Archives de catégorie : Assertivité

Arrête de vouloir lui faire comprendre !

Tu m’écris ce soir : « Il faut que je lui fasse comprendre…
Pourtant j’ai essayé mais rien n’y fait. »
Et tu as perdu ton énergie pour rien !

Cela nous arrive si souvent…
de vouloir faire comprendre à l’autre…
de vouloir convaincre…
de vouloir « faire passer le message »…
Par tous les moyens possibles,
nous revenons à la charge
autant de fois que nécessaire…
et toujours sans résultat…
Parfois même, notre volonté de faire comprendre
ne fait qu’aggraver l’incompréhension et tendre la relation…

Il est urgent de consentir au fait que
personne ne peut jamais rien faire comprendre à l’autre !

C’est comme en cuisine : il est de la responsabilité du cuisinier de chercher peut-être quels sont les goûts des invités, de choisir des bons produits et de trouver une bonne recette, d’assaisonner au mieux son plat… mais ce n’est pas lui qui peut forcer l’autre à manger et à apprécier…

Chacun de nous a le mauvais souvenir d’invitations où la cuisinière voulait vous forcer à manger davantage en ajoutant : « Pourquoi tu n’e reprends pas ? Ce n’est pas bon ce que je t’ai préparé ? Et nous aurions dû manger pour faire plaisir à la cuisinière au risque de nous rendre malades…

De même dans la relation :
si tu veux que l’autre écoute et accueille ce que tu dis,
ne cherche pas d’abord à lui faire comprendre ou à le convaincre,
mais interroge-toi d’abord sur ce qu’il peut entendre,
adapte ton discours à sa « langue » à lui,
essaye de t’exprimer avec clarté…
Si tu fais cela, tu as fait le travail d’adaptation à l’autre nécessaire.
Mais ton travail s’arrête là :
il lui revient à lui d’accepter ou non d’entendre puis de comprendre :
lui seul décide de ce qu’il laisse entrer en lui !

Alors comment faire dans les situations d’incompréhension ?
Comment faire quand l’autre ne veut pas nous entendre ?
D’abord renoncer à vouloir qu’il comprenne.
Mais ne pas renoncer à nous affirmer
:
pouvoir dire ce que nous ressentons ou ce que nous voulons
clairement et sans jugement ni agressivité,
en parlant de nous et pas de l’autre,
en faisant en sorte qu’il entende, sans attendre qu’il accepte.

Tu me parlais de ce garçon qui voulait que tu tombes dans ses bras, alors que rien ne t’attire vers lui… Et tu cherchais à lui faire comprendre qu’il perdait son temps.

Arrête donc de vouloir lui faire comprendre…
Ne lui parle pas de lui, mais ose lui parler de toi :
ose lui dire que tu n’es pas intéressée par ses attentes à ton égard,
et que tu ne répondras plus à ses demandes.

Si tu peux t’affirmer sans agressivité,
tu te sentiras déjà mieux, même s’il n’accepte pas.
alors que si tu t’acharnes à vouloir lui faire comprendre,
tu t’énerves davantage et tu perds ton énergie pour rien.
Ce qui dépend de toi, c’est de pouvoir dire en parlant de toi,
en énonçant ton choix et ta posture.
Il ne dépend pas de toi que l’autre accepte de te comprendre.
Tu n’as pas le pouvoir de changer l’autre,
tu as seulement le pouvoir d’être toi-même
, cohérent avec tes valeurs.

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
5 août 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

Des LAMENTATIONS au DÉSIR

Tu viens de m’écrire :
« Aujourd’hui je n’ai plus de force, de courage.
Je me retrouve à tout devoir recommencer et je n’en peux plus. 

 J’ai lu qu’on est responsable de ce qui nous arrive,
mais pourrais je un jour avoir une vie stable et heureuse ? » 

 

Tu arriveras à avoir une vie stable et heureuse
quand tu transformeras tes larmes, tes regrets et tes lamentations
en désir, en envie, en recherche active de ce qui te manque.

Comment faire ? Quand tu pleures,
accueille tes larmes et prends soin de toi, mais pas n’importe comment !

