propres, pour qu’il soit acteur de la solution de son problème…

Maintenant, comprenez-vous pourquoi je préfère remplacer le mot « aider » par le mot « accompagner » ?

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
mars 2017

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Des rencontres sincères et vivifiantes

Nous nous plaignons souvent des difficultés relationnelles… Je vous propose ici de chercher ou de nommer les rencontres sincères ou vivifiantes, celles où nous sommes pleinement nous-mêmes quand nous partageons avec l’autre.

Une fois n’est pas coutume, j’utilise quelques citations. Ne vous contentez pas d’admirer les textes, mais cherchez quels noms d’amis vous pouvez mettre à côté de chacune de ces phrases. Demandez-vous aussi si vos amis pourraient mettre votre nom à côté de l’une ou l’autre de ces phrases… Résistez au dénigrement de vous-mêmes ou de vos amis qui vous ferait dire : « c’est trop beau pour moi » ! Et si vous ne trouvez pas de noms à mettre à côté de ces phrases, mettez-vous en quête : il y a autour de chacune et chacun de nous des amis potentiels, et des relations à construire, sincères et vivifiantes…

« L’intimité, c’est de pouvoir déposer des rêves et des projets dans les possibles de l’autre,traverses-meme-faisceau-lumiere-209x300 avec l’espoir d’en réaliser quelques-uns ensemble. »
« La véritable intimité est celle qui permet de rêver ensemble avec des rêves différents. » (Jacques Salomé)

« Entre le plus possible dans l’âme de celui qui te parle. » (Marc Aurèle)

« Tu sais ce que c’est la tendresse ?
C’est toucher avec respect l’âme de l’autre. » (Facebook)

« D’âme à âme… » (P.L.)

« Traversés du même faisceau de lumière… » (M.T.)

« J’observe que les gens qui sortent transformés sont souvent étonnés de cette évolution,  que tu peux amener des individus et un groupe très loin dans leur intérieur. C’est vraiment beau ce que tu tricotes avec les fils de vie. (…)
Tu as une capacité rare, qui se perd de nos jours, celle de propulser les autres vers le haut, et ce sans forcément chercher ton intérêt. (…) Tu as la capacité de percevoir le potentiel chez l’autre et de l’aider à le développer… Tu as les mots, une sorte de sagesse… » (D.P.)

« Il y a des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie et qui ne vous apportent rien. Qui ne vous éclairent pas, ne vous nourrissent pas, ne vous donnent pas d’élan. Encore heureux quand ils ne vous détruisent pas à petit feu en se suspendant à vos basques et en vous suçant le sang.
Et puis…
Il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi heure, et changent le cours de votre vie.
Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissiez à peine, vous vous êtes rendu léger, légère, au rendez-vous et pourtant, quand vous les quittez, ces gens étonnants, vous découvrez qu’ils ont ouvert une porte en vous, déclenché un parachute, initié ce merveilleux mouvement qu’est le désir, mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous même et vous étonner. Vous ne serez plus jamais vermicelle, vous danserez sur le trottoir en faisant des étincelles et vos bras toucheront le ciel… »
(© Katherine Pancol – Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Albin Michel. 2010)

Chacun de nous peut vivre de telles rencontres et construire de telles relations…
A condition…
de renoncer à perdre notre énergie dans les lamentations et le dénigrement…

de choisir ou d’accueillir ceux ou celles qui ne manqueront pas de se présenter…

L’exigence de la sincérité, du respect, de la confiance… réciproques et partagés !
Jusqu’au jour où nous pouvons dire :
« Nous ne nous sommes pas rencontrés par hasard » (P.L.)

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
octobre 2016

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