Archives de catégorie : AFFIRMATION DE SOI

Arrête de vouloir lui faire comprendre !

Tu m’écris ce soir : « Il faut que je lui fasse comprendre…
Pourtant j’ai essayé mais rien n’y fait. »
Et tu as perdu ton énergie pour rien !

Cela nous arrive si souvent…
de vouloir faire comprendre à l’autre…
de vouloir convaincre…
de vouloir « faire passer le message »…
Par tous les moyens possibles,
nous revenons à la charge
autant de fois que nécessaire…
et toujours sans résultat…
Parfois même, notre volonté de faire comprendre
ne fait qu’aggraver l’incompréhension et tendre la relation…

Il est urgent de consentir au fait que
personne ne peut jamais rien faire comprendre à l’autre !

C’est comme en cuisine : il est de la responsabilité du cuisinier de chercher peut-être quels sont les goûts des invités, de choisir des bons produits et de trouver une bonne recette, d’assaisonner au mieux son plat… mais ce n’est pas lui qui peut forcer l’autre à manger et à apprécier…

Chacun de nous a le mauvais souvenir d’invitations où la cuisinière voulait vous forcer à manger davantage en ajoutant : « Pourquoi tu n’e reprends pas ? Ce n’est pas bon ce que je t’ai préparé ? Et nous aurions dû manger pour faire plaisir à la cuisinière au risque de nous rendre malades…

De même dans la relation :
si tu veux que l’autre écoute et accueille ce que tu dis,
ne cherche pas d’abord à lui faire comprendre ou à le convaincre,
mais interroge-toi d’abord sur ce qu’il peut entendre,
adapte ton discours à sa « langue » à lui,
essaye de t’exprimer avec clarté…
Si tu fais cela, tu as fait le travail d’adaptation à l’autre nécessaire.
Mais ton travail s’arrête là :
il lui revient à lui d’accepter ou non d’entendre puis de comprendre :
lui seul décide de ce qu’il laisse entrer en lui !

Alors comment faire dans les situations d’incompréhension ?
Comment faire quand l’autre ne veut pas nous entendre ?
D’abord renoncer à vouloir qu’il comprenne.
Mais ne pas renoncer à nous affirmer
:
pouvoir dire ce que nous ressentons ou ce que nous voulons
clairement et sans jugement ni agressivité,
en parlant de nous et pas de l’autre,
en faisant en sorte qu’il entende, sans attendre qu’il accepte.

Tu me parlais de ce garçon qui voulait que tu tombes dans ses bras, alors que rien ne t’attire vers lui… Et tu cherchais à lui faire comprendre qu’il perdait son temps.

Arrête donc de vouloir lui faire comprendre…
Ne lui parle pas de lui, mais ose lui parler de toi :
ose lui dire que tu n’es pas intéressée par ses attentes à ton égard,
et que tu ne répondras plus à ses demandes.

Si tu peux t’affirmer sans agressivité,
tu te sentiras déjà mieux, même s’il n’accepte pas.
alors que si tu t’acharnes à vouloir lui faire comprendre,
tu t’énerves davantage et tu perds ton énergie pour rien.
Ce qui dépend de toi, c’est de pouvoir dire en parlant de toi,
en énonçant ton choix et ta posture.
Il ne dépend pas de toi que l’autre accepte de te comprendre.
Tu n’as pas le pouvoir de changer l’autre,
tu as seulement le pouvoir d’être toi-même
, cohérent avec tes valeurs.

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
5 août 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Comment sortir de la peur ?

Quand la peur te prend, elle risque vite de t’envahir…
Elle te stresse… elle te tétanise… elle t’empêche de vivre…
Tu t’identifies à ta peur… Tu interprètes tout à travers ta peur..
Et tu deviens ta peur… Ta peur « bouffe » ton envie, ton désir, ton énergie…

Pour en sortir, accueille ta peur…
Et comme je l’écrivais dans un article précédent,
demande lui de quoi elle parle : nos peurs parlent toujours
de quelque chose de précieux que nous sentons en danger.

Demande-toi quel est le danger que cette peur te signale
Ton intégrité, ta fragilité, ta fatigue mises à mal ?
Tes désirs et tes besoins non respectés ?
Tes valeurs exposées et bafouées ?
Ton amour blessé ?