Tu ne prends pas soin de toi
quand tes larmes donnent naissance à des récriminations,
à de la rancœur, à des accusations sur l’autre ou sur toi !
En te lamentant, tu ne fais que jeter de l’huile sur le feu ou mettre de l’acide sur ta plaie…

Tu prends soin de toi
quand tu interroges tes larmes, ta tristesse ou ta colère et quand tu leur demandes :
« Qu’est-ce qui me manque vraiment ? De quoi j’ai envie ?
Qu’est-ce qui serait bon pour moi ? »

Prendre soin de toi quand tu es triste ou en colère
de la même manière que tu prends soin de tes amis quand tu les invites.
Tu te dis : « Qu’est-ce que je vais leur faire à manger ? Qu’est-ce qu’ils aiment ?
Qu’est-ce que je sais bien faire et que j’ai envie de leur faire goûter ? »

D’abord tu cherches ce qu’ils aiment, et tu exprimes tes envies et tes désirs…
Ensuite tu vas chercher les ingrédients nécessaires…
Puis tu les cuisines pour donner vie à ce que tu as désiré…

Toi aussi, quand tu pleures,
demande-toi ce que tu aimerais avoir, ce que tu aimerais être, ce que tu aimerais vivre.

Ensuite, vas chercher en toi et dans le monde les ingrédients de ton bonheur
pour les cuisiner à ta manière… et pouvoir goûter la vie !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
26 janvier 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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Ose être toi-même

Chantal disait l’autre jour :
«  J’ai voulu correspondre à ce que les autres attendaient de moi.
Et je me suis effacée, et je me suis perdue… »

La tristesse l’accompagnait, et la lumière s’était éteinte…
Tout était gris dans sa vie !

 

Tu es un visage unique dans le grand puzzle des humains…
Tu es une pièce unique dans le grand vitrail de l’humanité.
Chaque pièce a sa forme et sa couleur, chacune est unique…
A vouloir être comme tout le monde,
tu chercherais à rendre le vitrail symétrique et monocolore,
alors que la beauté du monde est dans sa diversité chatoyante…
Laisse ta lumière intérieure traverser toutes les fibres de ton être !
Ose être toi-même, pour enrichir le monde de ce que toi seul reflète…

Oser être soi-même… mais comment faire ?
D’abord m’accueillir, tel que je suis
sans rêver d’être autre…
M’accueillir avec tout ce qui résonne en moi…
M’accueillir et m’accepter tel quel…

Mais comment faire pour m’accueillir et m’accepter ?
D’abord, lâche la tête et toutes ses injonctions : « je devrais… il faudrait… »
Lâche la tête et tous ses jugements, sur toi et sur les autres,
et toutes les comparaisons toujours incongrues quand on est unique…

Ecoute tes ressentis, tes émotions, tes rêves, tes envies…
Eux seuls parlent de toi, du vrai toi…
Ne cherche pas trop vite quoi en faire ou comment faire…
D’abord écoute-les comme on écoute un concert polyphonique…
Regarde-les comme on contemple un tableau ou un paysage…
Et puis déguste-les comme on goûte un bon gâteau ou un vin précieux…
Si tu es habité de ces ressentis et de ces rêves, c’est que tu es capable d’en vivre !

Dans ce que tu vas accueillir,
peut-être y a-t-il aussi des blessures, des amertumes, des aigreurs,
et même une part de toi que tu exècres…

Alors que faire de tout cela que je n’aime pas en moi ?
Accueille tout cela aussi depuis le bord du rivage, sans y plonger ni t’y noyer !
Sans jugements ni lamentations, ni résolutions volontaristes.

Ces amertumes et ces aigreurs sont souvent l’inverse de ce que tu désires…
Cherche derrière ce que tu exècres les pépites enfouies ou emprisonnées
Cherche derrière les blessures des parts précieuses de toi,
atteintes par des événements de ton histoire,
à désinfecter et cicatriser.
Prends soin de toi :
désinfecte en mettant des mots sur tes maux, sans jugement,
simplement en exprimant ce que tu ressens, jusqu’à cicatriser.

Et puis ose vivre ce que tu es,
avec tes richesses et tes limites,
avec tes ressources et tes manques…
Il y aura toujours des gens pour te juger ou te freiner.
Mais en prenant soin de toi, et en développant la confiance en toi,
tu découvriras qu’il n’est pas nécessaire de te battre contre eux,
mais seulement d’être toi, sans chercher à les convaincre ni à leur plaire.
Tu découvriras même que ce qu’ils disent
ne parle que d’eux et ne t’atteint plus.