Alors ne laisse pas ta peur t’envahir,
remercie là de t’avoir donné le signal du danger,
et concentre toi sur ce qui est en danger en toi.
Au lieu de céder à la peur du danger,
cherche comment protéger

ton intégrité, tes valeurs, tes désirs et tes besoins, ton amour…

Hier j’ai eu envie de faire une randonnée dans le cirque de Salazie. Envie de découvrir un très beau paysage, tout en sachant que le chemin était raide et difficile… Et voici que mon envie a commencé à être attaquée par ma peur : est-ce prudent de prendre seul ce chemin difficile à mon âge ? J’arriverai à monter, mais la descente sera difficile… Peur de me lancer…

Une personne que je venais de rencontrer me disait qu’elle avait eu très peur sur ce chemin… Et sa peur commençait à nourrir la mienne… jusqu’à ce qu’elle raconte que sa peur venait d’une chute récente… et que je découvre qu’elle avait marché avec des baskets à semelles lisses sur un chemin glissant et sans bâtons pour s’assurer… Elle avait peur, non parce que le chemin était dur, mais parce qu’elle elle n’avait pas pris soin de protéger sa fragilité…

J’oscillais déstabilisé entre mon envie et ma peur. J’ai décidé de ne pas me laisser arrêter par ma peur, d’aller en voiture au départ de la randonnée et de voir sur place : au lieu de me laisser aveugler par la difficulté du chemin, je me suis mis à l’écoute de moi . J’ai alors fait l’inventaire de tout ce que j’avais pour me protéger : des chaussures anti-dérapantes, des bâtons, des genouillères… J’ai vérifié que mon téléphone était connecté dans ce secteur et que je pourrais appeler en cas de besoin. Je l’ai retiré de ma poche où je risquais de le perdre en cas de chute et je l’ai mis dans mon sac à dos. J’avais deux litres d’eau dans mon sac à dos et un paquet d’amandes pour les petites faims. En faisant tout cela, ma peur s’estompait car je me protégeais.

J’ai donc décider de gravir ce chemin difficile, me rendant très vite compte que mes protections étaient nécessaires à ma sécurité. J’ai continué à prendre soin de moi en me disant que j’étais là pour le plaisir, pas pour la performance, et que je restais à l’écoute de moi-même. Au bout d’un certain temps, j’ai commencé à sentir la fatigue et à me dire que j’avais besoin de forces pour redescendre dans ce sentier très rocailleux et glissant par endroits. J’ai donc décidé de m’arrêter et de m’apprêter à redescendre, non sans profiter du paysage. Et sans être déçu de ne pas aller au bout, parce que je restais à mon écoute. Je me suis dit alors que je reviendrais un jour avec des amis et qu’ensemble, veillant les uns sur les autres, nous irions probablement au bout.

Je suis redescendu lentement en assurant mon pas. En fin de parcours, j’ai ressenti de la fierté d’avoir dépassé ma peur en me protégeant, et donc sans prendre de risques inconsidérés, en me respectant moi-même dans mes désirs et dans mes limites.

Si tu cèdes à la peur, elle t’envahit et t’empêche de vivre ton désir…
Si tu écoutes ta peur comme un signal qui parle de ce qui est précieux pour toi,
tu l’apprivoises en prenant les moyens concrets de te protéger…
En prenant soin de toi.
Comme tu te protèges en mettant une ceinture en voiture…
Comme tu te protèges ta maison avant un cyclone…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
5 août 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Précieuses peurs

Le rejet… L’infidélité…
Tu ne les supportes pas…
Tu en as trop souffert jadis,
dans ton histoire familiale et amoureuse…

Alors tu as peur…
Tous les retards ou les silences de l’autre,
tu les interprètes à travers ta peur et ta méfiance :
« Et s’il ne voulait plus de moi ? »
« Et s’il me trompait ? »

Et tu questionnes ton partenaire…
Tu cherches sans relâche, car tu as besoin de savoir…

Ton amour aimait veiller sur lui…
Ta peur te conduit à le surveiller…
Et la peur peut tuer l’amour…

Cette peur et cette méfiance ne viennent pas de lui,
mais de ta propre histoire…
Tu regardes ton/ta partenaire
à travers les lunettes déformantes de ton histoire blessée….

Ce n’est plus lui ou elle que tu vois…
Tu vois tes projections sur lui, sur elle,
en portant sur lui le regard triste et inquiet
de tes blessures d’enfance
ou de tes échecs amoureux précédents…

Et si tu prenais momentanément de la distance ?
Pas forcément avec lui ou elle, mais avec ta manière de le regarder…
Pour lâcher ta posture de surveillance…
Pour lâcher l’autre et te recentrer sur toi…
Pour explorer tes peurs et leurs origines…
Pour dénouer les nœuds qu’elles ont laissés en toi…
Pour laver ton regard obscurci par tes blessures…

Comment faire me demandes-tu ?
Accueille tes peurs, mais sans t’y noyer…
Regarde-les en face, sans te laisser envahir…
Et cherche, au travers de ces peurs,
ce qui est si précieux et qu’elles veulent protéger…

Peur d’être rejeté ?
Ce n’est que l’envers de ton besoin
d’être accueilli tel que tu es, d’être aimé sans condition…
C’est peut-être aussi le signe
de ta difficulté à t’aimer toi-même

Peur de l’infidélité ?
Ce n’est que l’envers de ton besoin
d’un amour merveilleux et sans condition,
d’une complicité et d’un don réciproque sans ombre…
C’est peut être aussi le signe
de ton besoin d’être toujours plus fidèle à tes valeurs

Oui tes peurs ne sont que la face obscure
de tes besoins et de tes désirs,
de tes valeurs précieuses et non négociables :
tu veux être aimée telle que tu es, sans condition,
tu veux aimer dans la confiance totale.

Alors remercie tes peurs
de t’avoir conduit jusqu’à tes précieuses valeurs…
Et reconnecte-toi à tes valeurs !              

Tu avais peur d’être rejeté ?
Lâche les reproches que tu te fais
et la culpabilité où tu te rejettes toi-même…
Et reconnecte-toi à toi-même :
Accueille-toi telle que tu es…
Apprends à t’aimer toi-même…
Nomme tes ressources, apprivoise tes loups…
Prends les moyens de changer ce qui ne te convient pas
et de réparer tes éventuelles erreurs…

Tu avais peur d’être rejeté ?
Lâche sans règlement de compte
celles et ceux qui veulent se servir de toi à leur seul profit…
Vas à la rencontre de personnes de confiance,
de celles et ceux qui savent t’écouter
et t’accueillir tel que tu es…

Tu avais peur de l’infidélité ?
Lâche tes compromissions avec ce qui atteint tes valeurs…
Lâche tes fuites et tes silences :
sous prétexte de préserver la relation, ils t’intoxiquent…
Et reconnecte-toi à toi-même,
fidèle indéfectiblement à tes valeurs…
Investis ton énergie dans ce divin que tu portes en toi
plutôt que de la perdre dans la rancœur sur l’autre…
Ose dire non à ce qui te détruit
pour pouvoir dire oui à tes choix, à tes espoirs, à tes projets…

Tu avais peur de l’infidélité ?
Lâche celles et ceux qui te laisseront toujours insatisfait
parce que leurs valeurs ne s’harmonisent pas avec les tiennes…
Lâche tes illusions que ton amour pourrait les transformer,
car personne ne peut changer l’autre à la force du poignet…
Et reconnecte à toi à ton besoin de fidélité…
Investis ton énergie pour la construire
avec des personnes qui ont la même exigence…

Apprends à construire ta fidélité
au fil de l’amour partagé,
au fil des bonheurs dégustés et des épreuves traversées,
au fil des erreurs et des tensions réparés jusqu’au pardon…

Tes peurs ne t’envahissent plus…
Elles ne reviennent que comme un signal
t’invitant à  te reconnecter à toi-même,
à te réaccorder à l’autre,
et à traverser les imprévus de la vie
en réajustant sans cesse ta fidélité à toi et à l’autre…

La fidélité absolue est un idéal jamais définitivement atteint…
L’amour merveilleux que tu vis est le chemin de la fidélité…
Et le bonheur n’est pas à fin de ce chemin…
Le bonheur est le chemin !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
11 juillet 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Sortir des lamentations
pour vivre libre !

Je vous sens en grande souffrance
suite à des épreuves relationnelles lourdes
dont vous avez été victime.

Je ne sais pas dans quelle région du monde vous vivez,
mais j’espère que vous avez pu trouver autour de vous
des personnes accueillantes et à l’écoute de votre souffrance :
car il est toujours important de pouvoir dire, parce que les mots soulagent…

Mais je vous invite aussi à faire attention :
parfois nous répétons sans cesse ce qui nous a blessés…
et plus nous le répétons, et plus nous nous faisons mal…

Quand vous répétez sans cesse,
c’est comme si vous aviez une plaie infectée
et que vous passiez votre temps à mettre vos doigts dedans…
Ça ne fait qu’envenimer la blessure…

Plus vous exprimez que vous êtes victime,
et plus vous vous enfoncez dans votre douleur…
Plus vous « ruminez » les trahisons et les blessures,
et plus vous intoxiquez…

Alors que faire ?
Toujours parler pour vider le trop plein…
Car seuls les mots peuvent désinfecter les blessures du cœur…
Parler sans « ruminer » en vous-même…

Parler à quelqu’un qui peut vous écouter
et chercher avec vous comment sortir de la souffrance,
comment trouver et accueillir ce qui est beau,
ce qui est beau en vous, ce qui est beau dans le monde…

Et puis surtout apprendre que le bonheur et le malheur
ne viennent pas de ce que les autres vous disent ou vous font !

La source du bonheur est en vous, au cœur de vous,
dans vos capacités à aimer, à créer, à vous réjouir,
à choisir ce qui est bon pour vous, à dire non à ce qui vous intoxique…
Alors vous pouvez choisir d’accueillir dans vos relations ce qui est bon pour vous !

Et l’évitement du malheur est en vous aussi,
en apprenant à vous protéger des agressions :
comme notre corps se protège du soleil avec un chapeau,
et du froid avec un pull-over,
comme un boxeur se protège en mettant un casque et des gants…
Alors vous pouvez enfin vous protéger devant l’agressivité…

Se protéger de ce qui blesse, et choisir ce qui est bon…
Ça s’apprend…
Je souhaite que vous trouviez autour de vous les « outils »
pour sortir des lamentations et pour aller vers la vraie vie…

Bien cordialement
Marc

Ecouter vraiment

J’AI BESOIN DE PARLER, VEUX-TU M’ÉCOUTER ?