Plus tu seras toi-même, plus tu découvriras émerveillé
des regards attentifs, des cœurs aimants,
des relations saines où chacun pourra mêler sa lumière à la lumière de l’autre…

Car il n’est possible à personne
de créer des relations saines et constructives
sans commencer par être soi-même…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
20 janvier 2019
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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COMMENT FAIRE POUR…
les ateliers « Compétences relationnelles »

Comment faire pour…
RESTER SOI-MÊME
DANS LES RELATIONS AVEC LES AUTRES

Des ateliers pour apprendre à mieux vivre
nos relations personnelles et professionnelles
(voir quelques exemples d’ateliers ci-dessous)

à LA POSSESSION : ouvert à tous !
tous les vendredis de 18h à 20h du 6 septembre au 4 octobre
⇒   téléchargez ici les conditions et la feuille d’inscription

Comment faire pour…
ÊTRE SOI-MÊME ?
  • identifier mes ressources personnelles, mes compétences, mes capacités
  • nommer mes freins et mes échecs et m’en servir pour changer et progresser
  • accueillir et canalise mes émotions et satisfaire mes besoins vitaux
Comment faire pour…
OSER PARLER, APPRENDRE A DIRE ?
  • passer de « la peur de blesser » à « une communication affirmée et bienveillante »
  • me (re)connaître et oser parler de moi (mes ressentis, besoins et demandes)
    et non de l’autre (reproches, jugements…)
  • sortir de la peur de « qu’est-ce que l’autre va penser si je dis ça ? »
Comment faire pour…
ÊTRE BIENVEILLANT QUAND ON N’EST PAS D’ACCORD ?
  • passer de « convaincre à tout prix » à « accueillir et valoriser les divers points de vue »
  • sortir du « J’ai raison, tu as tort », pour accueillir l’autre différent et m’affirmer
  • négocier en cherchant ensemble des solutions nouvelles et créatives
Comment faire pour…
RENONCER AUX REPROCHES ET AUX JUGEMENTS SANS SE TAIRE ?
  • sortir des jugements ou de la peur d’être jugé et oser dire sans agressivité
  • Transformer les paroles-poisons en paroles-relations
  • Passer du « tu qui tue » au « Je qui affirme »
Comment faire pour…
ÉCOUTER ET ACCUEILLIR L’AUTRE TOUT EN RESTANT SOI-MÊME ?
  • passer des « interprétations centrées sur nous » à « l’empathie centrée sur l’autre »
  • Ecouter – accueillir avec empathie « le cœur de l’autre » :
    ce qu’il ressent, ce dont il a besoin
  • Accompagner l’autre dans sa recherche de solutions plutôt que donner nos solutions
Comment faire pour…
DÉSAMORCER L’AGRESSIVITÉ ET S’EN PROTÉGER ?
  • quitter  «  l’attaque ou la fuite » pour se protéger et traiter les conduites agressives
  • rééduquer ma spontanéité quand je réponds à une parole agressive
  • refuser le jugement et chercher à comprendre ce qui l’a déclenché
Comment faire pour…
QUITTER DÉPENDANCE ET SOUMISSION ?
  • identifier les causes de ma dépendance et de mon attitude soumise
  • identifier les personnes et les contextes où je me sens libre
  • développer la confiance en moi et mes ressources pour guider mes choix de liberté
Etc.

Il s’agit bien de formations professionnelles ou individuelles qui permettent apprentissages et optimisation de nos postures personnelles et relationnelles.

Il s’agit bien d’ateliers qui permettent d’expérimenter par la pratique et de changer nos manières de faire !

Ces propositions sont à la fois indépendantes les unes des autres et complémentaires
Chaque atelier peut durer minimum 2 ou 3 heures ou être développé sur 2 jours
pour des petits groupes ne dépassant pas 12 personnes pour garantir l’interactivité.

Pour les organiser dans votre secteur professionnel ou géographique,
contactez-nous !

Paroles semées en nous…

Des mots qui ne sont
ni des vérités ni des explications
Des paroles jaillies dans l’écoute cœur à cœur
de personnes en quête ou en souffrance…
Des paroles comme des semences à féconder
dans nos vies et dans nos cœurs…

Des mots qui ne prennent sens
qu’en entrant en résonance avec ce que tu es… 
Ne retiens pas tous ces mots…
Ne retiens que ceux qui résonnent en toi…

Et quand ces mots résonnent, ne retiens pas la phrase,
mais écoute ta résonance et ses harmoniques…
Dans cette résonance unique de ton être,
les mots deviennent Parole vivifiante…
Comme une source qui irrigue…


La douleur ne parle pas seulement de ta souffrance ni de la relation toxique ;
la douleur parle aussi de ce qui est beau en toi et qui est blessé…
Concentre-toi sur cette beauté qui t’habite :
tu trouveras les moyens de désinfecter et cicatriser tes plaies….