Une amie est en train d’élaborer son projet professionnel. Elle reçoit plusieurs propositions d’emploi qui correspondent à ses aspirations. Toutes ont des avantages et des inconvénients,
et elle hésite, car elle voudrait que son choix lui permette de vivre ses valeurs et ses aspirations.


Lorsqu’elle m’en parle, je lui demande si elle a partagé ses interrogations avec ses proches. Elle me répond aussitôt : « Je ne préfère par leur en parler maintenant car ils vont tous me répondre en fonction de leurs interprétations et de leurs peurs, et me donner des conseils à partir de ce qu’ils feraient à ma place. »

Je lui dis alors :
« Tu as entendu la première question que je t’ai posée quand tu m’as parlé ?
Je t’ai dit : Et toi, qu’est-ce que tu ressens ? Comment tu reçois ces propositions ? »
Elle me répond aussitôt :
« C’est pour cela que c’est à toi que j’en parle, car je sais que tu vas d’abord écouter,
et que tes questions vont m’aider à préciser ce qui reste flou en moi. »
J’ajoute alors :
« Après t’avoir écoutée, je t’ai dit que je ressentais la même chose que toi sur certains points et tu m’as dit que ça t’a confortée.
Sur d’autres points je t’ai renvoyé des questions, sans te dire mon avis,
et c’est toi-même qui a clarifié ta pensée :
je n’ai pas eu besoin de te donner quelque conseil que ce soit. »
Elle me dit alors :
« oui, mais tes questions m’ont permis de clarifier ma pensée
et de poser les choix que j’avais à faire de façon plus juste. »

TU NE M’ÉCOUTES PAS…

Si tu es préoccupé de la réponse à me donner …
car tu te centres sur toi, plus attentif à ta réponse qu’à ce que je te dis…
et donc tu ne m’écoutes plus vraiment !

Si tu me donnes ton avis…
car tu interprètes ma parole à partir de toi, de ton expérience, de tes choix, de tes peurs…
et donc tu mets sur mon nez tes lunettes qui ne sont pas ajustées à ma vue !

Si tu me donnes des conseils…
car j’ai l’impression que tu m’imposes tes solutions, à partir de toi,
sans chercher à me comprendre, sans prendre en compte mes valeurs et mon histoire…
et donc tu me conduis là où tu voudrais que j’aille sans me laisser faire mon chemin !

Si tu veux m’aider…
tu vas chercher des solutions pour moi, remuer ciel et terre pour résoudre mon problème.
C’est gentil de ta part… mais j’attends plutôt que tu soutiennes mes initiatives,
et que tu m’aides à croire en moi et en mes capacités de m’en sortir…
Sinon tu risques d’être fier de toi et de ce que tu as fait pour moi,
et de me laisser dans une posture d’assisté qui me rend dépendant de toi et des autres !

UNE ÉCOUTE ACTIVE

Quand il exprime ses émotions, il clarifie ses besoins…
Ses mots, ses hésitations, ses sourires ou ses larmes expriment ses émotions
en les « sortant de lui », il évite de s’y noyer et il les canalise :
il va pouvoir activer ses émotions et s’en servir pour faire ses choix…

En parlant, il clarifie sa pensée…
Pour pouvoir parler, il doit penser, s’interroger,
exprimer ses interrogations, nommer ses peurs, préciser ses valeurs…
Tes questions vont lui permettre d’aller plus loin, d’aller explorer les flous :
il va pouvoir activer sa capacité à analyser les situations, à ajuster sa posture…

Dans la confiance que lui offre ton écoute, il ose…
Il sait que tu peux tout entendre sans juger,
il sait que, ne lui imposant aucun conseil, il reste libre et autonome,
il sait que tes questions, même parfois décapantes,
ont pour seul but de l’accompagner vers le meilleur de lui…
Il peut alors oser aller explorer ses zones d’ombre et ses évitements :
il va pouvoir activer la lumière qu’il porte en lui et la confiance en lui…

Se former à l’écoute active
à La Réunion en 2019 : CLIQUEZ ICI
et inscrivez-vous sans tarder !

Ensuite seulement, dans le dialogue,
tu pourras échanger avec lui,
écouter ses stratégies et ses choix,

lui en proposer d’autres si nécessaire,
évaluer ensemble les meilleures,

chercher les informations complémentaires,
nommer les intérêts et les risques,

accueillir les gains et les pertes de tout choix…

Tu n’es pas le pilote qui marche devant
pour indiquer la route,
Tu es l’accompagnateur qui marche derrière lui
pour veiller sur lui quand il cherche son chemin.