Ton ego réclame de comprendre… Un temps viendra où tu seras suffisamment à distance pour analyser et comprendre le passé. Aujourd’hui tu es trop « dedans » pour comprendre. Et la compréhension t’emmène souvent vers le jugement de toi-même, ce qui continue de te polluer et t’intoxiquer… Un seul chemin peut te permettre de sortir du mal-être : écoute tes émotions, déchiffre leurs messages, jusqu’à entendre résonner ton vrai besoin au fond de toi….


Tu envies parfois ceux qui apparaissent sûrs d’eux et qui ne doutent jamais…
Parce que toi qui doutes souvent, tu penses ne pas avoir confiance en toi. Eux sont tellement sûrs d’eux qu’ils pensent toujours avoir raison, parfois envers et contre tous…
Je fais l’hypothèse qu’ils ne sont pas sûrs d’eux,
mais qu’au contrainte ils ont peur d’un avis différent qui viendrait les fragiliser…
Alors que toi qui doutes, tu t’interroges, tu écoutes, tu cherches,
tu accueilles
des points de vue différents…
Et petit à petit,
dans cette ouverture sans certitude, mais aussi sans peur,
tu cherches la vérité…
La vérité ne se possède pas, elle se cherche…
Et la foi n’existerait pas sans le doute…


Quand on creuse en soi pour trouver sa pépite,
on remue toujours de la boue avant d’arriver au cœur !


Accueille ta tristesse avec tendresse,
accueille là comme tu accueilles ton enfant quand il est triste,
accueille ta tristesse à toi et console là avec ton désir de devenir toi-même…


Les trous d’air et les turbulences font partie du voyage :
elles n’empêchent pas l’avion d’arriver à bon port !


Ce que tu portes en toi, si tu ne le partages pas, ça te brûle !


L’important n’est pas que des personnes te manquent de respect,
L’important c’est que tu dises non à tous ceux qui te manquent de respect,
et que tu trouves ta source :
elle te dynamisera et te protégera de tous ceux qui veulent t’utiliser à leur seul profit…

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
30 août 2018 – Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

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Toi qui veux CONVAINCRE… essaye de T’AFFIRMER DANS L’EMPATHIE

Qui de nous n’a jamais dit :  « Il faut que je lui fasse comprendre que… »
Tu ne fais jamais rien comprendre à l’autre,
car lui seul sait ce qu’il peut ou veut comprendre !
Tu peux juste lui proposer une explication
la plus claire possible, en t’adaptant à son langage à lui,
en cherchant à rejoindre ses préoccupations ou intérêts…
Comme un adulte adapte son langage à celui d’un enfant
ou aux difficultés d’une personne de langue étrangère…
Comme une maîtresse de maison qui prépare des plats appétissants
en ayant pris soin de connaître les goûts de ses invités…

Qui de nous n’a jamais dit : « je veux leur faire passer le message… »
ce qu’il peut ou veut laisser passer et entrer en lui !
Tu peux juste avoir envie ou besoin de partager quelque chose d’important,
énoncer ton message de façon « appétissante » pour lui,
et prendre soin de lui parler quand il est disponible pour t’écouter…
Ce qui « passe » en lui ne dépend pas de toi !

Qui de nous n’a jamais voulu convaincre l’autre qu’il a tort ?
Dans des relations tendues ou conflictuelles,
nous voulons prouver à l’autre que nous avons raison.
Chacun fait pression pour convaincre l’autre sans l’écouter,
et sans jamais accepter de se laisser convaincre…
Dialogue de sourds !
Et pourtant il est si facile d’expérimenter que deux personnes
qui regardent le même paysage ou le même événement
ne voient pas la même chose…

En regardant la mer,
l’un verra les nuances de bleu,
l’autre verra l’écume des vagues ou le mouvement des flots,
un troisième verra la ligne d’horizon un peu concave…
pendant qu’un quatrième regardera les nuages et le bleu du ciel !

Lequel des quatre a raison, lesquels ont tort ?
Il faut bien tous ces regards pour décrire la mer…
Dans un conflit, il s’agit d’abandonner définitivement qui a tort et qui a raison,
pour le remplacer par : « Je vois ceci… et toi, et toi qu’est-ce que tu vois ? »

Aucun de nous ne voit toute la réalité du premier coup :
chacun sélectionne inconsciemment…
et interprète ce qu’il voit à travers son mental et sa propre histoire…

Plutôt que de prendre nos points de vue partiels pour la vérité,
nous pourrions partager nos points de vue
et nous enrichir du regard des autres.