Une personne que j’écoute actuellement me disait ces jours ci :
« Maintenant je ne suis plus seule, et je peux apprendre à m’aimer moi-même ! »

Une écoute active…
Parce que ton écoute aura activé sa liberté d’être et d’agir !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
4 juin 2019.
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

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Un atelier-formation pour
développer La CONFIANCE EN SOI


Aller chercher la confiance « au cœur de soi »

Développer la CONFIANCE EN SOI

pour mieux vivre nos relations
personnelles et professionnelles


OBJECTIFS : Un atelier-formation ouvert à tous

  • Faire grandir ma confiance en moi… Oser m’exprimer…
  • Oser être moi-même au milieu des autres…
  • Pouvoir vivre mes valeurs et faire mes choix librement…
  • Trouver ma place dans ma famille, dans la société et le monde…
CONTENU : un atelier-formation fait d’exercices pratiques
  • Aller chercher en moi LA CONFIANCE EN MOI
    Des exercices et outils pour partir à la recherche de nos ressources et de nos pépites
    Enraciner ma confiance en moi en  partageant mes ressources avec les participants
  • Accueillir FREINS, DOUTES, PEURS… et les traverser jusqu’à nos PÉPITES
    Nommer, accueillir, traiter ce qui m’empêche d’avoir confiance en moi…
    Sans jugement ni culpabilité… Traiter et se libérer
  • Vivre LA CONFIANCE EN MOI AU MILIEU DES AUTRES
    Agir : s’affirmer ET s’adapter… Retourner chez moi enrichi, conforté, encouragé…
    ancré en moi pour continuer la route…
ORGANISATION


DATES : samedi 31 août et dimanche 1er septembre 2019 de 8h45 à 16h30

LIEU : à St BENOIT
Nous pouvons aussi venir animer cet atelier PRES DE CHEZ VOUS à d’autres dates.
Contactez vos amis et contactez-nous pour constituer un groupe de 8 à 12 participants.

INSCRIPTION URGENTE ! téléchargez ici la fiche d’inscription

RENSEIGNEMENTS :
contactez Marc THOMAS par mail ou par tél : 0693 419 662

Je ne m’aimais pas !

Marie me raconte ce moment difficile qu’elle vient de vivre : dans un moment de méditation, elle se voit entrer dans un couloir qui descend vers une sorte de cave.

Au début, elle voit au mur des photos de tout ce qu’elle fait dans sa vie personnelle et professionnelle pour « faire du bien aux autres » et vivre ses valeurs. Mais au fur et à mesure qu’elle descend dans ce couloir, il y a de moins en moins de photos et de plus en plus d’ombre… Puis plus du tout de photos et elle arrive en bas dans une obscurité qui la déstabilise et lui fait peur. Et Marie commente tristement : « tu vois, j’arrive au fond de moi, c’est enténébré, il n’y a rien, je ne suis rien… C’est pour cela que je ne m’aime pas. »

Pour ma part, j’entends autre chose : Marie se multiplie en actions et en relations bienveillantes, d’autant plus qu’elle ne s’aime pas elle-même… Comme pour se prouver qu’elle est quand même capable d’agir et de faire du bien autour d’elle, alors qu’elle ne « vaut » rien à ses propres yeux. Ses activités sont belles comme les photos du haut du couloir, mais elles masquent le vide intérieur de quelqu’un qui a été longtemps dévalorisée et qui ne s’aime pas elle-même, jusqu’à ne pas savoir qui elle est.

Alors je dis à Marie : « en arrivant au fond de toi, dans ce fond qui ressemblait à une cave noire et vide, tu as ressenti ton vide intérieur et tu t’es accusée d’être toi-même obscure et inexistante à tes propres yeux.

J’ai envie de te partager une autre lecture : à la surface, il y avait les photos colorées de tes actions, mais tu n’es pas restée en surface, dans les activités que tu fais et dans le personnage social que tu as composé … Pour la première fois peut-être, tu as osé descendre dans tes profondeurs enténébrées… Pour la première fois peut-être, tu es allée dans cet espace inconnu et profond où tu ne discernes rien encore, à tel point qu’il te paraît vide. Pour la première fois, tu oses aller « au cœur de toi » et regarder en face non plus ce que tu fais, mais ce que tu es. »

Marie est surprise et heureuse de ma lecture. Elle me dit : « alors oui, c’est la première fois que je vais « au cœur de moi », et peu importe si c’est vide, car je sais qu’il y a des gens qui m’aiment, et je sais aussi que le Dieu auquel je crois m’aime. Donc même si je ne suis rien, je suis aimée et cela doit me suffire. »

Dans cette remarque de Marie, je vois une fausse piste : « certes, Marie, il y a des personnes qui t’aiment, et le Dieu auquel tu crois est un Dieu d’amour… Oui tu es aimée ! Mais si tu es descendue au cœur de toi, ce n’est pas pour te raccrocher à l’amour des autres qui vient de l’extérieur. Si tu es descendue dans ton obscurité, c’est pour te découvrir toi-même et pour t’aimer toi-même ! »

« Oui, me dit Marie, mais en moi c’est tout noir, et c’est vide… il n’y a rien à aimer ! »