Loin de vouloir convaincre, chacun peut affirmer son point de vue,
Jusqu’à nous découvrir complémentaires…
Jusqu’à considérer la différence ou le désaccord
comme une ressource pour la coopération.
Certains s’imaginent qu’en cessant de chercher à convaincre,
ils vont devoir se taire. Se taire n’est jamais la solution
Car le silence soumet à l’autre, nous transforme en victimes et en perdants
et déclenche en nous aigreurs et ruminations qui polluent la relation.

 Cesser de vouloir convaincre, pour que chacun puisse s’affirmer…
Ceci suppose que chacun accepte d’écouter l’autre,
et c’est souvent le plus difficile !

L’être humain marche sur deux jambes…
C’est plus facile que d’aller à cloche-pied !
La relation constructive marche aussi sur deux jambes :
l’empathie ET l’affirmation de soi.

L’empathie pour accueillir l’autre tel qu’il est et prendre en compte son avis,
pour consentir au fait qu’il ne voit pas comme moi,
qu’il ne ressent pas comme moi… qu’il n’a pas les mêmes besoins…
L’empathie qui reformule ce que j’ai accueilli de lui en l’écoutant…

L’affirmation de soi pour oser dire ce que je vois et ce que je pense,
ce que je ressens, ce dont j’ai besoin,
ce que je demande, ce que je propose, ce que je refuse…
sans peur du jugement ni de ce que l’autre va penser…

S’il manque l’une des deux, la relation marche à cloche-pied !
Sans empathie, l’affirmation de soi devient domination :
elle impose son point de vue avec rigidité, autoritarisme et jugements.
Sans affirmation de soi, l’empathie devient mièvrerie et soumission,
ou retrait par peur de déplaire à l’autre…

L’empathie et l’affirmation allant de pair font avancer la relation !
A condition de les prendre dans le bon ordre !
Si tu commences par avancer le pied de l’affirmation de toi
l’autre risque de se sentir en danger et de prendre du recul,
parce qu’il ne sait pas encore que tu veux aussi le prendre en compte.
Si tu commences par avancer le pied de l’empathie,
il est probable que l’autre écoutera plus facilement
ton affirmation de toi-même !

Et si l’autre te refuse l’empathie à laquelle tu as droit
et cherche à t’imposer ses prétendues vérités ?
Tu ne lui feras plus de reproches, tu ne rumineras plus…
Tu resteras à la bonne distance de lui,
te protégeant en te centrant sur ton affirmation de toi intérieure…
Car tu sauras que son autoritarisme n’est qu’une faiblesse et une peur :
comme s’il fallait qu’il ait raison envers et contre tout…
Comme s’il voulait tenir debout… sur une seule jambe !
Lequel de vous deux est le plus stable ?

Essaye l’empathie et l’affirmation de toi,
l’empathie POUR l’affirmation de toi :
tu y gagneras beaucoup d’énergies jadis perdues sans résultat,
et tu découvriras que tu te sens bien moins blessé qu’avant !
Tu seras alors dans la vraie bienveillance !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
10 juin 2018
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com

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En souplesse

A l’Etang St Paul, à la Réunion,
une sorte de forêt en bord de mer, habituellement très paisible.
Après la grande tempête Fakir, partout des arbres déterrés,
et des branches arrachées qui jonchent le sol
ou restent suspendues entre ciel et terre.
la forêt est à genoux, dévastée.

Sauf dans la palmeraie : la plupart des palmiers sont debout,
quelques branches sèches ont été arrachées,
mais elles avaient fini leur vie
et la tempête a permis ce toilettage :
la palmeraie est debout avec encore plus de noblesse.

Debout les palmiers aux branches souples :
tordues par le vent, elles plient mais ne rompent pas.

Dévastés les arbres aux branches raides et rigides :
Incapable de se plier, elles cassent sous la tempête.

Et toi, comment es-tu ?
Souple comme le palmier,
tu résistes à la tempête en t’adaptant avec souplesse ?
Ou rigide et raide,
tu casses ou tu « te casses » ?