Je fais alors appel à l’expérience de la nuit que nous avons tous : « quand tu vas dans un lieu obscur, tu ne vois rien, tu as peut-être un peu peur, tu n’as plus rien à dire ni à décrire, et le silence remplace tes paroles… Mais si tu restes dans le noir un moment en étant attentive, les yeux et les oreilles ouverts, petit-à-petit tes yeux vont s’habituer à l’obscurité et discerner des ombres, des formes, peut-être même une toute petite source de lumière…

Tes oreilles vont entendre le moindre petit bruit, tes joues vont ressentir un souffle, tes narines vont sentir l’humidité ou la sécheresse et la moindre petite odeur… Tes mains vont explorer les murs ou les objets que tu ne vois pas encore, tes pieds vont ressentir la moindre aspérité du sol. »

« Si tu restes là à écouter, à ressentir, à accueillir, tous tes sens vont découvrir que cet espace que tu croyais vide est habité, que cette obscurité te laisse voir des formes, un espace… »

Marie n’est plus dans la peur de l’obscurité ni dans la tristesse du vide. Elle me dit : « C’est la première fois que je vais au cœur de moi, et la pipelette que je suis n’a plus rien à dire… Dans ce silence, il me reste à écouter, à ouvrir les yeux, à accueillir… Cet espace que je croyais vide, je veux le découvrir et l’habiter…

Je veux l’aménager, avec mes goûts à moi. Je ne veux pas y afficher les actions que je fais pour les autres, ni même l’amour que les autres me portent… Je veux y peindre les couleurs de mon cœur et de mon âme, je veux y être ce que je suis. »

Marie vient de se rencontrer elle-même. Elle ne voit pas encore et il lui reste à découvrir ses couleurs et ses harmoniques, à s’apprivoiser avec des parts d’elle-même qu’elle va découvrir pas à pas. Marie peut enfin s’aimer elle-même.

Elle remontera bien vite vers la surface et retrouvera ses photos et toutes ses activités de personne engagée au cœur du monde. Mais elle sera transformée quand elle les retrouvera : car en remontant à la surface, elle gardera « au cœur de soi » tout ce qu’elle aura mis en lumière de ses propres profondeurs et des pépites de son être intérieur… Elle regardera le monde avec un autre regard car il se reflétera dans son monde intérieur.

Marie continuera sa vie d’avant, mais ses paroles et ses attitudes seront habitées de sa pépite intérieure. Elle reprendra la parole, mais sans se noyer dans les détails car elle aura acquis une juste distance qui lui permettra de suggérer plus que d’expliquer. Elle continuera ses activités, mais sans s’identifier à ses actions, car elle existera d’abord à travers ce qu’elle est et non à travers ce qu’elle fait… Elle retrouvera les personnes qui l’aiment et aussi son Dieu, mais dans la liberté et l’échange réciproques et non dans l’attente qu’ils viennent combler ses vides… Elle sera elle-même, au coeur du monde.

L’histoire de Marie n’est-elle pas aussi un peu celle de chacun de nous ?
N’hésite pas à la réécrire avec tes mots, tes ressentis, tes découvertes…
Et si tu es dans la descente enténébrée et vide, n’oublie pas que ta pépite y est cachée…

Alors dans ta vie, tu pourras transformer le titre de cet article comme Marie vient de le faire dans le dernier message qu’elle m’a adressé : «  J’ai découvert l’amour de moi ! »
« Je ne vois pas encore ce qu’il y a au cœur de moi, mais je sais que nous ne pouvons pas donner ce que nous n’avons pas. Alors, puisque je sais donner de l’amour autour de moi, cet amour doit être au fond de moi et c’est de l’amour que je vais découvrir en moi ! »

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
12 avril 2019. Ecrit et publié avec l’accord de « Marie »
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

En situation difficile, commence par prendre soin de toi

En situation difficile,
nous nous laissons souvent emporter par la peur, par la colère, par l’agressivité…
Un imprévu désagréable, un reproche entendu, un désaccord exprimé…
et nous voici submergés par ces événements extérieurs qui envahissent tout notre espace. Nous risquons d’en rajouter en racontant à qui veut l’entendre
à quel point nous sommes victimes.
Et plus nous racontons, et plus nous faisons grossir l’avalanche…
Ou bien nous élargissons la plaie ouverte
et y versons l’acide de nos récriminations et de nos plaintes…

Si tu fais une randonnée en montagne et que tu te blesses contre un rocher,
vas-tu passer ton temps à récriminer contre ce rocher ?
Tu vas plutôt prendre soin de ta plaie, la désinfecter, la protéger, et reprendre ta marche.

De même, en situation difficile,
plutôt que de t’acharner sur l’événement ou la personne qui t’ont blessé,
commence par prendre soin de toi, par prendre soin de ce qui est touché en toi,
même si cela exige de différer momentanément le traitement du problème.