Face aux contrariétés de la vie,
nous avons souvent tendance à nous crisper, à nous cabrer,
et nous nous raidissons, croyant être ainsi plus forts.
Mais la vie devient un combat permanent,
nous ne vivons plus pour nos valeurs, mais contre tout ce et tous ceux qui nous agressent.
Nous sommes de plus en plus acariâtres, en lutte face aux événements et aux personnes,
et nous nous épuisons à nous raidir face aux vents contraires,
« cassés » jusqu’à l’agressivité, la somatisation, le burn out…

J’apprends la souplesse du palmier…
M’ancrer à l’intérieur de moi, dans la souplesse d’émotions fluctuantes
et la fragilité de mes manques et de mes besoins…
Trouver à l’intérieur de moi mes ressources, mes talents, mes limites,
écouter ce qui sonne juste, désinfecter ce qui est blessé…
En prenant soin de moi, je me suis assoupli,
et j’ai découvert à quel point la vie prend soin de moi.

Avant, un rien m’énervait…
depuis que j’ai cherché mes besoins qui se cachaient derrière ce qui m’énervait,

je suis moins influencé par les aléas de la vie…

J’apprends la souplesse du palmier…
Accueillir les événements comme ils viennent,
sans m’y précipiter tête baissée quand ils m’attirent,
sans me cabrer quand ils m’agressent.
Les recevoir comme un message porteur de sens…
Plutôt que de vouloir tout programmer et formater,
je choisis de m’adapter à la situation avec ce que je suis,
d’y apporter ma contribution, de m’en protéger si nécessaire.
Et je découvre au cœur de cette situation des opportunités inattendues.
Tous les changements de ma vie sont survenus quand, ayant lâché prise, 
j’ai su réagir en restant moi-même et en m’adaptant à la situation.

En 2006, j’avais acheté ma maison en Lorraine,
pensant m’installer dans la maison de mes rêves jusqu’à ma mort.

Je suis parti à la Réunion par hasard au lendemain de cet achat,
sans imaginer un instant que j’allais m’y installer 8 ans après,
sans le moindre regret…

J’apprends la souplesse du palmier…
Me poser dans la relation sans chercher à m’imposer,
sans peur de dire clairement ce que je pense et ce que je propose.
Renoncer au « tu » qui accuse et qui juge,
et choisir le « je » de mes ressentis et de mes limites.
Renoncer au silence des soumissions et des compromissions,
et choisir de pouvoir dire non quand c’est non et oui quand c’est oui.
Renoncer à convaincre pour avoir raison,
et choisir l’expression des points de vue différents pour s’ajuster.
Et passer de la guerre qui détruit au dialogue qui crée et qui construit.

Je suis un grand sensible, et ma sensibilité me conduisait à être agressif…
Je n’imaginais pas un instant qu’un travail sur moi effectué autour de la cinquantaine

allait faire grandir la confiance en moi et, automatiquement, faire baisser l’agressivité.

J’apprends la souplesse du palmier…
Partager avec mes amis et mes proches dans la simplicité et la sincérité
partager ensemble ce que je suis et de ce que nous sommes,
plutôt que de vouloir leur plaire ou prouver ma valeur.
Chercher chez les autres les ressources qui me manquent,
plutôt que jalouser celles et ceux qui ont d’autres talents que moi.
Oser être moi-même, dans le respect de l’autre,
m’affirmer tout en restant à l’écoute
et me protéger en laissant à l’autre la responsabilité de ses critiques.

Ma solitude me conduisait souvent
à attendre des autres plus que ce qu’ils pouvaient me donner.
Depuis que je suis allé chercher en moi ce qui me manquait,

je déguste des relations simples et gratuites où je reçois plus que je ne l’espérais.

Non, non ! Ne croyez pas que je suis arrivé au nirvana !
J’apprendrai jusqu’au dernier jour !
Comme tout être humain et comme vous
j’ai mes difficultés et mes souffrances,
mes pas en arrière et mes freins,
mes ornières et mes péchés mignons…
Mais ces ombres ne font que mettre en valeur la lumière
que je porte en moi, que vous portez en vous.
Et s’il me reste des raideurs, et s’il vous reste des raideurs,
elles peuvent s’assouplir, chaque fois que
nous nous accueillons nous-mêmes au cœur de la vie telle qu’elle vient.

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
14 mai 2018
Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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VOS RÉACTIONS au livre « Au cœur de soi »

« AU CŒUR DE SOI » : Un livre comme un dialogue entre les photos de Patricia Lebon et les textes de Marc Thomas…

Mais aussi un dialogue entre lecteurs et avec les auteurs ! Vos réactions sont les bienvenues ! Envoyez-les par mail à l’adresse :
aucoeurdesoi777@gmail.com et nous les publierons ici !

Au plaisir de ce partage !      Patricia et Marc

 

  • Un slam de Florent : Home sweet home
  • on attend vos autres réactions, en textes, en images…

Deviens ce que tu es

Tout est en toi : comme un diamant enfoui dans la roche,
le diamant de ta pépite, unique et indestructible,
la roche de tes duretés et de tes raideurs…

Cherche derrière ta dureté, écoute-la :
comme la roche pour le diamant, elle protège ta pépite,
ton désir d’extraire la pépite va assouplir tes duretés…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : la lumière et les ténèbres,
cette part lumineuse qui fait ta joie et celle de tes proches,
et cette part sombre qui pourrait t’engloutir… 

Cherche derrière la part sombre, écoute-la :
elle n’est que l’envers de ta part lumineuse,
ce qui te désespère ne parle que de tes espoirs…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : l’audace et la peur,
l’audace qui te fait oser l’aventure d’une vie,
et la peur qui te paralyse ou génère ta violence…

Cherche derrière tes peurs, écoute-les :
elles disent ton désir de protéger ce qui est si précieux
et de réussir la réalisation de tes aspirations…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : la réussite et l’échec,
tes capacités qui te donnent l’élan et la fierté,
tes limites qui te freinent ou te désespèrent…

Cherche derrière tes freins, écoute-les :
tes limites peuvent devenir des forces de progrès,
et l’autre n’est plus rival mais complémentaire…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : l’indépendance et la dépendance,
ta volonté d’être libre et responsable
et ta douleur d’être abandonné, rejeté ou dominé…

Cherche derrière ce rejet ou cette soumission, écoute-les :
ta souffrance crie en silence ton désir d’être toi-même
et d’être respecté, accueilli, aimé…
Et deviens ce que tu es !

Tout est en toi : l’amour et la haine,
ton cœur qui prend soin avec délicatesse,
et ce même cœur blessé qui peut aussi blesser si fort…

 Cherche derrière tes blessures, écoute-les :
ta sensibilité est un joyau à canaliser,
un Amour  fort et fragile essaie de surgir…
Et deviens ce que tu es !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
28 février 2018

Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
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Force fragile

Ces lignes sont pour toi, Marie…
Je me permets de t’appeler comme ça, par discrétion,
mais aussi parce que je sais que tu as des raisons de t’y reconnaître…
Ces lignes sont pour toi, Marie, qui viens de m’écrire :
« Oui… Je me sens encore fragile mais c’est peut-être une chance pour tous !
Je t’ai répondu :  » fragile et forte à la fois… et c’est dans cette alliance des deux que tu peux être toi-même et rayonner de l’amour… » Et je voudrais expliciter ma réponse, pour que ça ne reste pas des mots faciles, mais que ça te permette d’en vivre !

Ces lignes sont pour toi, Marie, mais aussi pour chacune et chacun de nous
qui faisons quotidiennement cette expérience de nos fragilités… et de nos forces !

Fragile OU  fort ?

Ce sont deux opposés qui semblent contradictoires a priori.

Fragilité ou force…
Certains ne valorisent que leur force : ils veulent être les premiers, les plus forts, les gagnants, avec le risque de tout bousculer sur leur passage pour arriver à leurs fins. La force toute seule s’impose, opprime et fait violence.

D’autres se dévalorisent au nom de leurs fragilités : ils se sentent toujours plus petits ou incapables et risquent de développer des stratégies d’échec, parce que la conscience de leurs fragilités empêche l’estime de soi et la confiance en soi.

Corps de chair et d’os
Certains s’imposent de façon rigide, sans discussion possible : ils ressemblent à un squelette à qui il manque la souplesse des articulations et des muscles… Ils ne sont pas à l’abri de se briser au premier obstacle…

Certains s’écroulent au premier souffle ou à la première contradiction, comme une poupée de chiffons à qui il manque une armature pour tenir debout… ou comme une marionnette qui se laisse piloter par d’autres…

Intransigeance et doute
Certains  imposent leurs points de vue comme des vérités indiscutables et refusent toute discussion. Ils pensent qu’ils ont raison, envers et contre tout, et ils apparaissent sûrs d’eux… Le sont-ils vraiment ? N’ont-ils pas plutôt peur de perdre leurs certitudes ? S’ils avaient une vraie confiance en eux, ils accepteraient le dialogue et les avis différents, y trouvant l’opportunité d’élargir leurs connaissance et de renforcer la cohésion…

D’autres n’osent pas s’exprimer, parce qu’ils ont peur de dire des bêtises et d’être jugés par les autres. Ils ont peur d’avoir tort et préfèrent se taire plutôt que d’être rabroués. Est-ce vraiment la peur du jugement des autres qui les fait taire ? ou le déficit d’estime de soi et de confiance en soi ?