Il y a une manière très simple de prendre soin de toi en situation difficile :
elle consiste à t’appliquer à toi-même les 4 étapes de la Communication Non Violente.
On a parfois fait de ces quatre étapes une méthode ou une grille théorique.
Utilise-les plutôt comme 4 étapes d’un soin de bien-être.

Etape préliminaire : lâche l’autre, et occupe toi de toi !

Etape 1 : Prends soin non de ce que l’autre a fait, mais de ce que tu as perçu.
Remémore-toi ce que tu as vu et entendu.
Peut-être n’as-tu pas tout vu, mais seulement une image, un regard qui t’a choqué…
Peut-être n’as-tu pas tout entendu, mais peut-être un mot, une phrase qui t’a blessé…
Cette image, ce regard, ces mots, tu les as pris pour toi, tu les as laissés entrer en toi,
alors qu’ils appartenaient aux événements et aux personnes qui les ont exprimés.
rends-leur la responsabilité de leurs expressions,
sans agressivité, simplement pour t’en dégager et t’en libérer…

Etape 2 : accueille ce que tu ressens
comme sensations, comme ressentis, comme sentiments…
De la peur, de la colère, de la peine, du rejet… ?
D’habitude tu transformes ces ressentis en reproches ou en jugements
en accusant l’autre d’en être la cause.
Mais un autre que toi aurais ressenti autre chose devant les mêmes événements.
Ces ressentis ne parlent que de toi, de ce que ça te fait,
et les événements n’en sont que les déclencheurs.
Ecoute donc en toi…
Derrière cette peur, il y a quelque chose de précieux que tu veux protéger…
Derrière ta colère, il y a tes limites de l’insupportable et tes valeurs…
Derrière la peine et la déception, il y a des espoirs à réaliser…
Derrière le rejet, il y a ton besoin légitime d’être aimé…
Derrière tous ces ressentis douloureux,
cherche la pépite précieuse, l’amour, l’espoir… et le meilleur de toi !

Etape 3 : accueille tes besoins.
En accueillant tes ressentis,
tu es déjà sur le chemin de la prise en compte de tes besoins à satisfaire.
Nomme-les ces besoins :
repos, respiration, sérénité, protection…
relations authentiques, solidarité, confiance en l’autre, amitié, amour…
estime, valorisation, confiance en soi…
épanouissement, bien-être, réussite, réalisation de toi…
Ces besoins sont les tiens, toi seul est responsable de les satisfaire.
Si tu attends toujours de l’autre qu’il satisfasse tes besoins,
tu te soumets à lui ou tu le soumets à toi,
et tu vis dans la dépendance en lui remettant les clefs de ton bien-être.

Voilà, tu as pris soin de toi.
Tu as relu les événements et tu as peut-être élargi le champ de ta perception
en découvrant des éléments que tu n’avais vu au premier regard…
Tu as accueilli et canalisé tes ressentis
en découvrant ce qu’ils exprimaient de précieux en toi…
Tu as repris en main la satisfaction de tes besoins
et la responsabilité de ton bien-être…
Déjà tu te sens mieux, calmé, détendu,
fatigué peut-être d’avoir lâché la pression, d’avoir lâché-prise…
Tu pourras alors dans quelques moments passer à l’étape suivante.

Etape 4 : tu peux donc maintenant retourner vers le monde et la vie quotidienne :
l’événement douloureux n’est plus l’arbre qui cache la forêt,
et tu sors de cette épreuve renforcé pour mieux affronter les suivants…
Tu peux aussi maintenant retourner vers l’autre et prendre soin de la relation.
Tu peux écouter et accueillir sa perception et ses ressentis différents des tiens…
entendre ses besoins sans te sentir obligé de les satisfaire…
Et vous pouvez ensemble maintenant chercher des solutions à votre différend.
Il s’agit de demandes à exprimer pour la satisfactions de vos besoins,
de propositions à élaborer ensemble pour reprendre la relation ou la collaboration,
de limites à exprimer, voire de refus à nommer sans agression pour restaurer la sécurité…
Autant d’éléments d’une négociation qui permettent de trouver une nouvelle dynamique.

On nous a parfois fait croire que c’était de l’égoïsme de prendre soin de soi !
Je ne parle pas bien sûr de l’enfermement sur soi qui relègue et rejette…
Bien au contraire, prendre soin de soi est la condition sine qua non
de la qualité de notre présence au monde,
et de l’établissement de relations authentiques et durablement sereines.

En situation difficile, commence toujours par prendre soin de toi !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
Ecrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Des LAMENTATIONS au DÉSIR

Tu viens de m’écrire :
« Aujourd’hui je n’ai plus de force, de courage.
Je me retrouve à tout devoir recommencer et je n’en peux plus. 

 J’ai lu qu’on est responsable de ce qui nous arrive,
mais pourrais je un jour avoir une vie stable et heureuse ? » 

 

Tu arriveras à avoir une vie stable et heureuse
quand tu transformeras tes larmes, tes regrets et tes lamentations
en désir, en envie, en recherche active de ce qui te manque.

Comment faire ? Quand tu pleures,
accueille tes larmes et prends soin de toi, mais pas n’importe comment !

Tu ne prends pas soin de toi
quand tes larmes donnent naissance à des récriminations,
à de la rancœur, à des accusations sur l’autre ou sur toi !
En te lamentant, tu ne fais que jeter de l’huile sur le feu ou mettre de l’acide sur ta plaie…

Tu prends soin de toi
quand tu interroges tes larmes, ta tristesse ou ta colère et quand tu leur demandes :
« Qu’est-ce qui me manque vraiment ? De quoi j’ai envie ?
Qu’est-ce qui serait bon pour moi ? »

Prendre soin de toi quand tu es triste ou en colère
de la même manière que tu prends soin de tes amis quand tu les invites.
Tu te dis : « Qu’est-ce que je vais leur faire à manger ? Qu’est-ce qu’ils aiment ?
Qu’est-ce que je sais bien faire et que j’ai envie de leur faire goûter ? »

D’abord tu cherches ce qu’ils aiment, et tu exprimes tes envies et tes désirs…
Ensuite tu vas chercher les ingrédients nécessaires…
Puis tu les cuisines pour donner vie à ce que tu as désiré…

Toi aussi, quand tu pleures,
demande-toi ce que tu aimerais avoir, ce que tu aimerais être, ce que tu aimerais vivre.

Ensuite, vas chercher en toi et dans le monde les ingrédients de ton bonheur
pour les cuisiner à ta manière… et pouvoir goûter la vie !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
26 janvier 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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Ose être toi-même

Chantal disait l’autre jour :
«  J’ai voulu correspondre à ce que les autres attendaient de moi.
Et je me suis effacée, et je me suis perdue… »

La tristesse l’accompagnait, et la lumière s’était éteinte…
Tout était gris dans sa vie !

 

Tu es un visage unique dans le grand puzzle des humains…
Tu es une pièce unique dans le grand vitrail de l’humanité.
Chaque pièce a sa forme et sa couleur, chacune est unique…
A vouloir être comme tout le monde,
tu chercherais à rendre le vitrail symétrique et monocolore,
alors que la beauté du monde est dans sa diversité chatoyante…
Laisse ta lumière intérieure traverser toutes les fibres de ton être !
Ose être toi-même, pour enrichir le monde de ce que toi seul reflète…

Oser être soi-même… mais comment faire ?
D’abord m’accueillir, tel que je suis
sans rêver d’être autre…
M’accueillir avec tout ce qui résonne en moi…
M’accueillir et m’accepter tel quel…

Mais comment faire pour m’accueillir et m’accepter ?
D’abord, lâche la tête et toutes ses injonctions : « je devrais… il faudrait… »
Lâche la tête et tous ses jugements, sur toi et sur les autres,
et toutes les comparaisons toujours incongrues quand on est unique…

Ecoute tes ressentis, tes émotions, tes rêves, tes envies…
Eux seuls parlent de toi, du vrai toi…
Ne cherche pas trop vite quoi en faire ou comment faire…
D’abord écoute-les comme on écoute un concert polyphonique…
Regarde-les comme on contemple un tableau ou un paysage…
Et puis déguste-les comme on goûte un bon gâteau ou un vin précieux…
Si tu es habité de ces ressentis et de ces rêves, c’est que tu es capable d’en vivre !

Dans ce que tu vas accueillir,
peut-être y a-t-il aussi des blessures, des amertumes, des aigreurs,
et même une part de toi que tu exècres…

Alors que faire de tout cela que je n’aime pas en moi ?
Accueille tout cela aussi depuis le bord du rivage, sans y plonger ni t’y noyer !
Sans jugements ni lamentations, ni résolutions volontaristes.

Ces amertumes et ces aigreurs sont souvent l’inverse de ce que tu désires…
Cherche derrière ce que tu exècres les pépites enfouies ou emprisonnées
Cherche derrière les blessures des parts précieuses de toi,
atteintes par des événements de ton histoire,
à désinfecter et cicatriser.
Prends soin de toi :
désinfecte en mettant des mots sur tes maux, sans jugement,
simplement en exprimant ce que tu ressens, jusqu’à cicatriser.

Et puis ose vivre ce que tu es,
avec tes richesses et tes limites,
avec tes ressources et tes manques…
Il y aura toujours des gens pour te juger ou te freiner.
Mais en prenant soin de toi, et en développant la confiance en toi,
tu découvriras qu’il n’est pas nécessaire de te battre contre eux,
mais seulement d’être toi, sans chercher à les convaincre ni à leur plaire.
Tu découvriras même que ce qu’ils disent
ne parle que d’eux et ne t’atteint plus.

Plus tu seras toi-même, plus tu découvriras émerveillé
des regards attentifs, des cœurs aimants,
des relations saines où chacun pourra mêler sa lumière à la lumière de l’autre…

Car il n’est possible à personne
de créer des relations saines et constructives
sans commencer par être soi-même…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
20 janvier 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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