Fragile ET fort

Force ET fragilité : ce sont comme les deux extrémités d’un arc qui permettent de tendre la corde et de donner à la flèche son élan. Ce sont les deux pôles opposés de l’arc de nos vies ! S’il manque l’un des deux opposés, il n’y a plus de tension dans la corde, et la flèche de la vie ne décolle pas…

Certains chefs utilisent leur force et leur pouvoir pour écraser leurs subalternes qu’ils regardent de haut. Mais ils fragilisent leur entreprise et ils se fragilisent eux-mêmes en dégradant la motivation et la santé de leurs salariés…

D’autres chefs utilisent la même force et le même pouvoir pour soutenir leurs collaborateurs qu’ils regardent comme des partenaires… Car ils savent que, quel que soit leur pouvoir, ils ne peuvent rien sans l’action et l’initiative de leurs collaborateurs. Ils connaissent l’équilibre fragile entre les enjeux de rentabilité et le respect des personnes. Ceux-là savent qu’en prenant soin de leur bien être et de leurs fragilités, ils se donnent toutes les chances de multiplier les énergies créatrices.

Certains parents et éducateurs exercent leur autorité avec rigueur et sévérité et punissent toutes les fautes, parfois de façon humiliante. Et s’étonnent ensuite du taux d’échec et de délinquance que cette attitude éducative déclenche.

D’autres parents et éducateurs savent que les erreurs sont des occasions d’apprentissage et de progrès et ne ratent pas une occasion de valoriser leurs enfants ou élèves et de leur rappeler qu’ils sont capables de progresser. C’est en accompagnant leurs fragilités qu’ils ouvrent des voies de succès et de confiance en soi.

Heureuses forces qui nous donnent la possibilité de croire en nous et de prendre notre place dans le monde !

Heureuses fragilités qui nous donnent l’énergie de progresser et d’accueillir les soutiens qui nous sont proposés pour dépasser nos obstacles.

Forces fragiles

Vous êtes vous déjà regardés marcher ? Lorsque vous êtes debout, vous tenez sur vos deux jambes, et si vous êtes en bonne santé, vous vous sentez fort et stable, sans risque d’être déstabilisé par le premier coup de vent. Mais pour avancer, il faut vous jeter dans la fragilité de l’équilibre instable, d’une jambe sur l’autre… avec la contrainte supplémentaire de vous adapter aux irrégularités du sol, et le risque de vous tordre un pied. C’est en acceptant cette fragilité que vous avancez !

Avez-vous déjà regardé les pentes du volcan de la Fournaise ? ou le mur qui entoure votre propriété ? Ces roches volcaniques et ces murs sont suffisamment forts pour ne pas vaciller. Mais c’est dans leurs fissures de fragilité que germent les plantes et les fleurs !

Sans nos fragilités, nous serions enfermés dans nos certitudes et envahis de méfiance envers toute personne qui pourrait venir nous affronter. La force toute seule produit le mépris, la peur, la vengeance, la violence.

Dans nos fissures et nos fragilités  nous sommes capables d’appel au secours, de demande de soutien, d’énergie pour dépasser nos limites.

Dans nos fissures et nos fragilités, nous sommes capables de nous serrer les coudes pour avancer ensemble, pour nous dépasser, pour compter les uns sur les autres… Nous sommes capables d’aimer…

Dans nos fissures et nos fragilités, nous sommes capables de confiance en nous et en nos capacités pour affronter les défis… Nos plus grandes fiertés surgissent quand nos fragilités nous ont conduit à oser !

Enfin, nos fissures et nos fragilités nous révèlent ce qu’est la vraie force : non pas la force de nos boucliers et de nos armes qui écrase et qui détruit, mais la force créatrice : celle qui surgit du dedans, celle qui vient du cœur, pour nous tenir debout et nous rendre humain, fort et fragile.

François Mitterrand parlait jadis de « la force tranquille ».
Permettez-moi de proposer aujourd’hui : « la force fragile »

Ma chère Marie…
C’est quand tu accueilles et prends soin de ta fragilité que tu deviens forte !
Ose tracer ta route !

Marc THOMAS, Consultant formateur en « Compétences relationnelles »
décembre 2017

Écrire à l’auteur : mthomas@competences-relationnelles.com
Photo : Patricia Lebon
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